Dans l’agenda du Pape en 2017

Pope Francis disembarks from a plane after arriving at Tbilisi International Airport on September 30, 2016. Pope Francis set off on September 30 for Georgia and Azerbaijan on what Vatican officials billed as a mission to promote peace in a troubled part of the world, three months after he visited neighbouring Armenia. / AFP PHOTO / VINCENZO PINTO
AFP PHOTO / VINCENZO PINTO

Voyages, visites, rencontres, réforme de la curie, … le programme du Pape François est déjà bien chargé pour 2017 ! Et il nous réserve bien des surprises…

Un premier coup d’oeil sur l’agenda du Pape proposé par La Croix ici.

Ségolène, nouvelle Jeanne d’Arc de la Primaire ?

jeanne-darc-segoAprès avoir vertement critiqué Manuel Valls sur le 49-3 et affiché son intérêt pour Emmanuel Macron sur Europe 1 ce dimanche, Ségolène Royal semble vouloir jouer les trublions dans la Primaire de gauche. Elle qui a toujours accordé de l’importance à Jeanne d’Arc voudrait bien, au fond, devenir l’arbitre de cette Primaire et du rassemblement de la gauche – non tant pour « faire » le prochain Roi de France que pour se préparer un nouveau rôle clé, loin des bûchers de l’oubli dans lesquels pourrait l’entrainer la fin du règne de François Hollande. Cachant moins que jamais ses différends avec Manuel Valls (concurrent de l’impossible rassemblement), Ségolène Royal a reçu le 4 janvier dernier Emmanuel Macron, autre personnalité passionnée par la pucelle d’Orléans, et parti en cavalier seul dans la course à l’Elysée. Tout en montrant ainsi sa grande liberté dans le cadre de la Primaire, Ségolène Royal veut afficher sa capacité à dialoguer avec chacun (elle dit avoir été contactée aussi par Benoït Hamon) et à se poser en dernier recours pour rassembler la gauche.

Ce n’est donc aucunement un hasard si l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 exposait tout récemment ses connivences avec Jeanne d’Arc lors de l’émission « Et si c’était vous ? », elle qui a passé son enfance dans un village des Vosges « non loin de Domrémy ». Fascinée enfant par un vitrail de l’église de son village représentant Jeanne d’Arc, elle en fait lors de cet entretien une quasi sainte-patronne républicaine, figure féministe et émancipatrice, symbole en creux des échecs de la gauche :

je viens d’une famille catholique, pratiquante, donc j’allais à la messe tous les dimanche, et même aux vêpres l’après-midi, donc vous voyez… et il y avait dans cette église la seule figure féminine, à part Marie, Jeanne d’Arc qui était magnifique, avec cet oriflamme, ce drapeau…[…]

la gauche a abandonné Jeanne d’Arc, la gauche a abandonné la nation, la gauche a abandonné la valeur travail […], la gauche avait abandonné la famille [….] par fragilité idéologique ou en se laissant déborder par une réappropriation de ces symboles par la droite.

Elle dit respecter les positions de ceux qui se sont mobilisés contre le Mariage pour Tous tout en récusant les débordements qui se sont exprimés et en refusant tout affichage de la foi en politique. Cette dernière « n’a pas à venir dans le champ politique ». Le transfert du sacré est pourtant assumé, pour Ségolène Royal, de l’Eglise à la politique.

Apprendre à instruire, c’est (aussi) une œuvre de miséricorde

capture« En cette nouvelle année, ne réduisons pas la Miséricorde au pieux souvenir d’une porte, ouverte puis refermée. Une fois que nous aurons visité les malades et les prisonniers (deux autres œuvres de miséricorde) et peut-être enseveli un proche défunt, tout en priant pour les vivants et les morts (encore deux), pensons qu’instruire les ignorants ne nécessite pas toujours de nombreux diplômes. Il suffit parfois d’offrir un jeu de sept familles… »

Henri Quantin dans La Vie

L’abbaye la plus ancienne d’Europe occidentale

capture« L’abbaye de Saint-Maurice, qui a fêté ses 1500 ans en septembre 2015, est l’un des principaux poumons spirituels de la Suisse. Son activité n’a jamais connu la moindre interruption depuis sa fondation le 22 septembre 515, ce qui en fait l’abbaye la plus ancienne d’Europe occidentale. Elle est un lieu de ressourcement pour de nombreux pèlerins et retraitants venus de Confédération helvétique mais aussi du reste du monde, et joue aussi un grand rôle dans le dialogue œcuménique, accueillant de nombreux chrétiens coptes et orthodoxes ».

Écouter le prieur de l’abbaye

Le Pape ouvre les dortoirs du Vatican aux sans-abri

Le Pape appelle à aider les sans-abri victimes du froidLu sur Radio Vatican : A l’issue de la prière de l’Angélus dimanche 8 janvier 2017, le Pape François a demandé aux fidèles de penser «à toutes les personnes qui vivent dans la rue, touchées par le froid et tellement souvent par l’indifférence». «Prions pour eux et demandons au Seigneur de nous réchauffer le cœur pour pouvoir les aider». La veille, samedi 7 janvier, l’aumônier du Pape, Mgr Konrad Krajewski, avait indiqué à l’agence de presse italienne Ansa que trois dortoirs du Vatican resteront ouvert 24h/24 aux personnes sans-abri, alors que le pays est en proie à une vague de froid qui a tué sept personnes en 48 heures.

La Stampa précise que des solutions pour lutter contre le froid seront également proposées pour ceux qui ne souhaitent pas quitter la rue. Des sacs de couchage spéciaux résistants à des températures de moins 20°C leur seront proposés, ainsi que des gants. Les personnes sans domicile fixe peuvent aussi se rendre dans les dortoirs juste pour rester au chaud, boire un thé, un café ou manger quelque chose.

Les vœux du Pape au corps diplomatique

Vœux du Pape au corps diplomatique : le texte intégralLe Pape François a reçu ce lundi matin, 9 janvier 2017, l’ensemble des ambassadeurs accrédités auprès du Saint-Siège, pour le traditionnel discours des vœux au Corps diplomatique, qui permet de faire le point sur les grands dossiers internationaux. Il a choisi cette année de consacrer cette rencontre « au thème de la sécurité et de la paix, puisque dans le climat d’appréhension générale pour le présent et d’incertitude et d’angoisse pour l’avenir, dans lequel nous nous trouvons immergés, je pense important d’adresser une parole d’espérance, qui indique aussi une perspective de chemin. » Radio Vatican propose à la lecture la traduction intégrale de ce discours. En voici quelques extraits choisis :Lire la suite

Triso, et alors ?

capture« La journée de Caroline, 25 ans, commence comme celle de n’importe quel salarié. Mais pour se rendre au travail, elle a dû apprendre le trajet par cœur. À Nantes, ce restaurant ressemble à beaucoup d’autres. Pourtant, comme Caroline, sept employés sont ici trisomiques. Depuis des semaines, Farida les forme en cuisine. Antoine a 31 ans. Comme Caroline, il a dû apprendre le service à son rythme. ‘J’ai une lenteur, je ne suis pas rapide, je me bats pour bien faire’, affirme Caroline. À l’origine de ce projet, Flore, 26 ans, s’est lancée un défi : faire changer le regard sur le handicap ».

 

Le Pape François, les catholiques et l’identité

dandrieu-koz Suite à la parution ce mois de janvier du livre d’Erwan le Morhedec Identitaire, le mauvais génie du christianisme, le débat paraît lancé dans le monde catholique sur le rapport de l’Eglise et des baptisés à l’identité, à la nation et à l’immigration (voir articles du Monde et de la Vie). Il faut dire que paraît, dans le même temps un ouvrage de Laurent Dandrieu intitulé Eglise et immigration, le grand malaise. Le pape et le suicide de la civilisation européenne, qui prend lui aussi position – à l’opposé – sur les déclarations du Pape concernant les migrants.

Une figure semble bel et bien surplomber le débat : celle du Pape François. Symbole pour les uns d’un discours pro-immigration dans lequel il embarque l’Eglise catholique, il est pour les autres un acteur direct de la doctrine sociale, accomplissant une mission d’actualisation et de mise en acte de l’évangile et de la parole des papes précédents.

Ce n’est donc pas un hasard s’il sera placé au centre d’un débat organisé par la Procure, à Paris, avec les deux auteurs concernés, le 1er février prochain : soirée « autour du Pape François » et, à n’en pas douter, autour de la notion d’identité. L’occasion de rappeler que la doctrine sociale de l’Eglise n’est pas un corpus lisse fournis une fois pour toute par l’Institution mais bien une pensée vivante qui se nourrit des débats entre croyants.

Pensée du jour

La religion sert moins à penser qu’à agir et, si elle enseigne à vivre, c’est afin d’enseigner à mourir.

Frédéric Ozanam

Monsieur, combien je vous dois ?

capture« Dans ce film, le comédien revient sur la dépression qu’il a traversée, mais aussi sur sa façon de vivre son cancer, toujours ancré dans le Christ. ‘C’est un message de vie face à la mort qui se profile, un message d’espérance extraordinaire’, explique Steven Gunnell, qui a réalisé le film avec sa femme Sabrina. ‘Il montre comment un couple résiste dans une épreuve, comment la foi peut permettre de traverser la maladie, quand la fin arrive’« .

Voir la vidéo dans La Vie

Homélie du Pape François pour l’Epiphanie

Pape FrançoisRadio Vatican publie l’homélie du Saint Père lors de la messe pour la solennité de l’Epiphanie à la basilique Saint Pierre. Une homélie portée sur le désir et la sainte nostalgie de Dieu. Petit extrait :

La sainte nostalgie de Dieu jaillit dans le cœur croyant parce qu’il sait que l’Évangile n’est pas un événement du passé mais du présent. La sainte nostalgie de Dieu nous permet de tenir les yeux ouverts devant toutes les tentatives de réduire et d’appauvrir la vie. La sainte nostalgie de Dieu est la mémoire croyante qui se rebelle devant tant de prophètes de malheur. Cette nostalgie est celle qui maintient vivante l’espérance de la communauté croyante qui, de semaine en semaine, implore en disant : « Viens, Seigneur Jésus ! ».

Lire l’intégralité de l’homélie…

Identitaire, le mauvais génie du christianisme

Identitaire, le mauvais génie du christianismeQuelques extrait de l’ouvrage à paraître d’Erwan Le Morhedec publiés sur La Vie en avant-première. A découvrir !

« La France est une et indivisible, elle garantit les mêmes droits à tous sans distinction, droits qu’elle considère même attachés à tous, et pas exclusivement aux citoyens français, et c’est cela qu’elle choisit de mettre en avant dans son texte fondamental. Voilà peut-être ce à quoi porte atteinte le réflexe identitaire, du seul point de vue politique : finalement, au génie et à l’élan de notre pays. Parce qu’il fracture et fragmente une France qui se veut une et indivisible. Parce qu’il racornit une France qui, elle, aspire à l’universel sous l’influence conjointe, quoique parfois concurrente, du christianisme et des Lumières. Et ce réflexe politique identitaire s’accompagne d’un rapt auquel nous devons nous soustraire et que nous devons dénoncer et combattre : l’accaparement et la récupération du christianisme à des fins étrangères. In fine, sa trahison et sa subversion. »

Et aussi, à lire dans la même revue, l’excellent édito de Jean-Pierre Denis, Catholiques et tentation identitaire : deux visions, un débat.

Le renouveau biblique n’a pas vraiment eu lieu

captureLa Vie a interviewé fr. Olivier-Thomas Venard op, Vice-directeur de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (EBAF), docteur en théologie et en lettres, et directeur du projet la Bible en ses traditions (Best). La finalité et les principes essentiels de ce programme ont été publiés il y a quelques années dans un volume de démonstration, disponible sur l’internet.

Pour La Vie, il s’agit d’un « ambitieux programme de traduction, commentaires et annotations du texte biblique sur Internet, par des équipes internationales, interdisciplinaires et interconfessionnelles. Le chantier en ligne vient d’être ouvert gratuitement au public, avec une invitation aux chercheurs, aux passionnés et aux érudits à proposer leur aide. La spécificité de la démarche ? Une attention très forte à l’histoire de la réception du texte dans les traditions juive, chrétienne ancienne et moderne, mais aussi dans la culture, à travers la littérature, la philosophie et les arts visuels. » Extrait :Lire la suite

Solidarité, conscience, respect des lois : un intrus ?

5058592_6_15de_manifestation-le-23-novembre-en-soutien-a_a4ebbd33c0feeccdae2717c268739fdf« L’aide au séjour d’un étranger pour lui assurer des conditions dignes et décentes ou visant à préserver son intégrité physique n’est pas pénalement punissable. » Voilà la conclusion de la Présidente du Tribunal correctionnel de Nice dans le procès d’un enseignant-chercheur qui avait convoyé avec sa voiture des Érythréennes venues d’Italie, comme nous le rapporte Le Monde. Le Procureur avait requis six mois de prison avec sursis, pour – comme l’appelle le journal La Vie – « délit de solidarité ».

L’Église depuis ses origines a insisté sur la nécessité pour ses croyants de respecter les lois du pays où ils habitent (on se souvient de la lettre de Diognète au IIe siècle sur les chrétiens : « Ils obéissent aux lois établies et leur manière de vivre est plus parfaite que les lois. »). Et pourtant, comme un simple citoyen aidant des migrants le confiait dans La Croix : « Quand vous voyez des familles avec des bébés, des mineurs dans les rues, en situation d’hypervulnérabilité face aux réseaux en tous genres, vous faites quoi ? Vous passez votre chemin ? ». Un questionnement qui ne peut laisser indifférent des chrétiens …

La Cimade, fondée et encore largement animée par des chrétiens, a ainsi produit une déclaration intitulée « La répression de la solidarité doit cesser » :Lire la suite

Les astres et la foi au vrai Dieu

capture« Puisque les astres étaient pour eux le grand livre où ils croyaient lire les secrets de la divinité, Dieu a utilisé tel phénomène astronomique plus ou moins étrange, pour les mettre sur la voie.
Mais cette quête va rarement jusqu’au bout, s’il ne se trouve quelqu’un qui puisse lui donner un sens et une destination précise. C’est là qu’interviennent les croyants qui ont reçu la révélation du vrai Dieu, qui connaissent les Écritures et l’enseignement de l’Église. Malgré leurs lacunes et leurs faiblesses, ce sont eux qui rendront possible la rencontre avec le Seigneur, en disant tout simplement : c’est là que vous pouvez le trouver, poussez la porte, agenouillez-vous devant la présence cachée de Jésus au tabernacle, il vous attend… »

Père Michel Gitton, Les échos de Saint-Quiriace

Pensée du jour

Se lier à Dieu, c’est faire un bond vers l’infini. C’est découvrir la lumière qui éclaire tout. C’est le total épanouissement de l’homme à sa totale libération.

Père Philippe

Inde : Violences faites aux femmes, l’Eglise catholique veut contribuer à faire évoluer les mentalités

En Inde, depuis 2012 et le viol en réunion d’une étudiante à New Delhi, qui est morte des suites de ses blessures, les violences faites aux femmes ne semblent pas diminuer. Une prise de conscience s’est fait jour sur la nécessité de faire évoluer les mentalités afin que les femmes ne soient plus considérées comme des proies, prise de conscience à laquelle l’Eglise … lire la suite sur Eglise d’Asie.

Chrétiens convertis au Maroc

capture« Reste, pour les convertis, le regard de la société, le plus dur à supporter. ‘J’aurais moins peur de dire la vérité au procureur du roi qu’à mon oncle !’, s’amuse Reda, qui tient secrète sa conversion. ‘Je veux garder mon travail et mes amis. Ici, quitter l’islam, c’est impensable. On pense que tu fais ça pour mener une vie de débauche, comme dans les séries américaines à la télé ! Ou on te prend pour un fou' ».

Lire plus dans La Croix

Les églises orientales catholiques de Paris

capture« Le samedi 21 janvier prochain, l’Œuvre d’Orient, avec son groupe de jeunes Antiokia, mettra le patrimoine chrétien oriental à l’honneur. Cet événement sera l’occasion de partir à la découverte des neuf églises catholiques orientales de Paris qui ouvriront leurs portes au public, partageront les richesses spirituelle, culturelle et liturgique de leurs communautés ancestrales mais bien vivantes ».

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Il nous manque un morceau de silence

capture« La société du spectacle célèbre son propre triomphe. Nous baignons du matin au soir dans ce bruit de fond où se mêlent informations utiles, messages publicitaires, pirouettes de bonimenteurs, racolages de politiciens, etc. Sur cette soupe sonore nous flottons comme dans le néant.Cette com’ omniprésente et ce bruit font de nous des humains accablés qui traversent leur vie sans vraie parole ni échange. Comme il nous manque un morceau de silence plus habitable ! »

Jean-Claude Guillebaud, dans La Vie

Antiennes de Geneviève

capture« Dès l’aube, Geneviève faisait monter sa prière vers le Seigneur.
Saints et humbles de coeur, bénissez le Seigneur.
Le Seigneur aime son peuple. Par Geneviève, il l’a secouru dans la détresse.
Tenant en mains sa lampe allumée, Geneviève cheminait joyeuse à la rencontre du Seigneur ».

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Pensée du jour

Ne combats pas par la violence : ce n’est pas un signe de force, c’est un signe de faiblesse. Qui ne parvient pas à vaincre avec le cœur et la raison essaie de vaincre par la violence. Toute manifestation de violence est le signe d’une infériorité morale. Une idée ayant besoin d’une arme pour durer est destinée à disparaître.

Jerzy Popieluszko

Journées d’amitié sacerdotale

captureLes six prêtres qui animent le site Padreblog, dont le P. Pierre-Hervé Grosjean, ont organisé à Lyon, les 1er et 2 janvier, un rassemblement informel de prêtres.

‘Cette initiative révèle sans doute un besoin de se soutenir’, commente Pierre Durieux, responsable de la communication du diocèse de Lyon. Il fait notamment référence au roman à succès de Jean Mercier paru récemment, Monsieur le curé fait sa crise, qui traite de la question de l’isolement des prêtres.

‘Nous n’avons pas la prétention de résoudre quelque problème que ce soit’, précise l’abbé Grosjean.

Lire plus dans La Croix…

Université de la Vie

capture« L’Université de la vie est un Cycle de formation en bioéthique. Il propose de parcourir et d’approfondir en plusieurs soirées les enjeux actuels de la bioéthique pour agir au service de la vie. Une façon  de susciter une réflexion pratique et concrète, ancrée dans le quotidien, sur le sens de la vie humaine.

Lancé en 2004, cette formation était alors réservée aux seuls franciliens. Mais fort de son succès renouvelé, Alliance VITA a décidé de proposer ce cycle de formation à toute la France par un système de visioconférence associant une animation nationale et locale. C’est ainsi qu’en 2014 l’Université de la vie est  devenue un événement national et dès 2015 international associant l’Allemagne, la Belgique, le Canada, les Etats Unis, la Grande-Bretagne et la Suisse ».

Comment participer…

Un synode diocésain à Poitiers

Synode PoitiersDevenant votre archevêque en 2012, et grâce à la connaissance que j’avais déjà du diocèse depuis 2007, j’ai voulu très vite adapter certaines réalités au présent de la société et de l’Église. Pour cela j’ai mis en œuvre une nouvelle carte paroissiale, constitué quatre pôles coordonnant les services diocésains et redéfini les règles des finances diocésaines, m’inspirant des appels émis dans le synode de 2003.

Toutes importantes que soient ces choses, elles ne sont que secondes ; l’essentiel pour nous est ailleurs : nous sommes appelés par le Seigneur à être des disciples et des missionnaires, ainsi qu’aime à le redire le pape François.

Il ne suffit donc pas d’avoir des instances qui fonctionnent bien et des finances plus saines – nous sommes sur le chemin mais ce n’est pas encore gagné – il faut aussi adapter nos manières d’être des disciples et des missionnaires au temps où nous vivons.

Ceci concernant chacun dans le diocèse, le chemin permettant de se donner des repères et des priorités doit être parcouru par tous. Pour cette raison, et m’appuyant sur les heureuses expériences de 1993 et de 2003, après avoir entendu le conseil presbytéral et le conseil pastoral diocésain qui m’ont encouragé dans ce sens à l’unanimité de leurs membres, moins une voix au conseil pastoral diocésain, je décide de convoquer un synode diocésain. Il sera ouvert en janvier 2017 et clos au terme de l’année 2018.

Le synode sera ouvert le 7 janvier à Niort, puis dans chaque paroisse les 14 et 15 janvier.

« Les religions font la Une »

Les journalistes des médias catholiques se retrouveront du 25 au 27 janvier 2017 chez leur saint patron, à Annecy, pour les 21e rencontres saint-François de Sales, sur le thème « Les religions font la Une ». Sujet important au moment où de nombreux titres s’intéressent aux cathos, notamment en vue de la présidentielle…

Djihadisme, pédophilie dans l’Eglise, Burkini, crise des migrants, attentat de Saint-Etienne du Rouvray, laïcité, mariage pour tous, pape François…

Les derniers mois ont mis les religions au cœur de l’actualité et des préoccupations de la société française. De nouvelles frontières de l’information religieuse se dessinent, entraînant les médias généralistes à s’intéresser à ces questions et les médias confessionnels à se positionner. D’un journalisme d’information à une presse de conviction, comment les médias catholiques peuvent-ils se situer quand l’Eglise est sous les feux de la rampe ? Quelle est l’influence de l’information en direct, des réseaux sociaux, des sites d’information sur les pratiques rédactionnelles ? En s’adressant à un public (de) fidèle(s), les médias chrétiens  ont une responsabilité « ad intra », tout en ayant aussi le souci d’être audibles par un large public qui manque de références.

 

La démondialisation ou le chaos ?

captureLes solutions évoquées sont dérangeantes, et même heurtantes. Mais le constat n’en demeure pas moins juste !

Le concept de firme multinationale date des années 1950 et concerne au départ des entreprises américaines qui ont adopté une stratégie de conquête de marché à l’étranger et d’un commencement de délocalisation d’une partie de la production. La frontière du Mexique a été franchie pour employer une main d’œuvre moins chère qui fabriquait des produits ensuite réimportés aux Etats-Unis. Les profits ont progressé très rapidement, et les entreprises ont augmenté en volume.

Aujourd’hui elles gèrent des masses monétaires immenses, elles ont des réseaux de sous-traitance à qui elles dictent leurs conditions. Elles ont, surtout, un poids politique de premier ordre avec l’arme du chantage à la délocalisation, qui leur permet de se soustraire à toute réglementation qui nuirait à leurs intérêts.

Lire plus dans Limite…

Agiter ses gros sabots dans la source de l’homme ?

capture« S’agissant de la conception humaine, il n’y a jamais de prudence suffisante. La conception a lieu, ou non. Tant qu’elle n’a pas lieu on ne sait pas. Et quand elle a lieu on ne sait pas non plus, mais il est trop tard pour réfléchir. Un être qui pense a été produit. Sait-on si les pensées de son âge mûr ne doivent rien à l’amour géniteur, indissociable dans la nature de la procréation ? Non, bien entendu. La biologie ne fait aucune différence entre un homme assis sur une chaise et qui va sortir acheter un bouquet de fleurs, et le même homme qui, ayant moins réfléchi, ne croit pas à son bouquet, oublie celui qui l’aima avant qu’il fût, ouvre la fenêtre et se jette dans le vide ».

Aimé Michel, dans France Catholique…

Vote : un catho peut en cacher un autre (ou plusieurs) …

ffDans un excellent article dans la Revue Esprit, Yann Raison du Cleuziou s’interroge sur la part du vote catholique dans le succès de François Fillon aux primaires des Républicains. Il estime entre autres que n’y voir que la trace d’un catholicisme identitaire sur le retour est au moins une surévaluation et que le vote des catholiques est beaucoup plus dispersé que certains tendant à le faire croire, en donnant des éléments de compréhension sur le moyen terme.

Interpréter le vote en faveur de François Fillon comme un signe inquiétant de la montée en puissance d’un catholicisme identitaire et réactionnaire est donc très abusif. C’est se soumettre à une déclinaison du storytelling élaboré en 2012-2013 pour mettre en récit La Manif Pour Tous.

Et autre élément intéressant, il explique comment certains catholiques réussissent d’autant mieux qu’ils sont discrets sur leur ancrage confessionnel. Un pied de nez par les faits à certains identitaires ?

On peut retrouver l’auteur ainsi que d’autres contributeurs de qualité une soirée à Saint-Merry à Paris le 24 janvier sur le thème : « Elections 2017 : des chrétiens s’interrogent ». A suivre sur le site du Centre pastoral Saint-Merry

 

 

Paris fête sa sainte patronne

Geneviève soutenue par sa pieuse sollicitude veille sur la ville endormie, par Pierre Puvis de Chavannes, 1898, Panthéon (ex-église Ste-Geneviève)
Geneviève soutenue par sa pieuse sollicitude veille sur la ville endormie, par Pierre Puvis de Chavannes, 1898, Panthéon (ex-église Ste-Geneviève)

Les Parisiens fêtent aujourd’hui sainte Geneviève, patronne de la ville.

Du 3 au 11 janvier, à l’église St-Etienne-du-Mont où sont conservées les reliques de la sainte, une messe est célébrée chaque jour à 15h.

Geneviève est née vers 420, au village de Nanterre, de parents chrétiens, agriculteurs aisés. A 15 ans, elle obtint de l’évêque de Paris de se consacrer au Seigneur et reçut le voile des vierges. Elle avait une grande dévotion pour saint Denis et obtint la construction d’une basilique sur son tombeau. En 451, les armées d’Attila envahissent la France. Par sa prière, Geneviève persuade les Parisiens de ne pas fuir, car les Huns ne vont pas attaquer Paris. En effet, ils se dirigent vers Orléans et seront vaincus aux Champs Catalauniques. Geneviève est alors considérée comme la patronne et protectrice de Paris. Geneviève est souvent représentée en bergère, symboliquement elle guide son troupeau de Paris.

À partir de 481, Geneviève entretint de bonnes relations avec le roi Clovis et la reine Clotilde. Elle mourut vers 500. Clovis et Clotilde firent élever une église sur son tombeau, ce qui donna le nom à la colline “Mont sainte Geneviève”. Ses reliques étaient portées en procession lorsqu’un malheur menaçait Paris. Ses restes furent brûlés en place de Grève en 1793 par les révolutionnaires.

Et le 8 janvier, le diocèse de Nanterre organise un pèlerinage fluvial  la suite de Ste Geneviève.

Chine : un peu de théologie politique

chine-assemblee

Le cas de l’Église chinoise nous rappelle toujours un principe exprimé avec force par le théologien politique William Cavanaugh : l’Église ne peut être soluble dans une nation, dans une superposition totale du théologique et du politique. Car l’Église a elle-même un rôle politique intrinsèque, pour la simple et bonne raison que les croyants obéissent à Dieu avant d’obéir à un pouvoir terrestre. En cela, l’Église est du monde et pas du monde, elle est fondamentalement une puissance étrangère, non pas parce qu’elle serait à la solde du Vatican, mais d’abord parce qu’elle se place entre les mains de Dieu.

La réunion par le pouvoir chinois ces 27-29 décembre dernier d’une « IXe Assemblée nationale des représentants catholiques », composée des évêques de l’Église officielle chinoise, va à l’encontre de ces principes. Elle a été l’occasion de déclarations du pouvoir chinois indiquant quel rôle il entend donner à l’Eglise, comme le rapporte la Croix :

Les catholiques doivent « mieux s’intégrer dans la société », « combiner le patriotisme à leur ferveur pour l’Église », et « s’unir pour contribuer à la construction du socialisme à caractéristiques chinoises », a martelé au cours de cette réunion Yu Zhengsheng, haut responsable du régime communiste et président du « Comité national de la Conférence politique consultative du peuple chinois » (CPCPC), cité par l’agence officielle Chine nouvelle. L’Église chinoise « doit adhérer au principe de l’administration autonome, s’occuper elle-même des affaires religieuses de façon indépendante et pousser les fidèles à adhérer au processus de « sinisation » de la religion »

En Chine, les religions « n’ont droit de cité que si elles sont autonomes par rapport à toute puissance étrangère« . Le problème donc, c’est que l’Eglise catholique ne peut qu’être, en partie, étrangère… Les questions géopolitiques qui concernent le Vatican sont toujours, en premier lieu, des questions théologiques.

Source photo : Eglises d’Asie.