Peuple de prophètes !

En ce dimanche de la Pentecôte, nous vous invitons à lire la méditation « peuple de prophètes » de Mgr Eychenne, évêque de Pamiers dont voici un extrait :

Mgr Éric de Moulins-Beaufort (qui présidera à partir du mois de juillet la Conférence des Évêques de France) écrivait : « La division, si utile ici-bas et si évidente surtout, entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas perd sa pertinence lorsque l’Esprit-Saint est donné à tous… »

En ces temps, marqués par la faillite de « ceux qui savent » (ou qui auraient dû savoir), en ces temps de crise des institutions civiles ou ecclésiales, il nous faut sans doute nous engager dans une écoute patiente et attentive de tous. A commencer par ceux qui jusqu’alors nous semblaient « ne pas compter ». Les chefs des prêtres et les pharisiens parlaient d’eux de façon dédaigneuse en ces termes : « Cette foule qui ne sait rien de la loi. » (Jn 7, 49)
Entendre, écouter, ceux qui « ne savent pas », ou « ne comptent pas », nous aurait peut-être éloigné de bien des drames… Car il y avait parmi eux des prophètes !
+ Jean-Marc Eychenne – Évêque de Pamiers, Couserans et Mirepoix

https://ariege-catholique.fr/un-peuple-de-prophetes/

Abus de conscience ? Pour restaurer la confiance !

Le terme « abus » fait florès dans le contexte actuel… Mais s’intéresse-t-on vraiment aux graves abus de conscience ? En prendre « conscience », c’est justement un chemin d’espérance pour vivre de manière mieux ajustée à l’Esprit et, surtout, pour faire mieux vivre pour tous ceux qui accompagnent leurs frères ! C’est ce dont témoigne le frère Adrien Candiard dans un entretien à La Croix :

« Au nom d’une certaine efficacité, animé par l’envie d’obtenir des « résultats », l’accompagnateur peut être tenté de prendre le contrôle sur la personne. Et l’on manque le but de la relation en croyant bien faire. Or, notre mission est considérable, elle suppose que nous préservions une chasteté de la conscience. Nous devons aider l’autre à grandir en liberté. Le respect de la conscience doit être absolu, il ne faut pas mélanger pouvoir et accompagnement. »

On peut aussi lire, pour approfondir, l’intervention qu’il a prononcée devant la CORREF « Face à la crise, relire Philémon »