Yuka n’aime pas, Intermarché change ses recettes

Connaissez-vous Yuka ? Non, ce n’est pas un chien. C’est une application pour smartphone. Quand vous faites vos courses aux rayons alimentaires, vous scannez le code barre d’un produit avec Yuka, et il vous dit s’il contient des additifs à éviter, s’il y a trop de sel, trop de sucre, etc. Bref, si le produit est excellent, médiocre ou mauvais.

Yuka

Ceux qui utilisent Yuka ont tendance à retirer de leur chariot les produits industriels classés « rouge », et choisir des aliments plus sain. Cela change les habitudes et les grandes surfaces s’en aperçoivent…

Ainsi, France Inter annonce qu’ Intermarché a  » l’ intention de changer 900 recettes de ses produits de marque distributeur, afin de retirer 142 additifs potentiellement nocifs de leur composition. » L’enseigne se donne 18 mois…

C’est certain, les repas préférés de Yuka seront toujours ceux que l’on prépare à la maison, sans produits transformés. Mais si les industriels améliorent leurs recettes, c’est tout bénef !

Mettre l’évasion fiscale sur la table

Une soupe chez BNP Paribas pour mettre l’évasion fiscale sur la tableJeudi 1er décembre une action pacifique organisée par les faucheurs de chaises a transformé une agence BNP Paribas en cantine à l’heure du déjeuner. Au menu : galette de pommes de terre et soupe bio. « Certains politiques expliquent qu’une nourriture bio dans les cantines scolaires n’est pas finançable. Les militants des associations Les Amis de la Terre et ANV Cop 21 attestent du contraire. Selon eux, en se réappropriant la manne financière des évasions fiscales, la collectivité pourrait sans peine régler cette question », explique le site Reporterre.

Les clients souhaitant retirer des billets de banque étaient surpris par le spectacle auquel ils assistaient. Ils étaient invités par les activistes à déguster les mets présents sur les tables, partageant ainsi repas et idées. La plupart des clients semblaient ravis de cette initiative citoyenne, l’un disant même, la bouche pleine, « Des actions comme cela, il en faudrait tous les jours, les évasions fiscales ce n’est pas équitable ! »

Finalement, Thomas Borrell, porte-parole de l’association Les Amis de la Terre a pris la parole : « Nous sommes venus interpeller le groupe BNP Paribas, pour que l’argent qui s’évade chaque année par le biais de ses 200 filiales situées dans des paradis fiscaux serve plutôt à financer cet objectif d’intérêt général. »

A écouter aussi, toujours sur le site Reporterre, les explications de Thomas Borrell, chargé de campagne aux Amis de la Terre, sur le lien entre alimentation et évasion fiscale.