Quels catholiques pour saisir la « main tendue » d’Emmanuel Macron ?

On n’en finit pas, depuis ce lundi, de décrypter le discours d’Emmanuel Macron aux Bernardins. Dans Libération, Guillaume Cuchet, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est Créteil, voit dans ce discours une « main tendue » à l’électorat catholique, ou en tous cas à la partie de l’électorat catholique la plus Macron-compatible. Mais quelle est l' »effectivité », pour reprendre un terme cher au président, de cet église dans un contexte de montée en puissance du « Mai 68 conservateur » mis en lumière par le politologue Gaël Brustier ?

A plus long terme, il s’agit sans doute de faire entrer dans la coalition électorale de la République en marche une partie du vote catholique, notamment ce qu’il reste du vote démocrate-chrétien ou de ses avatars qui avait profité à Bayrou dans ses campagnes présidentielles et à Macron lui-même lors de son élection dans certaines régions comme la Bretagne. D’où le renvoi dos à dos de la droite censée «instrumentaliser» le vote catholique et de la gauche qui le «marginalise»

 

Mais d’où vient la dignité de la personne humaine ?

Sur quoi se fonde-t-elle ? Aujourd’hui, est-elle menacée dans son principe-même ? Son affirmation peut-elle contribuer au respect de chacun dans un monde globalisé qui tend à bafouer l’individualité ? Est-elle pleinement nécessaire à la gouvernance collective des institutions, étatiques ou non, pour construire une société internationale plus cohérente ? Ne s’agit-il que d’une utopie ? Peut-elle devenir une valeur fondamentale de la société française aux côtés de la liberté, de l’égalité et de la fraternité ?

Cet ouvrage, issu d’une réflexion collective du Forum des Bernardins, tente de répondre à ces questions.

L’autre discours des Bernardins

Peut-être un peu éclipsé par le discours du Président Macron, voici celui du Président Pontier. À l’heure de l’étonnante préconisation-litote de la part de CESE d’une ‘sédation profonde explicitement létale’, voici ce que disait Mgr Pontier sur ce thème de la fin de vie :

On ne peut laisser personne seul. Ce sont nos relations, nos affections qui nous permettent de vivre. Il y va, sans nul doute, du caractère humain de nos sociétés et de nos vies, de celui de savoir puiser en soi les forces de la fraternité vécue.

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Différents échos…

… du show d’Emmanuel Macron devant un aréopage catholique. Toute la plasticité des discours présidentiels qui permet d’y mettre à peu près tout ce qu’on veut, ou tout ce qu’on ne veut pas !

Réaction de Louis Manaranche saluant le vœu du Chef de l’État de voir l’Église être elle-même, et bénéficier de sa sagesse, son engagement et sa liberté.

Réaction de Phylloscopus, accusant ledit Chef de l’État de vouloir antechristiquement mettre l’Église à son propre service, en une structure flatterie-proposition.

Jupiter aux Bernardins !

‘Ce qui m’a frappé dans le bon discours du Président de la République, c’est sa conclusion jupitérienne : Respectez  comme un absolu toute les lois de la République, c’est une règle d’airain. Or un absolu n’a pas de restriction ni réserve. Les lois humaines fussent-elles de la République ne peuvent jamais être absolues’ analyse Joseph Thouvenel

Sur Radio Notre-Dame, réactions de Philippe Raynaud, Joseph Thouvenel, Gérard Leclerc, Frédéric Saint-Clair, Philippe Delaroche, Benoît Pellistrandi…

Grandir avec Mozart

« Comment devient-on adulte ?  Telle est la question posée par tous les opéras de Mozart…
L’homme gai et douloureux qui écrit des lettres, de la musique, dans la marge de la société de son temps.
Un génie bien-sûr ! Mais un homme surtout, semblable à chacun d’entre nous, confronté aux énigmes de la vie, de l’amour, de la mort ».

Concert du mercredi 20 décembre aux Bernardins

« Ni repli identitaire, ni effacement. Être chrétien aujourd’hui »

Comment les chrétiens peuvent-ils s’engager au nom de leur foi sans subir de récupérations idéologiques ? Les chrétiens ont-ils encore un rôle à jouer dans le monde moderne qui depuis longtemps ne les attend plus ?

Les Bernardins ont organisé un « Mardi » à cette question, avec la Communauté chrétienne de l’Essec. La table-ronde réunissait Noëlle Benoist, présidente de ladite communauté, Philippe d’Iribarne (ethnologue, socilogue, directeur de recherce au CNRS et notamment auteur de Chrétiens et modernes, Gallimard, 2016), Thierry Bizot (Producteur de télévision, et auteur entre autres livres de Catholique anonyme, Points, 2009), ainsi que Erwan Le Morhedec (Avocat, blogueur et auteur notamment de Identitaire, le mauvais génie du christianisme, Editions du Cerf, 2017).

Le débat disponible en vidéo ci-dessus, sur le site du Collège des Bernardins,ainsi que sur le site de France Culture.

La théologie implicite contenue dans les albums de Tintin

Capture« Qu’est ce qui peut réunir deux brillants académiciens, un universitaire italien et l’exécuteur littéraire du cardinal J.-M. Lustiger ? Une même passion pour Tintin ! Alors que s’achève l’exposition Hergé au Grand Palais, le Collège des Bernardins organise, le 18 janvier, une conférence exceptionnelle, réunissant Jean-Luc Marion et Rémi Brague, de l’Académie, Giovanni Maria Vian, directeur de l’Osservatore Romano, et Jean Duschesne. Pourquoi cet engouement ? »

Voir les explications de Jean-Luc Marion…