Axelle Huber, une autre voix

« Il est essentiel de tout mettre en œuvre pour que la souffrance physique soit traitée, calmée, prise en charge. D’un point de vue psychologique, je crois qu’au fond beaucoup de malades en souffrance, demandeurs de l’euthanasie, ont peur de la souffrance et peur de la solitude, de ne pas être assez accompagnés, assez aimés jusqu’au bout. Et cela est bien sûr plus que légitime.Lire la suite

Nous savions que nous étions dans la main de Dieu

« C’est la grâce qui m’a permis de tenir, en plus du soutien de nos proches. Nous savions que nous étions dans la main de Dieu, Lui qui s’était engagé avec nous dans le sacrement du mariage. J’ai expérimenté avec Léonard cette grâce de vivre au jour le jour, en sachant m’émerveiller de choses admirables. En une seconde, vous vivez à la fois la beauté de la vie et son âpreté, sa dureté. Beauté, lorsque je voyais Léonard dans son fauteuil, un enfant sur ses genoux, deux autres derrière en roller, et le quatrième sur sa trottinette. Dureté d’être au four et au moulin, en permanence sollicitée, et de contempler son corps amaigri qui se dirigeait vers la mort ».

Axelle Huber sur lavie.fr (édition abonnés)