Le christianisme social est une question plus qu’une réponse !

 

_0_487_348Le week-end prochain se tient à Nogent-sur-Marne la nouvelle rencontre des Semaines Sociales de France (SSF). Cette année, une perspective toute particulière, « Chrétiens et engagés – Rencontres du christianisme social », et au cœur de celle-là une réflexion sur les prochaines années / décennies d’utilité sociale et pastorale des SSF et au-delà la question de l’engagement des chrétiens dans la société. Elena Lasida, une des actrices de la rénovation des SSF, partage quelques repères dans La Croix :

Le christianisme social peut être défini comme un processus toujours ouvert, comme un chemin toujours en train de se faire, en direction d’une « terre promise » dont on ne connaît ni la forme ni l’emplacement. […] Le chemin du christianisme social vient de très loin. Des hommes et des femmes, des groupes et des mouvements sont depuis longtemps dans ce chemin. Avec les balises données par la pensée sociale de l’Église, ils ont ouvert des chemins et des espaces qui ont permis, au cours de l’histoire, de mettre en cohérence l’être-au-monde et l’être-chrétien. Ces espaces ont répondu aux besoins d’une époque. Mais le monde est aujourd’hui en pleine mutation, et de nouveaux espaces sont à inventer pour vivre cette cohérence. C’est le moment d’entendre et de mettre en application l’invitation du Pape à « initier des processus plutôt que posséder des espaces ».

Un espace ouvert à la réflexion et à l’engagement de chacun … Le programme de cette belle rencontre à venir (dépêchez-vous, les places deviennent très chères !), c’est par ICI. A découvrir (vite !…) et partager largement (vite aussi!)

Qui sont vraiment les catholiques ?

afficheFullPage_jspz_mediumPèlerin en partenariat avec le journal La Croix et Ipsos publient les résultats d’une enquête sur le catholicisme français dans toutes ses réalités. Parfois réducteur quand il établit des typologies, il rétablit néanmoins quelques vérités bonnes à partager.

Les unes se multiplient sur les « lobbies cathos », le « pouvoir des cathos », le « réveil des cathos »… Selon de nombreux observateurs extérieurs, le profil de ces catholiques « en reconquête » est toujours le même : ils votent à droite, tiennent un drapeau « Manif pour tous » à la main et rêvent de durcir la législation sur l’avortement ou la fin de vie. Certes, ce profil existe, mais il ne représente que 7 % des « catholiques engagés » selon notre sondage.

C’est à retrouver ICI.

 

L’E-exaltation, ou la présence catholique sur Internet vue par France Culture

L’E-exaltationDans l’émission Nouvelle Vague de France Culture, Maylis Besserie s’est aujourd’hui intéressée à la présence des catholiques – le Pape François en tête – sur internet. Parmi les invités de l’émission, l’ami Koz, contributeur du Samaritain.

Le pitch : L’exaltation des émotions, mais aussi des idées et des croyances. Aujourd’hui, c’est l’E-exaltation – l’exaltation de la foi, en particulier catholique, sur Internet – qui va retenir notre attention.

« Je nous accuse, les chrétiens de gauche, de naïveté et de paresse »

Christine Pedotti: "Nous, chrétiens de gauche, avons été naïfs et paresseux"A lire, cette interview de Christine Pedotti, écrivain, journaliste, cofondatrice de la Conférence des Baptisés de France et directrice du mensuel Témoignage Chrétien: « Nous sommes devant une défaite idéologique. Nous pensions que notre cause, si juste et évidente, n’avait pas besoin d’être énoncée. Nous avons cru à l’action, mais n’avons pas explicité ce que nous faisions. Or, l’homme ne vit pas seulement de pain, il vit aussi de parole, nous dit la Bible. Nous avons oublié d’annoncer que la fraternité n’est pas simplement un bon sentiment. C’est le moyen de sauver nos âmes. Je nous accuse, les chrétiens de gauche, de naïveté et de paresse. Nous pensions que nos valeurs tombaient sous le sens. Que voit-on aujourd’hui? Le développement d’un mouvement intitulé “Sens commun”, issu du conservatisme catholique. Voyez à quel point nous sommes dépouillés ! »

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Gauche française et catholicisme

capture-fc« Le récit canonique refait par Julliard trouve en lui-même sa propre objection lorsque l’intéressé constate que ‘les catholiques sociaux, à force d’être sociaux, ont fini par négliger d’être catholiques’. Il doit bien y avoir quelque raison à cela qu’il s’agirait d’examiner avec rigueur. La référence qui est faite, je crois à contre-emploi, au père de Lubac devrait mettre sur la piste de ce qui fut à l’origine d’un dévoiement. Car le grand théologien avait désapprouvé, dès la fin de la guerre, l’évolution d’un courant qui croyait que Vatican II consacrait sa victoire, alors qu’il se précipitait sur une voie d’apostasie.

Mais le désaccord sur l’histoire rebondit sur le désaccord sur le présent. Non, le catholicisme d’affirmation qui renaît aujourd’hui n’a rien à voir avec un repli intégriste. Mais il faudra en discuter plus avant ».

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Des cathos contre Donald Trump ?

cardinal-daniel-dinardo-nouveau-president-conference-episcopale-etats-unis-centre-mgr-jose-gomez-droite-president_0_730_499Contre, pas par hypothèse, mais vigilants à ce qu’il ne fasse pas n’importe quoi. C’est ainsi comme le rapporte La Croix que les évêques américains ont élu à leur tête, mardi 15 novembre, le cardinal Daniel DiNardo, ainsi que Mgr José Horacio Gomez, l’archevêque de Los Angeles, fervent défenseur des migrants aux États-Unis, à la faveur de leur Assemblée plénière. C’est un signal fort par rapport aux provocations migratoires qui ont pu flaire florès pendant la campagne du 45e Président des Etats-Unis d’Amérique. L’occasion aussi de constater la grande attention épiscopale outre-atlantique sur les questions du respect de la vie, et peut-être moins sur les questions de développement durable … En tous cas leur souhait dit en creux d’être une force de réaction aux initiatives que l’administration Trump pourra prendre.

Cette décision fait écho au point de vue de Patrice de Plunkett sur son blog, où notamment il dénonce tour à tour, certes certaines positions d’H Clinton, mais aussi « la machine à expulser les Latinos-Américains », le torpillage programmé de l’ « Obamacare » ou encore le climato-scepticisme de Donald Trump en campagne. A son invite, affaire à suivre …

Crédits photos :  Patrick Semansky/AP

Philippe de Villiers fait campagne

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Philippe de Villiers sait participer à la vie politique sans en avoir l’air, qu’il reçoive Emmanuel Macron en visite au Puy-du-Fou ou qu’il fasse paraître, conformément à un rituel annuel, son essai politique de rentrée. Depuis la parution de son dernier opus mi-octobre, Les cloches sonneront-elles encore demain?, Villiers envahit la scène médiatique, diffuse ses idées, commente la campagne présidentielle. Depuis longtemps déjà, la participation directe au jeu politique n’intéresse plus l’ex-candidat aux présidentielles : c’est sur le terrain des idées qu’il s’emploie à exercer son influence. Avec son dernier ouvrage, portrait d’une France islamisée au bord de la guerre civile, Villiers entend peser dans les débats autour de la crise identitaire, la reconfiguration de la droite et la crise de régime généralisée. Il prépare la France d’après :

Tout cela, plus la révolte de la police, sent la fin de régime. Mais le peuple français se réveillera et sa colère s’exprimera hors des urnes.

Dans la vision binaire développée par Villiers, le catholicisme et la civilisation française ont un rôle premier à jouer face à l’immigration, l’islam et le déclin de la France dans la mondialisation. Mais pour quelle vision du christianisme ? Celle d’une Église sur la défensive, refusant de construire à partir des mutations du monde. Les cloches sonneront-elles demain pour nous inviter à élever le regard, à partir de notre quotidien, ou pour nous rassembler autour des reliques du passé ?

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Emmanuel Macron : « Demanderait-on à des catholiques d’être modérés? Non! »

Emmanuel Macron, dont les idées économiques sont un peu aux antipodes de la doctrine sociale de l’Église, se met à défendre le droit dans Le Journal du Dimanche la visibilité des catholiques pour défendre celle des musulmans. À force de récupération des catholiques par ceux qui veulent que les musulmans soient discrets puis par ceux qui défendent le droit des musulmans d’être visibles, on en vient à se dire que ce qu’est être catholique n’est pas clair pour tout le monde, et ce qu’est être musulman non plus.

Reprenant les mots prononcés par Jean-Pierre Chevènement qui avait demandé aux musulmans d’être « discrets », Emmanuel Macron dit « dénoncer [ces] considérations ». « Demanderait-on à des catholiques d’être modérés? Non! On demande à des gens de faire ce qu’ils veulent avec la religion pour eux-mêmes et d’être dans un rapport de respect absolu avec les règles de la République », conclut-il.