Trois nouvelles zones protégées en France

nouveaux-deux-parcs-naturels-une-reserve-naturelle-france-une-696x364Le site Positivr l’annonce : la France comptera dorénavant deux nouveaux parcs naturels régionaux et une nouvelle réserve naturelle. Une bonne nouvelle pour la préservation de la biodiversité.

L’Hexagone s’enrichit ainsi d’une nouvelle réserve naturelle en Alsace : la réserve nationale du massif forestier de la Robertsau et de La Wantzenau (Bas-Rhin), qui s’ajoute aux 170 réserves nationales de ce type.

Deux parcs naturels régionaux (PNR) font aussi leur apparition dans les régions PACA (Mont-Ventoux) et Hauts-de-France (Baie de Somme-Picardie maritime), s’ajoutant aux 51 déjà existant.

Selon Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, ces mesures permettraient à la France d’atteindre les 30 % de territoires terrestres et marins protégés (Outre-mer inclus), initialement prévus pour 2022.

Du végétal, du végétal et la vie sera plus diversifiée !

Un thread intéressant pour mieux comprendre l’importance du radeau végétalisé sur le canal de l’Ourcq : il est une bonne nouvelle comme tous ces petits riens qui aident la vie à moins s’éteindre et à rester diverse !

La biodiversité dans mon jardin ?

Nous connaissons les nouvelles alarmantes sur l’état de la planète… et nous nous demandons : « Qu’est-ce que je peux faire, moi, avec mes 4 mètres carrés de jardin ?… »

La LPO du Rhône nous répond, par une série de tweets : elle nous propose des petits gestes à faire, quelle que soit la taille de notre jardin (qu’il se réduise à une jardinière sur le balcon, ou qu’il soit grand comme celui de Versailles). Autant de petits réflexes à prendre pour permettre aux différentes espèces de vivre.

Pour tout lire, cliquez dans le tweet !


Ce WE, comptez les oiseaux.

poster www.oiseauxdesjardins.frQue faites-vous, les 26 et 27 janvier ? Si la réponse est « je ne sais pas » ou « rien », alors prenez vos jumelles et sortez dans votre jardin, ou allez jusqu’au parc le plus proche. Parce que ce WE, « c’est le comptage hivernal des oiseaux des jardins ».

Comment faire ? « On va noter tous les oiseaux qu’on observe dans un jardin, public ou privé, qu’on choisit, depuis un point fixe, pendant une heure. Soit le samedi, soit le dimanche. On peut même faire plusieurs comptages et voir les différences. On note les espèces qui sont vraiment posées dans le jardin, et comme les oiseaux vont et viennent, surtout si on a des mangeoires, on note le plus gros effectif dénombré en simultané. »

Vous voulez des détails ? Et que faire de ces données ? Johannes Herrmann vous explique tout sur RCF. Il y tient une « chronique écologie », tous les mardis à 7h20.

 

 

La semence retrouvée

On ne sera pas béats : la mauvaise nouvelle, c’est bien la perte de la biodiversité. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des gars comme Maxime Schmitt, comme le rapporte Nice Matin. Lui sillonne les vallées et les maraîchers pour retrouver le goût et la diversité perdus. Il compte aussi sur vous, si vous cultivez des semences oubliées. Vous pouvez le contacter à ce mail, et au numéro de portable donné dans la vidéo… mais que l’on ne reproduira pas ici pour sauvegarder sa tranquillité.

Le retour des semences paysannes

Enfin, un assouplissement en faveur de la biodiversité :

Les eurodéputés viennent d’autoriser les agriculteurs bio à vendre les semences paysannes, c’est-à-dire celles qui ne sont pas enregistrées dans le cahier officiel des espèces. ‘Le cahier officiel des espèces demande des critères d’homogénéité et de productivité. Or, les semences que les paysans utilisent depuis des milliers d’années ne sont pas toutes les mêmes. C’est justement leur atout, elles sont capables de s’adapter aux changements climatiques’, explique le président du Réseau semences paysannes, Patrick de Kochko.

La sixième grande crise d’extinction ?

« Si on continue comme ça, on va tout faire disparaître : on fait disparaître les populations d’animaux, un prélude à l’extinction des espèces. Cette étude, comme celle du WWF en octobre 2016, montre que plus de 50 % des populations de vertébrés ont disparu en quarante ans. Ce qui est effroyable, incroyable, c’est cela : quarante ans, ce n’est rien dans l’histoire de la Terre ! En 2011, l’article de Nature calculait que nous ferions tout disparaître en deux cents ans ».

Gilles Bœuf, ex-Président du Muséum National d’Histoire Naturelle

La moitié du vivant a disparu en moins d’un demi-siècle

5020933_6_776f_2016-09-02-c1ce2c3-27483-1xct6ip_b1fc6045a4e5eb29042c680581d403e4Si certains contestent encore le réchauffement climatique, ou à tout le moins son origine, la chute de la biodiversité est factuelle et observable. La Création paie le prix fort et s’effondre à une vitesse angoissante. Le Monde rapporte notamment que :

Les populations de vertébrés ont ainsi chuté de 58 % entre 1970 et 2012 (dernières données de terrain disponibles) (…) Si rien ne change, ces populations pourraient avoir diminué en moyenne des deux tiers (67 %) d’ici à 2020, en l’espace d’un demi-siècle seulement. « Ces chiffres matérialisent la sixième extinction des espèces : une disparition de la vie sur la planète dont nous sommes en partie responsables », dénonce Pascal Canfin, le directeur général du WWF France.

Une idée concrète, même si elle n’exonère pas de mettre en place de grandes politiques publiques ?

« Si tout le monde réduisait d’une demi-portion par jour sa consommation de protéines animales, tout en augmentant sa consommation de légumineuses et de céréales, nous pourrions baisser de 25 % les émissions de gaz à effet de serre liées à l’alimentation, assure Arnaud Gauffier. C’est à la portée de tous. »

On peut compter sur La Croix pour avoir trouvé la « seule bonne nouvelle du rapport ». Non seulement « l’inversion de la courbe est possible » (nous parlons toujours de biodiversité », mais « l’empreinte écologique des pays à haut revenu commence à décliner légèrement, après avoir atteint un pic en 1985 », ce qui serait plus lié à la crise qu’à nos efforts, et reste insuffisant.