Alep chante l’Espérance

Du 12 au 24 octobre, l’Œuvre d’Orient organise une tournée exceptionnelle à travers la France pour la chorale Naregatsi, chorale syrienne venue d’Alep :
Paris : Samedi 13 octobre, église Notre Dame des Champs – 20h30
Versailles : Dimanche 14 octobre, église Sainte Elisabeth de Hongrie – 15h
Armentières (Lille) : Lundi 15 octobre, église Notre Dame d’Armentières – 20h15
Strasbourg : Mardi 16 octobre, Cité de la Musique et de la Danse – 20h
Lyon : Jeudi 18 octobre, église Saint Bonaventure — 20h
Marseille : Vendredi 19 octobre, Basilique du Sacré Cœur – 20h15
Toulouse : Samedi 20 octobre, Cathédrale de Toulouse – 20h30
Lourdes : Dimanche 21 octobre, accueil Saint Frai – 20h
Paris : Mardi 23 octobre, église Saint François de Sales – 20h

Mgr Aumonier à Alep

« C’est la première fois qu’un évêque français se rend à Alep (Syrie) depuis la fin des combats. Du 23 au 26 octobre 2017, Marc Fromager, directeur de l’AED France, a accompagné Mgr Éric Aumonier, désireux depuis longtemps de manifester concrètement le soutien de son diocèse à nos frères chrétiens d’Orient ».

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Alep : les chrétiens commencent à revenir

« Après le responsable de la communauté catholique latine d’Alep la semaine dernière, c’est au tour du chef de la communauté apostolique arménienne de la ville de confirmer cette semaine l’amorce d’un retour des chrétiens à Alep. Au cours d’un point presse organisé à Paris par la Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger (CHREDO), Monseigneur Chahane Sarkissian, évêque des Arméniens apostoliques d’Alep, a évoqué notamment le retour de chrétiens réfugiés dans des villes syriennes du bord de mer comme Lattaquié, ou au Liban. ‘Il ne s’agit pour l’instant pas de familles entières. Ceux qui viennent sont plutôt les hommes, qui font un état des lieux de la situation, afin de voir dans quelles conditions il est possible de revenir avec leur famille. Ils doivent de toute façon attendre la fin de l’année scolaire, leurs enfants étant scolarisés là où ils ont été accueillis' ».

Jean-Marie Dumont sur famillechretienne.fr

Alep – Un symbole de haine et de mort est devenu un signe d’amour

« Si le religieux n’éprouve aucune haine envers les responsables des bombardements et des tirs, il considère comme naturel de réagir avec colère après un attentat qui a tué et blessé. ‘C’est ma responsabilité de prêtre d’aider à dépasser ces réactions’, poursuit-il en racontant comment un obus tiré par des djihadistes sur la coupole de l’église le dimanche 25 octobre 2015, en ‘pleine messe’ et qui, ‘par miracle’ n’a pas fait de victimes, a été ensuite couvert de fleurs et déposé au pied de l’autel. ‘Ce symbole de haine et de mort est devenu un signe d’amour qui pardonne et qui donne la vie' ».

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Je ne sais plus sur quoi fonder mon espérance, sinon sur Dieu

« Désormais, 95% des chrétiens partiraient s’ils le pouvaient, pense le père Imad. “L’Église leur dit ‘restez !’, ils nous répondent ‘mais pourquoi ?’ et c’est vrai que nous sommes impuissants”. Plus que la pauvreté, c’est l’épuisement et le manque de perspective qui marque partout en Syrie. Du haut de sa cathédrale cernée par les ruines, l’évêque maronite, Mgr Tobji, pourtant le sourire éternellement accroché aux lèvres, avait fait part de ses états d’âme : “Je ne sais plus sur quoi fonder mon espérance, sinon sur Dieu. C’est lui, le Seigneur de l’histoire, qui peut changer les cœurs”. Dans un pays déchiré, les espoirs humains ont été engloutis dans la guerre ».

Alep, Homs, Maaloula, Vallée des chrétiens… par Laurence Desjoyaux

Des nouvelles d’Alep

Capture« Quelle est la mission de l’Église dans cette situation ?

Avec la crise, sa mission a changé. L’Église doit être à côté des réfugiés, des déplacés, des gens marginalisés. Les Aleppins viennent non seulement pour prier, mais aussi pour avoir de l’aide. L’Église est devenue comme une association humanitaire. Ce n’est pas un travail facile pour les prêtres, les religieux et les religieuses mais nous assumons cela. Par exemple à Alep les six églises catholiques collaborent pour gérer ce qu’on appelle ‘le point du lait’. On distribue chaque mois du lait à environ 2600 enfants d’Alep. Les églises distribuent aussi un panier alimentaire, sanitaire, elles paient les frais de scolarité et le logement pour les familles ».

Lire l’entretien avec Ziad Hilal, sj

Les chrétiens d’Alep célèbrent Noël dans l’espérance

Les chrétiens d’Alep célèbrent Noël dans l'espéranceCe 25 décembre, la cathédrale maronite Saint-Elie dans la Vielle ville, a accueilli pour la première fois une célébration depuis cinq ans et le début de la guerre. La messe de Noël a été célébrée dans l’édifice en ruine, détruit dans les bombardements. C’est au milieu des gravats, que les fidèles ont installé la crèche.

Le frère Georges Sabé est allé à cette messe. Un jour historique, confie le frère mariste depuis Alep, interrogé par Sarah Bakaloglou pour Radio Vatican.

Alep vu d’un Mariste

capture« Il reste encore à déminer. Une dizaine d’enfants ont tenté de jouer dans un jardin public. Une mine a eu raison de leur vie… Il faut éviter certaines zones où il y avait des combats.

Les quartiers de l’ouest de la ville continuent à recevoir leur lot quotidien de roquettes, d’obus de mortiers et de missiles. La mort continue à faire des ravages ».

Lire dans La Croix la lettre du frère Georges Sabe

Après Alep, la guerre se poursuit en Syrie

capture« Émiettés dans plusieurs bastions, les opposants à Damas – eux-mêmes divisés et estimés à environ 100 000 combattants sur l’ensemble du territoire – sont affaiblis, mais pas vaincus. Ils tiennent encore plusieurs poches, dont la plus importante est celle d’Idlib, dans le nord-ouest du pays et au sud-ouest d’Alep, à la frontière Turque ».

Article suivi d’un extrait d’une lettre envoyée le 13 décembre par la communauté mariste d’Alep : ‘Quel regard sur celui qu’on soupçonne d’avoir été notre ennemi ?’

Par Laurent Larcher dans La Croix

Alep meurt et nous trouve désemparés

mourne-gif-1024x768_q95_detail_upscaleLa propagande fait rage autour d’Alep. Certains célèbrent une libération de la ville, tandis que d’autres dénoncent des massacres systématiques, maison par maison, à l’arme blanche. Comment savoir ? Que dire ? Que faire, sinon se morfondre, s’horrifier et prier ? Même ce message de Sant’Egidio… Je veux bien dire « je ne laisserai pas faire ça » mais, comment ? Parce que je l’aurais twitté ? Reste ces mots et leur équilibre, la volonté de rechercher une solution pour les civils.

L’attaque des soldats du gouvernement, appuyés par les Iraniens et le Hezbollah avec la couverture de l’aviation russe, réussira probablement à vaincre la résistance en peu de temps. Le passage de la présidence Obama à celle de Trump crée un vide politique qui a facilité le déclenchement de l’offensive, les pressions internationales étant faibles. Quoi qu’il en soit, les habitants sont à bout de force. La partie contrôlée par les forces gouvernementales a également connu beaucoup de souffrances et de destructions. Pendant plusieurs mois, un ami d’Alep me téléphonait depuis la zone contrôlée par le gouvernement (où la vie a aussi été très dure) ; il me disait : « nous sommes sans défense, pourquoi les rebelles n’entrent-ils pas ? ». Les habitants d’Alep, otages de deux camps opposés dans un jeu confus et cruel, ont trop souffert. Pour le camp du gouvernement, le problème est de conquérir toute la ville d’Alep, rapidement. Sauver les habitants est-il une perte de temps ? Il faut faire peser tout de suite la pression internationale sur les combattants pour arrêter les massacres.

Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent. (Romains, 12, 15)