Good News : expulsion de Satan (Questions pour l’Evangile du 10° dimanche du Temps ordinaire B)

En ce 10° dimanche du temps ordinaire B, après avoir appelé les Douze parmi les disciples, Jésus suscite de l’inquiétude de sa famille et doit répondre à une accusation des scribes (Marc 3, 20-35).


Voici quelques questions pour l’Évangile de ce dimanche :
– Où est-ce que j’aime retrouver Jésus pour L’écouter?
– Quand m’est-il arrivé de devoir sauter un repas à cause d’une raison imprévue ou d’une urgence plus grande?
– Qui m’a accusé(e) de folie parce que j’agissais comme disciple de Jésus?

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Défenseur personnel (Questions pour l’Evangile de la Pentecôte B)

En ce dimanche de Pentecôte B, dans son discours d’A-Dieu aux disciples, Jésus explique ce que permettra la venue de l’Esprit Saint (Jean 15,26-27 . 16,12-15).

(Coolus ; http://lapin-bleu.croixglorieuse.org/)

Voici quelques questions pour l’évangile de ce dimanche :
– Dans quelle(s) occasion(s) m’arrive-t-il de rendre témoignage?
– A quelle(s) occasion(s) ai-je été aidé(e) par l’Esprit dans la découverte de la vérité, en choisissant le Bien, ou le Beau, ou le Vrai?
– Qu’est-ce que je trouve difficile ou facile lorsque je témoigne de ma foi? et/ou de l’espérance chrétienne? et/ou de l’amitié de Dieu?

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Jésus prie (Questions pour le 7° dimanche du temps pascal B)

En ce 7° dimanche de Pâques B, un extrait de la longue prière de Jésus après la Cène et le lavement des pieds (Jean 17, 11b-19). Nous entrons dans le coeur de sa prière, de sa mission, du dialogue intime avec son Père.

Voici quelques questions pour l’évangile de ce dimanche :
– Qu’est-ce que je peux faire pour faire grandir un esprit d’unité entre croyants dans ma paroisse?
– Qu’est-ce que je demande au Père pour les autres?
– Quelle parole de Jésus est-ce que je reçois comme un don?

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Les propositions des jeunes du Frat au Pape

En réponse à l’appel du Pape François demandant aux jeunes du monde entier de faire entendre leur voix en vue du prochain synode des évêques qui se déroulera à Rome en octobre 2018 et ayant pour thème « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel », les 10 000 jeunes présents au FRAT ont pu vivre une expérience synodale durant leur temps de Carrefours.
À l’issue de la célébration d’envoi, les jeunes ont souhaité adresser un message aux évêques afin qu’ils l’emportent avec eux à Rome.
Nous jeunes du FRAT, après cette expérience de Synode et après avoir voté sur les propositions que nous avions nous-mêmes formulées au cours des Carrefours, nous adressons au Pape François, à nos évêques d’Ile-de-France et à toute l’Église les idées suivantes.

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La conversion d’Aséneth

Joseph et Aséneth est un texte grec très ancien (daté aux environs du IIème siècle de notre ère) qui raconte l’histoire du mariage de Joseph, fils de Jacob, avec la belle égyptienne Aséneth, fille de Putiphar (Gn 41,45), et qui deviendra la mère d’Ephraïm et de Manassé.Lire la suite

Dimanche soir, c’est homélie !

Pour commencer cette nouvelle série de l’homélie du dimanche soir, soyons catholiques corporate et citons l’homélie proposée par le p. Jacques Fournier sur le site de la  Conférence des évêques de France  !  Pour retrouver les textes du 4ème dimanche du temps ordinaire année B, c’est par ici, sur le site de l’AELF.

Légende : ton curé en train de préparer son homélie (Bon, en fait, non, d’accord, c’est saint Jérôme peint par le Caravage)

Qui est Jésus ? Plus qu’un scribe, plus qu’un prophète ! 

 

« Jésus vient d’appeler les premiers disciples et ensemble ils pénètrent à Capharnaüm. Ils vont l’entendre enseigner, pour la première fois, à la synagogue, le lieu de réunion de la communauté à l’écoute de la Parole transmise par la Loi et les Prophètes.

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Pêcheurs d’hommes sans filet

Le père François Bessonnet, bibliste, continue de nous proposer sa lecture de l’évangile de Marc commencée avec la nouvelle année liturgique. Et dernièrement, il s’interroge sur le récit de l’appel des premiers disciples et sur l’insistance de Marc quant aux filets de pêche « à jeter, nettoyer, rapiécer… André et Simon abandonnent leurs filets que nous retrouvons peu après dans les mains des deux autres frères, Jacques et Jean, comme s’ils avaient récupéré l’outil abandonné par les précédents ? Une même histoire se répète, comme un doublon. Deux frères, un appel, un abandon, une réponse positive et un filet. Ce filet, pourquoi le mentionner encore ? ».

Une lecture biblique, à la fois brève et passionnante, à découvrir ici…

Un commentaire de l’évangile du jour

L’évangile d’aujourd’hui (Mt 23,27-32) nous donne à entendre la condamnation par Jésus des hypocrites qui ont au-dehors l’apparence de justes, mais sont à l’intérieur plein d’iniquité. Si plus tôt dans le même évangile nous entendons Jésus dire que l’on reconnait le faux prophète comme un arbre à ses fruits (Mt 7,15-16), encore faut-il ne pas se tromper sur les fruits en question. L’on peut réellement pratiquer la justice, de façon admirable, mais d’un coeur impur.

C’est ce qu’enseigne Basile le Grand dans son traité sur le baptême (vers 371-375 de notre ère) 1 :Lire la suite

Notes:

  1. Basile de Césarée, Sur le Baptême, SC 357, éd. Cerf, Paris, 1989, p. 181-182.

Le message évangélique n’est pas « écrit » ni dicté par Dieu

Jean-Claude Guillebaud nous fait le plaisir de partager dans La Vie un fruit de ses échanges avec le théologien Maurice Bellet. Extrait :

Le message évangélique n’est pas « écrit » ni dicté par Dieu, mais annoncé par Jésus et transcrit tant bien que mal par les évangélistes. […]  Cela signifie qu’on ne peut pas se conformer de manière rigide au texte, ni lui obéir. Il s’agit de s’en inspirer, ce qui est bien plus riche, plus vivant. À la différence d’un texte, une parole n’est jamais séparée de la vie, « dans le mouvement infini de la parole et de l’écoute » (Maurice ­Bellet). Elle s’adresse à l’autre, suscite l’échange, la discussion, la relation. Gardons ici en tête le premier verset de l’Évangile de Jean : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » Pour cette raison, l’Évangile n’est pas un livre qui aurait été interprété une fois pour toutes. Ce n’est pas un savoir intellectuel, ni une érudition intimidante. Il est vivant, comme toute expérience humaine. […]

A lire dans La Vie.

Evangiles et Actes, guide de lecture

Il y a sans doute mille et une façons de les lire, mais la méthode proposée par le père Christophe Raimbault, vicaire général du diocèse de Tours, et maître de conférences à l’Institut Catholique de Paris, va sans doute plaire à tous les groupes de lecture biblique. Pour eux, il vient d’écrire : « Evangiles et Actes, guide de lecture ». Il répond à quelques questions à propos de son livre, sur le site du diocèse de Tours.

« Prendre soin de la Bible comme de notre portable »

Le Pape François lors de l'angélus, dimanche 5 mars 2017 - AP
Le Pape François lors de l’angélus, dimanche 5 mars 2017 – AP

Le Pape François appelle les fidèles, en ce temps de montée vers Pâques, «à suivre les traces de Jésus en affrontant le combat spirituel contre le malin avec la force de la Parole de Dieu». Pour cela, il est important de «se familiariser avec la Bible, la lire souvent, la méditer, l’assimiler. La Bible contient la Parole de Dieu, qui est toujours actuelle et efficace».

Le Pape établit alors une «comparaison paradoxale mais qui fait réfléchir» […] : que se passerait-il, interroge le Saint-Père, «si nous traitions la Bible comme nous traitions notre téléphone portable; si nous l’emportions toujours avec nous; si nous retournions la chercher quand nous l’oublions; si nous l’ouvrions plusieurs fois par jour; si nous lisions les messages de Dieu contenus dans la Bible comme nous lisons les messages du téléphone portable».

Et le Pape insiste «Si nous avions toujours à cœur la Parole de Dieu (…) aucun obstacle ne pourrait nous faire dévier de la route du bien». Nous serions ainsi capables de vaincre les tentations quotidiennes, «d’accueillir et d’aimer nos frères, en particulier les plus vulnérables et les plus faibles, et même nos ennemis». 

Radio Vatican

Une nouvelle grotte découverte à Qumran

Qumran« C’est renversant ! Cela faisait 20 ans que j’attendais une telle nouvelle !», avoue, encore sous le choc, Mireille Belis, historienne et archéologue à l’Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem. L’annonce de la découverte d’une douzième grotte « à manuscrits » dans une falaise située à l’ouest de Qumran dans le désert de Judée a laissé en effet tous les spécialistes sans voix. Car ce sont précisément dans ces grottes, situées en Cisjordanie à une douzaine de kilomètres au sud de Jéricho, qu’avaient été mis au jour les célèbres rouleaux de la mer Morte entre 1947 et 1956. L’une des plus grandes découvertes archéologiques du XXe siècle. […]

Malheureusement, celle-ci avait déjà été repérée par des pilleurs qui l’ont vidée de son contenu, comme l’attestent deux manches de pioche abandonnés sur place dans les années 1950. Il ne reste donc rien a priori des inestimables vestiges qu’elle devait contenir, si ce n’est un fragment de parchemin. […]

Un véritable capharnaüm de poteries brisées et des restes de textiles ont cependant été retrouvés, l’ensemble ayant servi, dans l’Antiquité, à emballer et protéger ces documents originaux remontant pour certains aux origines de la Bible hébraïque. Ces écrits avaient été cachés au cours du 1er siècle de notre ère, quand les armées romaines de l’empereur Titus (68) avaient détruit le Temple de Jérusalem et pourchassé les communautés juives qui avaient ainsi mis à l’abri leurs documents jugés les plus précieux.

A lire sur Science et Avenir

Biblindex a besoin d’aide

biblindexSi vous ne le connaissez pas déjà : le très officiel site Biblindex, dont le projet est conduit par l’équipe des Sources Chrétiennes, financé par l’ Agence Nationale de la Recherche française (2011-2015) ainsi que la Bibliothèque Scientifique Numérique (2015-2016), a pour horizon la constitution d’un index exhaustif, en ligne, des citations et allusions bibliques présentes dans les textes chrétiens, occidentaux et orientaux, de l’Antiquité tardive et de ses prolongements médiévaux.

C’est d’ores et déjà un outil précieux pour les chercheurs, les étudiants, et tous ceux qui souhaitent plus particulièrement découvrir les différentes interprétations de certains passages de la Bible dans la Tradition de l’Eglise.

Disons plutôt : c’était un outil précieux ! En effet, le site a été méchamment piraté en octobre dernier, et son rétablissement et sa sécurisation demandent des fonds que l’équipe n’a pas à disposition. C’est pourquoi une levée de fond a été organisée. Le besoin n’est pas énorme, puisqu’il ne s’agit que d’un appel aux dons de 5000 euros, et à ce jour, plus de la moitié de cette somme a déjà été collectée. Si donc vous souhaitez aider un petit peu ce projet, outil précieux au service de la transmission de la foi et du développement scientifique, vous êtes les bienvenus : c’est par là.

Un nouveau site pour l’AELF

AELFL’AELF (Association Episcopale Liturgique pour les Pays Francophones) lance aujourd’hui son nouveau site !

Rassurez-vous, pour le principal, rien ne change ! Le site de l’AELF continuera de vous permettre d’accéder librement aux textes de la Bible de la liturgie, aux Lectures de la messe et de la Liturgie des Heures, et ce de manière totalement gratuite. Du côté des nouveautés, vous pourrez accéder, selon votre souhait au calendrier liturgique romain ou à celui de votre choix (Afrique du Nord, Belgique, Canada, France, Luxembourg ou Suisse). De même, il vous sera désormais possible de télécharger en un clic les textes en format Word, vous simplifiant grandement la réalisation de vos feuilles de messes. Également, nous répondrons à la demande exprimée par plusieurs d’entre vous d’intégrer les textes des Lectures bibliques pour l’Office des jours.

Enfin, pour rendre les textes toujours plus accessibles, nous sommes désormais présents sur Twitter (@AELF_officiel). Chaque jour, une phrase de l’Évangile viendra vous inviter à faire une pause dans le rythme de nos vies pour accorder du temps à la Parole.

D’un amoureux de la Liturgie, nommé consulteur à la Congrégation pour le Culte divin

3 questions au fr. Olivier-Thomas Venard op., nommé consulteur à la Congrégation pour le Culte divinLe Pape François a nommé ce dimanche 15 janvier le vice-directeur de l’École Biblique et Archéologique Française, le fr. Olivier-Thomas Venard, consulteur pour la Congrégation pour le Culte divin, dirigée par le Cardinal Sarah. A lire : trois questions à un amoureux de la sainte Liturgie. Extrait :

Avez-vous nourri une réflexion particulière sur ce thème jusqu’ici ?

[…]

Plus que les questions historiques ou canoniques, ce sont la poétique et l’esthétique de la liturgie qui me passionnent : dans une liturgie digne de ce nom, elles doivent continuer celles du Christ dans l’Évangile, puisque c’est Lui qui agit dans la liturgie. C’est ce lien entre christophanie et liturgie que nous devons vraiment approfondir : pour cela il faut sans doute renouveler aussi notre regard sur les Écritures. Cela explique ce que disait le fondateur de l’École biblique, le vénérable fr. Marie-Joseph Lagrange : « J’aime entendre l’Évangile chanté par le diacre à l’ambon, au milieu des nuages de l’encens : les paroles pénètrent alors mon âme plus profondément que lorsque je les retrouve dans une discussion de revue ». Lorsque l’on déroule le rouleau de la Tora à la synagogue, ou qu’on ouvre l’Évangéliaire à l’église, on ne s’apprête pas à lire pour « s’informer » ni pour « comprendre » : on va continuer à « vivre » l’histoire sainte. Quand on déploie le Livre, en liturgie, la Parole divine s’adresse à nous ici et maintenant : il doit se passer quelque chose  ! Si cela peut être utile, je serai heureux de proposer ce genre d’apports, inspirés de la poétique et du judaïsme, aux prochaines recherches de la Congrégation.

Le renouveau biblique n’a pas vraiment eu lieu

captureLa Vie a interviewé fr. Olivier-Thomas Venard op, Vice-directeur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (EBAF), docteur en théologie et en lettres, et directeur du projet la Bible en ses traditions (Best). La finalité et les principes essentiels de ce programme ont été publiés il y a quelques années dans un volume de démonstration, disponible sur l’internet.

Pour La Vie, il s’agit d’un « ambitieux programme de traduction, commentaires et annotations du texte biblique sur Internet, par des équipes internationales, interdisciplinaires et interconfessionnelles. Le chantier en ligne vient d’être ouvert gratuitement au public, avec une invitation aux chercheurs, aux passionnés et aux érudits à proposer leur aide. La spécificité de la démarche ? Une attention très forte à l’histoire de la réception du texte dans les traditions juive, chrétienne ancienne et moderne, mais aussi dans la culture, à travers la littérature, la philosophie et les arts visuels. » Extrait :Lire la suite

Ces manuscrits bibliques qu’on retrouve à travers l’Europe

Ces manuscrits bibliques qu'on retrouve à travers l’EuropeUn fragment de la Genèse trouvé par hasard dans des archives paroissiales suisses : la découverte a de quoi surprendre. Il ne s’agit pourtant pas d’une première. Explications de l’amie Mahaut Herrmann pour La Vie :

« Le fait qu’un fragment de manuscrit hébreu médiéval de type biblique apparaisse dans une reliure de livre imprimé, incunable, manuscrit ou registre, n’a rien d’isolé », explique Justine Isserles, chercheuse associée à l’École pratique des hautes études, spécialisée dans l’étude des manuscrits hébreux médiévaux. Ces fragments peuvent être bibliques, liturgiques, mais aussi théologiques, juridiques et astrologiques. « Dans les pays accueillants des communautés ashkénazes, tels que la France, de nombreux fragments de manuscrits ont été retrouvés, mais peu de fragments de rouleaux de Torah », précise Justine Isserles.

Mise(s) en oeuvre(s) des Ecritures

MISE(S) EN OEUVRE(S) DES ECRITURES C’était le thème du colloque international qui a eu lieu à Paris en ce début de semaine, en particulier à l’occasion de la présentation d’une version béta de La Bible En Ses Traditions : un nouvel outil numérique en ligne conçu dans le cadre d’un projet de l’Ecole Biblique et Archéologique Française de Jérusalem (EBAF), qui présente les principales traductions des diverses versions de la Bible (hébraïque, grecque, latine, etc.), de leurs annotations et de l’histoire de  la réception du texte biblique, permettant ainsi d’explorer son influence dans la culture au fil des siècles (histoire, arts, etc.). L’EBAF revient dans un article de son site internet sur ce colloque, avec un rapide tour d’horizon des 25 présentations qui y ont été faites, ainsi que sur le spectacle-concert exceptionnel qui a eu lieu samedi soir dans le cadre de ce colloque.

Fruit déjà d’un travail d’une dizaine d’années, le projet La Bible En Ses Traditions est à connaitre et à faire connaitre…Lire la suite

Fête de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’Univers

Ecce homo (Elias García Martinez)Aux lendemains de sa résurrection de Jésus, ses apôtres lui demandent : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » (Ac 1,6). Mais est-ce de cette royauté dont il est question ? Nul ne peut ignorer quel tournant majeur de l’histoire biblique représente le récit du chapitre 8 du premier livre de Samuel : tournant majeur qu’il institue la royauté pour le peuple de Dieu. Tournant critique, parce que cette institution se fait à la demande dudit peuple : « Maintenant donc, établis, pour nous gouverner, un roi comme en ont toutes les nations. » (1S 8,5)

Mais le peuple de Dieu n’a besoin d’un roi comme en ont toutes les nations que parce qu’elle n’a pas suffisamment confiance dans le gouvernement divin. Que ce roi soit un David élu par Dieu ou un Hérode usurpateur, il ne saurait être confondu avec le Seigneur Jésus, roi de l’univers : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » (Jn 18,36)

Comme l’explique cet article de La Vie, la fête du Christ Roi marque la fin de l’année liturgique : « Cette solennité fait de Jésus le « Christ-Roi de l’Univers », un terme qui peut interpeller aujourd’hui mais qui porte en lui une profondeur théologique fondamentale, comme l’explique le père Philippe Marie Margelidon, dominicain, théologien professeur à la faculté de théologie de l’Institut catholique et à l’Institut saint Thomas d’Aquin de Toulouse ». Une interview à lire pour en savoir plus !

Le Pape François ne veut pas de cathos tièdes

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C’est en commentant la Première lecture du jour (Livre de l’Apocalypse 3,1-6.14-22.) hier, lors de la messe matinale, que le Pape a exhorté les chrétiens à ne pas être des croyants « tièdes », installés dans leur foi, fermés à la rencontre bouleversante du Christ. Cette tiédeur peut concerner aussi bien les personnes que les communautés, et l’Église entière :

«Mais que pense un tiède ? Le Seigneur le dit ici  : il pense être riche. « Je me suis enrichi et je n’ai besoin de rien et je n’ai besoin de rien. Je suis tranquille ». Cette tranquillité qui trompe. Quand dans l’âme d’un Église, d’une famille, d’une communauté, d’une personne, tout est toujours tranquille, là il n’y a pas Dieu.»

Il s’agit de se rendre disponible à Dieu, de vivre comme Zachée, dans l’espérance de sa rencontre. Un beau conseil pour les croyants mais aussi pour les associations et communautés paroissiales :

«Est-ce que je sais distinguer dans mon cœur quand le Seigneur me dit « réveille-toi » ? Quand il me dit « ouvre » ? Et quand il me dit « descend » ? Que l’Esprit Saint nous donne la grâce de savoir discerner ces appels»

Source : Radio Vatican

Vie après la mort et Résurrection

« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Lc 20, 27-38)Les lectures de ce dimanche nous donnent à entrer dans le mystère de la Résurrection, comme horizon de la vie (ou plutôt de la mort) humaine. Le site Zenit propose à cette occasion une intéressante méditation de l’Observateur permanent du Saint-Siège à l’UNESCO, Mgr Francesco Follo sur le thème de la « La vie après la mort ».

Les Sadducéens, malheureusement, ne sont pas les seuls à ne pas croire en la résurrection. Hier comme aujourd’hui, beaucoup de monde, chrétiens et non chrétiens, se demandent quel est le sens de la résurrection. Comme les non-croyants, nous, les chrétiens, disons souvent : « L’important, c’est la santé ». L’important est de prolonger la vie dans la façon la plus décente  possible. Et au lieu de nous poser la question d’une bonne vie, nous discutons sur la bonne mort (en effet, « euthanasie » signifie bonne mort).

Et dans un registre plus exégétique, si tu veux en savoir plus sur l’arrière-fond traditionnel du débat de Jésus avec les sadducéens, et sur son lien avec la première lecture de ce dimanche, je te renvoie sans scrupule à un petit travail universitaire de mon cru (plus exactement sur son parallèle dans l’évangile de Marc) : La valeur apocalyptique de la résurrection (Mc 12,18-27).

La Bible en ses traditions

La bible en ses traditions Le Figaro (Premium) propose un entretien avec le père Olivier-Thomas Venard, professeur de Nouveau Testament et vice-directeur de l’École biblique et archéologique de Jérusalem. Si vous êtes abonné, il est à lire ici.

« [le dominicain] est aujourd’hui à la tête d’un ambitieux chantier informatique, la Bible en ses traditions (Best). Il s’agit de mettre en ligne une édition révisée de la Bible, associant les versions hébraïque, grecque, araméenne et latine de l’Écriture sainte et proposant une annotation du texte, du contexte et de sa réception dans les différentes traditions religieuses et culturelles. »

Pour en savoir plus, rendez vous sur le site www.bibest.org, vous pourrez y consulter le volume de démonstration.

L’insistance de Dieu

L’insistance de Dieu signifie que le nom de Dieu appelle une réponse de notre part. Dieu n’est pas quelqu’un qui « fait » des choses et nous demande d’obéir à des injonctions qu’il s’agirait de déduire des textes bibliques. Dieu est le nom de l’appel qui réside au cœur du texte biblique et dont le travail exégétique tente de rendre compte, dont il tente de dire la pertinence pour l’aujourd’hui du monde. Le nom de Dieu, c’est le nom d’un appel, comme une série de coups inattendus et insistants à la porte de notre bureau d’exégète. Dérangeante visite au cœur de notre occupation de biblistes : Dieu « en soi » ne veut pas être l’objet de notre enquête. Mais le « nom de Dieu » doit devenir le sujet qui nous inquiète et dont nous ne devons cesser de nous demander comment il convient de traduire les questions essentielles qu’il pose à ceux qui, par le truchement des textes bibliques, acceptent de se mettre à l’écoute de son insistant appel.

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« Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? »

« … Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division. » nous dit Jésus aujourd’hui (Lc 12,51).

Tss tss tss… Peut-être que l’on risquera moins de s’enfuir en courant à l’annonce de cette « division » si on entend que Jésus cite aujourd’hui le prophète Michée dans sa lamentation… une lamentation qui débouche sur un magnifique cri d’espérance :

Car le fils insulte le père, la fille se lève contre la mère, la belle-fille contre la belle-mère, chacun a pour ennemis ceux de sa maison. Mais moi, je guette le Seigneur ; je suis dans l’attente du salut de Dieu. Mon Dieu m’entend. Ne te réjouis pas, mon ennemie. Si je tombe, je me relève ; si j’habite dans les ténèbres, le Seigneur est ma lumière. (Mi 7,6-8)

Pour les lectures du jour, c’est par là…

Saint Luc, l’évangéliste

Saint Luc, évangélisteAujourd’hui nous fêtons saint Luc, à qui la Tradition chrétienne attribue l’un des quatre évangiles, le plus long, ainsi que le livre des Actes des Apôtres. On le dit médecin, compagnon de Paul. On l’a voulu païen ou prosélyte, le dépeignant mauvais connaisseur des régions de la terre d’Israël et de ses coutumes. On n’a aujourd’hui que peu de doutes sur son incroyable maîtrise des Écritures et des traditions d’interprétation de son temps, au service d’un talent rhétorique exceptionnel. On l’a voulu historien, nous le disons aujourd’hui plus volontiers théologien et mystique. On l’a lu en regard des deux autres synoptiques pour chercher comment il reprenait qui de Marc, qui de Matthieu. On le sait aujourd’hui d’une grande proximité avec l’évangile de Jean par bien des aspects, et en particulier la place qu’il accorde à Marie, la mère de Jésus.

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