Instruction sur la sépulture chrétienne

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La congrégation pour la doctrine de la foi vient de publier un document concernant « la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas d’incinération ». La précédente instruction sur le sujet datait de 1963. Ce nouveau document entend « réaffirmer les raisons doctrinales et pastorales de la préférence pour l’inhumation des corps ; elle voudrait aussi établir des normes portant sur la conservation des cendres en cas d’incinération. […] L’Eglise veut mettre l’accent sur la grande dignité du corps humain, en tant que partie intégrante de la personne, dont le corps partage l’histoire. »

Introduction et texte sur Zenit..

Lettre de François Fillon aux Evêques de France

François Fillon. / Fadel Senna/AFP
François Fillon. / Fadel Senna/AFP

Le candidat à la primaire de la droite et du centre répond dans La Croix au texte publié par les évêques en prévision des prochaines élections :

J’ai lu avec attention le texte que vous avez adressé aux habitants de notre pays : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». En prenant la parole sur des questions essentielles qui traversent notre pays, l’Eglise de France est dans son rôle. La gravité de votre propos doit nous interpeller, votre espérance aussi.

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« Respeto », en prison

xvm3145e978-9a09-11e6-98ad-024241f442a6 Soyons juste : à côté de l’exemple effrayant de la prison de Nîmes, existent aussi l’initiative Respeto, du nom d’un programme mis en place dans certains établissements pénitentiaires espagnols. Le Figaro évoque les cas de Mont-de-Marsan et de Villepinte.

Le projet «Respeto» est un accord qui permet aux prisonniers de bénéficier d’avantages, comme celui d’être en possession de la clé de leur cellule sur un laps de temps défini. Mais pour bénéficier de ces avantages, le détenu doit signer une «charte». Il doit se soumettre à des contraintes et surtout avoir une attitude respectueuse, envers le personnel surveillant et ses co-détenus. Tout écart de conduite est sanctionné d’une exclusion du programme, qui signifie un retour en détention «normale». (…)  A Villepinte, le contrat offre aux détenus des cellules ouvertes en journée, un accès libre aux douches et au terrain de sport en soirée entre autres. Mais en échange, il y a des obligations: lever à 7h30, cours d’éducation civique ou encore séance de ménage.

Archéologie : c’est d’ici que les romains ont conquis Jérusalem

C'est d'ici que les romains ont conquis JérusalemLu sur Terrasanta.net : « Des restes du champ de bataille et la destruction partiel du troisième mur, entourant la ville sainte à la fin de la période du Second Temple, a été découvert ces derniers mois dans l’enclave russe situé dans le centre-ville de Jérusalem. Les découvertes ont été faites lors d’une campagne de fouilles préventives menées par l’Autorité des antiquités d’Israël  là où le nouveau campus de l’Académie Bezalel des beaux arts doit être construit. » […] Selon le Dr Rina Avner et Kfir Arbib, les directeurs du chantier de fouilles : »

Ceci est un témoignage fascinant du bombardement intensif de l’armée romaine, dirigée par Titus, en route pour la conquête de la ville et la destruction du Second Temple. L’attaque visait les sentinelles qui gardaient le mur et servait de couverture pour les forces romaines afin d’approcher le mur avec des béliers et ainsi surmonter les défenses de la ville.

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Qu’est-ce qu’un bon chef ?

dessin-homme-politique-300x175Très intéressant cycle de conférences proposées par le Centre Sèvres, à Paris, sur le thème « Dix leçons de philosophie pour la politique ».

Prochaine séance le 2 novembre sur « Qu’est-ce qu’un bon chef ? » …

Les rapports de pouvoir, de domination et leur légitimité, la notion problématique d’« homme providentiel », le charisme du chef en démocratie, la compétence démocratique, la corruption.
Avec la participation de Florent Guénard, agrégé et docteur en philosophie, maître de conférences à l’université de Nantes. Spécialiste de philosophie politique et morale, il dirige la rédaction de laviedesidees.fr

Le programme par ici : http://www.centresevres.com/cours/dix-lecons-de-philosophie-sur-la-politique/

Le mariage, toujours plus rapide, toujours plus facile…

Il n’y a pas que le divorce qui est toujours plus rapide… il y a aussi le mariage ! C’est le principe de la nouvelle émission de M6, « Mariés au premier regard »

Grâce à une « méthode scientifique » (à base de reniflage de linge sale), on se charge de choisir un époux pour les célibataires qui participeront à l’émission. On marie donc de parfaits inconnus à la mairie, et après quelques semaines de vie commune, on leur demande s’ils veulent poursuivre leur cohabitation ou divorcer.

Une belle image de l’amour, du mariage et du respect des institutions (sic).

On vous rassure, cette émission est pleine de bonnes intentions : « Ce qu’on cherche c’est qu’ils soient vraiment heureux ». Et si ce n’est pas le cas, le divorce est payé par la production.

 

 

Rassemblements des Scouts d’Europe à la Toussaint

 

Comme chaque année, les Scouts d’Europe se retrouvent pendant les vacances de la Toussaint pour deux grands pèlerinages :

Et il n’est pas encore trop tard pour s’inscrire !

Le divorce, toujours plus rapide, toujours plus facile

Paper chain family divorceIl a fini par passer. Nicolas Sarkozy avait tenté en 2007 un divorce sans juge et sans avocat. En 2014, c’était un divorce sans juge et devant greffier qui était proposé. Cette fois, la réforme est passée à l’Assemblée et l’on pourra désormais divorcer par consentement mutuel, sans juge. Un juge aux affaires familiales apporte un éclairage attristé à La Croix 1 – voir aussi cet article, qui détaille la réforme. Et il y a lieu d’être triste. Devant l’insistance transpartisane à faire passer une réforme dont bien des spécialistes expliquent les illusions et les dangers depuis bientôt dix ans. Devant la ferme volonté de toujours faciliter la séparation, de la rendre toujours plus rapide quand, pourtant, face à un consentement mutuel véritable, un divorce ne demandait déjà que six mois. Devant les facilités toujours accordées à l’instabilité familiale. Devant le sort des enfants – certes, « ils n’en mourront pas », mais l’on peut encore rêver de standards plus élevés. Reste à travailler les cœurs, pour préparer les mariages, rappeler le sens de l’engagement et du devoir, de la durée et de la fidélité, afin de limiter le recours à ce nouveau droit.

Notes:

  1. On comprendra ma réserve sur un paragraphe quelque peu méprisant pour le rôle de l’avocat

L’UNESCO et la vérité historique sur Jérusalem

Old City from the Mount of the OlivesAprès l’amitié judéo-chrétienne, après le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, c’est au tour de la très pacifique communauté de Sant’Egidio de manifester vigoureusement sa désapprobation contre la résolution de la “Commission du Programme et des Relations extérieures” de l’UNESCO à propos de « la protection du patrimoine culturel de la Palestine et le caractère particulier de Jérusalem Est ».

Petit rappel des faits : une résolution présentée à l’UNESCO par des pays arabes en vue de la protection du patrimoine culturel palestinien reconnaît le caractère sacré de Jérusalem pour les trois monothéismes, mais sans faire état des liens historiques avec le judaïsme (et du même coup, avec le christianisme) : les lieux saints sont présentés sous leur nom arabe, en référence unique à l’Islam. Le texte a ainsi été approuvé le 18 octobre par 25 États, contre 6, et 26 abstentions dont la France.

Le communiqué de Sant’Egidio dénonce ainsi le fait que « Le texte, adopté par la Commission  de l’UNESCO, en dépit de la perplexité de la Directrice elle-même, Irina Bokova, nie le lien millénaire du peuple d’Israël avec le lieu où surgissait le Temple » Lire la suite

Bouge ton Eglise

L’objectif de Bouge ton Eglise ? « fédérer les paroisses, communautés, groupes de prières, associations, particuliers et d’autres potentiels organisateurs autour d’un outil puissant, actuel et à forte portée », et « rechercher, publier ou partager un événement, dans ta ville ou ta communauté. Ouvert à tous, Bouge ton Église est gratuit et illimité. » Découvrez le site !

On ne donne pas une bonne nouvelle avec un visage triste

Le Pape François s'exprime devant la Congrégation générale des jésuites« … et la joie n’est pas non plus un petit plus décoratif. Elle est un indice de grâce, et montre la présence de l’amour. » C’est le message que le Pape François a fait passer hier matin en se rendant au à la 36e Congrégation générale de ses confrères Jésuites, dix jours après l’élection de leur nouveau Supérieur Général, Arturo Sosa Abascal.

Le Pape a aussi évoqué le discernement qui, pour les jésuites, passe par le fait de se concentrer sur le nécessaire et sur l’essentiel. C’est que pour François, la joie est précisément de cet essentiel, sans laquelle il n’y a pas d’annonce de l’évangile possible.

La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. (Evangelii Gaudium, 1)

Le pain que nous mangeons

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Evalué hier à 10-15 centimes par le candidat à la primaire de droite, le pain au chocolat de Jean-François Copé n’a plus la même saveur. L’occasion de rappeler les erreurs les plus marquantes commises par les politiques sur les prix des denrées du quotidien, depuis la baguette de pain de Lionel Jospin jusqu’au ticket de métro de Natalie Kosciuszko-Moriset. L’occasion aussi de dénoncer une classe politique éloignée du peuple, menant une forme d’existence parallèle, enfermée dans un métier et une élite échappant aux contingences le plus élémentaires.

Plus profondément, ces questions relatives à la vie quotidienne nous ramènent à l’essence même du politique et à une meilleure compréhension de la crise du politique que nous traversons. Ce qui est reproché aux hommes et femmes politiques n’est pas tant le fait de ne pas partager le même mode de vie que le fait de ne pas partager la même vision du monde que leurs électeurs. Comment quelqu’un qui ne fréquente jamais un lieu aussi commun et crucial qu’une boulangerie ou qu’une station de métro, qui sont des lieux qui structurent notre rapport à l’économie, au territoire, à la communauté, peuvent-ils partager la même vision du monde, saisir les attentes de leurs contemporains ? Le pain que l’on partage, c’est un peu de notre existence commune que l’on met sur la table. C’est encore le pain de la nouvelle alliance qui réunit le peuple de Dieu dans l’eucharistie. Symboliquement, partager un même pain, c’est appartenir à un même peuple.

Le numérique est-il diabolique ?

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Non qu’il s’agisse d’exorcisme mais de ce que en quoi le numérique dans nos vies et dans la société « sépare » (diabolein en grec), fragmente, divise. Dans Libération, le philosophe Eric Sadin porte un regard très sombre sur l’avènement du numérique, qui n’est pas sans rappeler dans la tonalité les dénonciations de Papes comme Léon XIII sur les nouvelles formes du libéralisme à la fin du XIXe siècle ou encore Jean-Paul II sur le drame du système quand il prend le pas sur les individus et l’homme.

Dans les faits, [la « colonisation » du monde par « l’esprit de la Silicon Valley »] est un modèle civilisationnel fondé sur la marchandisation intégrale de la vie et l’organisation automatisée de la société qui en train de s’instaurer à grande vitesse.

Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? Certainement pas et les auteurs du Samaritain seraient mal placés pour le faire ! Mais notre dépendance croissante au numérique – voir l’état de fragilité dans lequel nous sommes quand le réseau est l’objet d’attaques majeures, comme il y a quelques jours – ajouté au faible investissement de nos hommes politiques sur ces sujets ne peuvent que nourrir notre questionnement citoyen.

Et le numérique est aussi ce que nous décidons d’en faire. Deux contributions fort intéressantes pour nourrir la réflexion sur nos propres comportements : « Cathos, numérique et bien(s) commun(s) » de Floriane aux Alternatives catholiques et « Internet : voleur ou passeur d’humanité ? » de Jean Caron et un certain Erwan Le Morhedec.

 

« Ne les jugez pas avant de les connaître »

calais1montageIl n’est pas fréquent d’entendre des paroles bienveillantes concernant les migrants, « les exilés ». Les mots de Mariam Guerey, salariée du Secours Catholique n’en sont que plus intéressants et poignants. Comment espérer que l’intégration ait une chance quand ils arrivent dans des centres que les habitants ont tenté d’incendier ? Comment ignorer que le rejet provoque la défiance en retour ?

Aujourd’hui, j’envie tous ces CAO où nos frères vont partir, je dis à ceux qui les recevront : « Accueillez-les, soyez à leurs côtés, ce sont des jeunes en quête de paix, leur regard est poignant, ils nous disent quelque chose de l’humanité.  Ils sont en manque de tendresse et d’amour, de reconnaissance, ils ne savent pas ce que c’est de détester ou de ne pas aimer.  Tout ce qu’ils souhaitent vraiment c’est qu’on les rencontre avec un regard qui ne fait pas de différence, un regard d’amitié et d’accueil…Ne les jugez pas avant de les connaître, essayez juste de comprendre pourquoi ils sont là, ce qu’ils ont dû endurer pour arriver jusqu’ici, on ne quitte jamais son pays par plaisir. Demain l’OFPRA, nous pouvons l’espérer, leur accordera le statut de réfugié ».

Sans se leurrer sur le fait que tous ne correspondent pas à ce tableau, au moins, les connaître. Tout devrait commencer par là.

La Bible en ses traditions

La bible en ses traditions Le Figaro (Premium) propose un entretien avec le père Olivier-Thomas Venard, professeur de Nouveau Testament et vice-directeur de l’École biblique et archéologique de Jérusalem. Si vous êtes abonné, il est à lire ici.

« [le dominicain] est aujourd’hui à la tête d’un ambitieux chantier informatique, la Bible en ses traditions (Best). Il s’agit de mettre en ligne une édition révisée de la Bible, associant les versions hébraïque, grecque, araméenne et latine de l’Écriture sainte et proposant une annotation du texte, du contexte et de sa réception dans les différentes traditions religieuses et culturelles. »

Pour en savoir plus, rendez vous sur le site www.bibest.org, vous pourrez y consulter le volume de démonstration.

La liberté est faite pour nous rendre enfants.

Pape FrançoisDans l’homélie de ce jour, le pape évoque la réaction du pharisien devant la guérison par Jésus d’une femme, le jour du Sabbat :

«Il n’est pas facile, a commenté le Pape, de cheminer dans la Loi du Seigneur», c’est «une grâce que nous devons demander». Jésus accuse [le pharisien] d’être hypocrite, une parole qu’il répète «tant de fois aux rigides, à ceux qui ont une attitude de rigidité dans l’accomplissement de la loi», qui n’ont pas la liberté des enfants, qui sont «esclaves de la Loi». Pourtant, «la Loi n’a pas été faite pour nous rendre esclaves, mais pour nous rendre libres, pour nous rendre enfants». «Derrière la rigidité il y a une autre chose, toujours ! C’est pour cela que Jésus dit : hypocrites !».

à lire sur Zenit.

Quelle dignité, en prison ?

5876718lpw-5877051-jpg_3853861Le Point publie un reportage sinistre sur la réalité de la vie en prison, dans une des prisons les plus surpeuplées de France. Nous sommes loin des discours entendus sur « les prisonniers qui se la coulent douce avec nos impôts ». Construire des prisons, dans ces conditions, n’est même plus une question de capacité d’incarcération mais de respect de la dignité de la personne humaine.

Démanteler ou construire

Mgr Jaeger ArrasL’évêque d’Arras, Mgr Jaeger, intervient au sujet du démantèlement de la « Jungle » de Calais, dans son diocèse :

Une vaste opération de déplacement des personnes concentrées dans la lande ou jungle de Calais est menée. Même si ce lieu a représenté une lueur d’espoir pour beaucoup d’entre elles, l’insalubrité des lieux et les conditions précaires de subsistance le condamnaient à disparaître. Sans oublier les moyens pris par les pouvoirs publics et l’énorme investissement des bénévoles et des associations, l’heure est venue de construire plus que de démanteler.

Il faut d’abord construire ou reconstruire les modalités du respect de la  dignité humaine d’hommes et de femmes blessés qui ont quitté leurs pays et leurs familles dans des circonstances souvent atroces et douloureuses. Ces mêmes personnes ont souvent été bafouées par les réseaux qui devaient les acheminer vers une hypothétique terre promise et les ont conduits à Calais dans les conditions que l’on sait. Leur départ de notre littoral peut et doit être vécu comme un surcroît de dignité et de respect, notamment à l’égard des mineurs, des femmes seules et des personnes en santé fragile.

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La nature n’est pas utile, elle est irremplaçable

La nature n’est pas utile, elle est irremplaçable

Les plantes des jardins sont considérées comme des enfants ; qu’une femme oublie de repiquer un pied de manioc, elle rêvera la nuit suivante d’un nouveau-né éploré qui lui réclame le sein. Les animaux de la forêt sont vus comme des parents par alliance dont on a ponctuellement le droit, moyennant le respect de certaines règles, de prélever le corps lors de la chasse. Au sein d’une pensée qui ne distingue pas la nature de la culture, l’idée d’agrandir ses jardins ou de domestiquer des animaux pour produire davantage — un surplus dont on ne saurait d’ailleurs que faire — apparaît d’une absurdité presque dangereuse.

A méditer sur le principe énoncé dans la Genèse de garder et cultiver le jardin, comme une relation type de l’homme à la nature, et l’on se défendra bien tôt de tout rapport utilitariste à la nature, y compris quand il s’agit d’argumenter pour la défendre. C’est dans cet esprit qu’il faut lire cet article du site Reporterre, sur cette tribu d’Amazonie qui ne voit pas plus d’utilité dans la nature que nous n’en voyons de prime abord dans notre famille.

Le célibataire, ce handicapé.

94331107_c001kd_a_father_lifting_his_son_in_the_air-large_transqvzuuqpflyliwib6ntmjwzavhxqzbmczl0sj3gtk990Au nom d’un « droit à se reproduire », l’incapacité à pouvoir s’auto-reproduire pourrait bien être considéré sous peu comme un handicap, et les célibataires sans enfant comme souffrant d’infertilité, sociale.

C’est ce que rapporte The Telegraph. Ainsi les experts de l’OMS auraient résolu de définir de nouveaux standards et, poursuivant la logique toujours plus absurdes des droits individualistes, consacreraient un « droit à la reproduction ».

Under the new terms, heterosexual single men and women, and gay men and  women who want to have children would be given the same priority as couples seeking IVF because of medical fertility problems. Dr David Adamson, one of the authors of the new standards, said: “The definition of infertility is now written in such a way that it includes the rights of all individuals to have a family, and that includes single men, single women, gay men, gay women.

Ce point mérite l’attention tant, d’une part, il consacre la conception de la vie en société comme la mise en œuvre de droits personnels, individuels et individualistes et, d’autre part, il ouvre la voie aux pratiques que l’on sait largement contestées aujourd’hui, autour de la PMA et de la GPA.

Aider Saint Joseph

Ces hommes et ces femmes que vous croisez si souvent sans savoir comment les aider, comment leur apporter un soutien qui ne soit pas à court terme, au-delà d’une pièce et d’un regard… un lieu comme le Village Saint Joseph à Plounévez-Quintin se charge de les remettre sur pied. Leur mission, disent-ils : « aider à ne plus avoir besoin d’aide ».

Aujourd’hui, ils font appel à vous pour pouvoir s’équiper d’une chambre froide. Vous pouvez les aider.

C’est le temps de la mission et du courage

Angélus : "Aujourd'hui est le temps du courage et de la mission!"Ce sont les mots du Pape François lors de sa catéchèse de ce dimanche :

C’est le temps du courage, même si avoir du courage ne signifie pas avoir des garanties de succès. On nous demande du courage pour lutter, pas nécessairement pour vaincre, pour annoncer, pas nécessairement pour convertir. On nous demande d’avoir du courage pour proposer une alternative au monde, sans jamais devenir polémiques ou agressifs. On nous demande du courage pour nous ouvrir à tous, sans jamais diminuer l’unicité du Christ, unique sauveur de tous. On nous demande du courage pour résister à l’incrédulité, sans devenir arrogants. On nous demande également le courage du publicain de l’Evangile, qui avec humilité n’ose même pas lever les yeux vers le Ciel, mais se frappe la poitrine en disant « Dieu, aie pitié de moi, pécheur.

Ainsi va la vie d’un diocèse rural…

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… qui cherche à devenir missionnaire. Le diocèse de Tulle, fort d’une vieille et vive histoire chrétienne mais aussi d’un passé anticlérical pas tout à fait derrière lui, a publié de nouvelles orientations pastorales. Dans celles-ci,  on trouve notamment un appel vigoureux à mettre en place des communautés missionnaires dans chaque village, faisant vivre les petits joyaux architecturaux que sont les églises corréziennes par la prière des vêpres, du chapelet, par l’adoration etc. mais aussi l’annonce d’un regroupement des forces vives du clergé en communautés. Mgr Bestion a-t-il lu Jean Mercier ? Quoi qu’il en soit, les deux hommes en arrivent aux mêmes conclusions !

Livre : Monsieur le curé fait sa crise, de Jean Mercier

Cahiers Libres rend hommage à l’excellent roman de Jean Mercier « Monsieur le curé fait sa crise » : plus qu’un roman, ce livre est un appel à réfléchir sur l’organisation de nos paroisses.

Avec un humour délicieux, riche en formules imagées dont l’auteur a le secret, ce roman aborde un sujet grave : la souffrance des prêtres épuisés par la réunionite, le management de bénévoles, les kilomètres pour desservir tous les clochers (et ne frustrer personne…), la multiplication des tâches éloignées de l’essence de leur ministère, l’absence de reconnaissance et autres difficultés qui conduisent tout droit nos prêtres vers le burn out.


Le Pape François nous invite à prier avec lui pour l’Irak

Le Pape François appelle à prier pour l'Irak et la ville de Mossoul

En ces heures dramatiques je suis proche de toute la population d’Irak, en particulier de celle de la ville de Mossoul. Nos âmes sont bouleversées par les actes de violences féroces qui sont commis depuis trop longtemps contre des citoyens innocents, qu’ils soient musulmans, chrétiens, ou qu’ils appartiennent à d’autres ethnies et religions. Je suis profondément meurtri par les informations sur ces meurtres de sang-froid de nombreux fils de cette terre aimée, parmi lesquels tellement d’enfants. Cette cruauté nous fait pleurer, et nous laisse sans parole. Aux paroles de solidarité s’adjoint l’assurance de mon souvenir dans la prière, afin que l’Irak, durement touché, soit fort et solide dans l’espoir d’avancer vers un futur de sécurité, de réconciliation et de paix. Pour cela, je demande à tous de vous unir ma prière.

Ce dimanche, quelques 50.000 fidèles se sont ainsi recueilli avec lui en silence, avant de prier un Ave Maria. A l’article sur Radio Vatican.

Traité UE-Canada : CETA vous de choisir

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Le gouvernement wallon a aujourd’hui toutes les clés en main pour décider de l’avenir proche du traité commercial CETA : la Commission européenne lui ayant laissé jusqu’à ce soir pour livrer sa position définitive, conditionnant celle de l’Etat belge, la Wallonie tranchera sur la tenue – ou non – de la séance de ratification du traité prévue ce jeudi avec le Premier ministre canadien. Le veto wallon peut, s’il est maintenu et en conformité avec les lois constitutionnelles belges, orienter la décision du pays vers la négative et donc empêcher la ratification de l’accord, qui doit recevoir l’aval des différents chefs d’états. La pression est donc maximale du côté de la Commission européenne et des gouvernements nationaux en direction du dirigeant wallon, Paul Magnette, qui a dénoncé le défaut de démocratie dans le processus de validation ainsi que ces pressions dont il est l’objet.

Le veto wallon a d’abord pour avantage de braquer les projecteurs sur les négociations commerciales en cours, réinstaurant un débat public jusqu’alors extrêmement pauvre en comparaison des enjeux en présence, par exemple sur la question des tribunaux d’arbitrage (permettant aux entreprises d’attaquer des Etats pour entrave au commerce). Mais l’affaire « Paul Magnette » est surtout à suivre de près car elle pourrait créer un précédent quant au contenu et aux modalités de négociations des accords commerciaux – comme le TAFTA, actuellement mis en attente -, opaques et discutables quant à leurs retombées économiques et environnementales. Y aura-t-il un avant et un après CETA ? On peut en tous cas se féliciter du retour du politique dans l’arène des affaires européenne, en écho avec la récente lettre des évêques de France.

Source photo : Le Soir

Le pharisien et le publicain vus par Mauriac

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Cette vision particulière du roman comme instrument de foi repose sur le constat d’une disparition de Dieu. Disparu de la morale, disparu de la littérature, le voilà à présent qui disparaît des cœurs. Plutôt que de l’invoquer avec force ou d’organiser son retour avec fracas dans ses œuvres, Mauriac est guidé par l’intuition d’une soif universelle de Dieu qui travaille jusqu’à l’âme du plus fieffé pécheur. Si le roman parvient à lui en faire prendre conscience, il sera libre alors de se tourner vers la source à laquelle boire. Dans les deux romans, le vent ne cesse jamais de souffler ni l’eau de couler, irriguant le récit de part en part de leur évidence discrète. Thérèse et Louis étouffent et meurent de soif à deux pas de ce puits autour duquel ils errent sans jamais le voir : l’écriture de Mauriac consiste à leur en révéler la présence, si proche, si nécessaire et pourtant si discrète.

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Un endroit où crécher

creche-de-noelAu moment où nous nous étripions sur la place à donner aux crèches dans les mairies, le Saint-Siège par la voix de Mgr Bernardito Auza plaidait pour le droit au logement pour tous auprès de l’Organisation des Nations Unies.

La réalisation complète du droit à un logement décent et abordable est liée au respect pour la dignité intrinsèque et inviolable de la personne humaine. Trop de personnes sont encore logées de façon insuffisante, vivant dans des bidonvilles insalubres ou dans des bâtiments dangereux : aujourd’hui il y a tant de familles sans-abri.

Le rapporteur auprès du Conseil d’Etat appelle dans ses conclusions à envisager la crèche, lorsqu’elle se trouve exposée dans des bâtiments publics, comme un objet sécularisée. Ne peut-on imaginer que les chrétiens utilisent cette opportunité pour partager avec leurs concitoyens un idéal de solidarité, celle qui amène par exemple à prêter un toit à un couple en transit qui attend un enfant ? La meilleure solution pour contrer ceux qui veulent faire de la crèche un symbole identitaire au service du rejet de l’autre n’est-elle pas de leur opposer une vision qui promeuve l’accueil et le partage ?

Beaucoup de chrétiens œuvrent déjà activement pour le droit au logement. On peut penser en particulier à Habitat et Humanisme, dont le fondateur, le père Bernard Devert, vient de signer un signer un texte particulièrement d’actualité.

Quitter Calais … et après ?

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(JP Brunet)

Les appels nombreux du Pape François pour accueillir les migrants, de manière inconditionnelle mais à la mesure de nos moyens, ne peuvent nous laisser insensibles à l’actualité sur l’évacuation de la « jungle » de Calais, ce lundi. Et en même temps, au carrefour de retours parcellaires ou contradictoires, il est dur de se forger une opinion. Le démantèlement commence aujourd’hui ; voici une tentative de résumé de la situation (s’il était lui-aussi parcellaire ou insatisfaisant, au moins aura-t-il eu le mérite de vous inviter à vérifier ou compléter  par vous-même !).

Le gouvernement a décidé d’une dissolution du camp de migrants à Calais (plusieurs milliers de personnes – une ville !) en orientant ses occupants en divers coins de France, notamment par le biais de « CAO » (Centre d’Accueil et d’Orientation) appelés à prendre en considération la situation de chacun. On comprend à la lecture du papier assez complet de la Voix du Nord que le dispositif mis en oeuvre est imposant et que peut-être cette sortie de Calais est mieux construite que celle de Sangatte quelques années auparavant … Et aussi qu’un « traitement » de la situation complexe et douloureuse du Calaisis est mis en oeuvre, même si on peut commenter ses modalités.

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En Irak, la croix se dresse à nouveau

La petite ville de Bartella a été reprise sur Daech. Sitôt arrivés, les combattants chrétiens ont érigé une grande croix de bois sur le sommet de l’église, là où les islamistes l’avaient précédemment abattue. Dans l’église dévastée, ils se sont mis à genoux et ont prié.

Les croyants ne revendiquent pas l’installation de crèches dans les mairies

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C’est le Père Louis-Marie Guitton, prêtre dans le diocèse de Fréjus-Toulon (Var) et responsable de l’Observatoire socio-politique du diocèse, qui le souligne et qui rappelle entre autres que :

Pour nous, Noël est un temps de paix, donc il n’y a pas lieu d’entrer dans des guerres inutiles. C’est toujours sain qu’il y ait un débat, mais ces histoires de crèche installées dans les mairies ne sont pas une priorité aujourd’hui.Je préfère rappeler que l’histoire que raconte la crèche est dramatique au départ : ce sont des gens qui n’ont pas trouvé à être hébergés, un couple qui cherche une maison. Ca peut nous ramener à l’actualité, non ? La crèche est tout le contraire d’un signe de fermeture.