Oraison

Pensée du jour

Le Christ m’a aimé et s’est livré pour moi afin que le monde découvre l’amour. Ce sera alors la pâque pour toujours et pour tous, cette pâque que l’ordination sacerdotale vous donne de célébrer chaque jour pour la gloire de Dieu, la sanctification et le salut du monde.

Robert, cardinal Sarah

La dernière messe d’Ashti

Le camp d’Ashti à Erbil dans le Kurdistan irakien a accueilli pendant 3 ans, les déplacés de la plaine de Ninive après l’invasion de la région par Daech en 2014. Jusqu’à 1200 familles, plus de 5000 personnes ont vécu dans des préfabriqués. Aujourd’hui la plupart sont rentrés dans leur village, Qaraqosh, Bartella, Karemlesh… Le camp va donc bientôt fermer ses portes. Reportage KTO/Sybille Delaître lors de la dernière messe célébrée dans l’église.

https://www.youtube.com/watch?v=dRtKa04QdYU

Parlons peu, mais parlons fesse

Chronique de notre contributeur Koz :

Tout ne va pas toujours plus mal. Voyez le porno. Cela ne va que lentement mieux, mais la prise de conscience progresse. Pour n’être pas le premier, le coup de gueule annuel des gynécologues et obstétriciens français a, cette fois, rencontré plus d’écho. Et alors qu’il y a 25 ans, Jack Lang déclarait qu’on avait « tort de décrier et de mépriser » le porno, après Laurence Rossignol, Agnès Buzyn s’inquiète désormais de sa diffusion auprès des mineurs. La question est ainsi passée – ce n’est pas un maigre signe – de la Culture à la Santé.

Pensée du jour

Je vous engage vivement à veiller aux gestes et attitudes du début de l’oraison. Une génuflexion très bien faite, acte de l’âme autant que du corps ; une attitude physique nette et forte d’homme éveillé, présent à soi-même et à Dieu ; un signe de croix, lent, chargé de sens. Lenteur et calme sont d’une grande importance pour rompre le rythme précipité et tendu d’une vie affairée et pressée comme la vôtre.

Père Henri Caffarel

Apprendre à coexister sans être obligatoirement d’accord

Virginie Maury, dont l’éventuelle venue a soulevé un vent de fronde au Collège Sainte-Marie de Meaux, revient sur cet épisode :

Je distingue deux catégories de personnes. Celles qui ne partagent pas mes opinions. C’est leur droit et je le respecte. Je regrette seulement qu’elles n’aient pas voulu donner une chance au dialogue.  Et celles qui sont à l’origine d’une campagne de mensonges et de calomnies, celles qui prétendent qu’il faut du courage pour rester caché derrière l’anonymat d’un ordinateur. Les concernant, je ne respecte pas les moyens qu’elles ont employés.
Nous devons tous apprendre à coexister sans être obligatoirement d’accord. Ceux qui prônent le dialogue comme s’il s’agissait d’un dogme de foi ont finalement beaucoup de mal à dialoguer. Ils transforment ce qui, pour moi, est un message d’amour en un message de haine. Ils transforment la parole de l’Église en un message d’exclusion, d’intolérance, du goût du secret.

Mon Père ?

Frère Adrien Candiard op, revient sur cette appellation, et sur le sens du mot Père :

Lycéen, je m’indignais qu’on puisse donner du Mon Père à un prêtre. Jésus est pourtant clair : « Ne donnez à personne sur la terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux » (Matthieu 23, 9). Pour une fois qu’un commandement était facile à appliquer, autrement plus accessible qu’« aimez-vous les uns les autres » ou « aimez vos ennemis », pourquoi se priver de le mettre en pratique ?

Le secret d’Emma M.

Dans France Catholique, une belle rencontre :

Les éditions Quasar ont vraiment de la chance avec leurs auteurs. Anne Kurian leur a donné un premier roman qui respire la jubilation d’écrire et qui nous interroge, avec brio et humour, sur le sens de la vie et des choix que nous posons. Rencontre avec la jeune romancière qui a su allier suspens, romance et interrogations spirituelles…

La figure du père chez les Français

Sondage Ifop mené par Alliance Vita :

C’est une information qui devrait compter dans les débats bioéthiques du moment. Un sondage Ifop commandé par Alliance Vita et dévoilé aujourd’hui par La Croix souligne l’importance et la singularité de la figure du père aux yeux des Français. Pour l’association, il s’agit avant tout de braquer les projecteurs sur l’un des enjeux des discussions actuelles sur l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, envisagée dans le cadre de la révision des lois de bioéthique.

Ainsi, 93% des Français considèrent que Les pères ont un rôle essentiel pour les enfants, tandis que les trois quarts d’entre eux adhèrent à l’affirmation selon laquelle Les rôles du père et de la mère sont différents et complémentaires ; et 89 % jugent que L’absence de père, c’est quelque chose qui marque toute la vie.

Pensée du jour

L’individu mauvais renie le fardeau de sa culpabilité ; il refuse la reconnaissance douloureuse de son péché, de sa médiocrité et de son imperfection ; il cherche à transmettre sa peine à autrui par la projection ou en faisant de lui son bouc émissaire. Or tous ceux qui sont mauvais, qu’est-ce qui les habite, les harcèle ? La réponse est simple : la peur.

Scott Peck

Pensée du jour

Le problème du mal n’est pas un défaut de conscience, mais le refus d’accorder à la conscience le rôle qui lui est dû.

Scott Peck

Parole du jour

Amen, je vous le dis : avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise.

Matthieu 5

Évaluation officielle de la loi sur la fin de vie en France

Analyse du rapport de l’IGAS dans La Croix :

À la lecture de ce texte s’impose un premier constat, et non des moindres : les auteurs décernent un satisfecit à la législation actuelle qui constitue, soulignent-ils, « une réponse adaptée à la prise en charge de l’immense majorité des parcours de fin de vie ».

Parmi les trente recommandations qu’ils émettent pour améliorer la loi, les experts de l’Igas excluent la possibilité de légaliser l’euthanasie ou le suicide assisté, estimant que « la stabilité du cadre juridique est une condition de sa bonne appropriation par les professionnels et par les personnes en fin de vie, leur famille et leurs proches ».

Pensée du jour

Où trouverons-nous la force de faire face aux périls si nous ne pouvons pas nous appuyer sur l’espérance ? Et, pour nous qui croyons au Dieu de Jésus-Christ, l’espérance c’est la confiance en la parole de Dieu telle que le prophète l’a reçue et transmise : « Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer. Je te délivrerai de la main des méchants, je t’affranchirai de la poigne des puissants.

André, cardinal Vingt-Trois

L’Opus Dei, une institution controversée de l’Église ?

Béatrice de La Coste, porte-parole de l’Opus Dei en France, revient sur « une petite polémique » :

Certains journalistes de la presse écrite ont pris l’habitude de présenter l’Opus Dei comme une “institution controversée de l’Eglise”. Une expression qui, en plus d’être ambiguë, contribue à discréditer des personnes dites proches de l’Opus Dei. Face à cette mauvaise compréhension, le service information de l’Opus Dei en France tient à s’exprimer pour rappeler le cœur de son message.

Marcher avec les philosophes

Sur France Culture, un parcours salutaire :

Respirer l’espace en reprenant son souffle, une opération qui, si l’on y prête attention, résume ce plaisir mesuré que procure la marche en montagne et qui ne doit rien au divertissement, lequel n’est jamais satisfait et déjà se hâte vers d’autres buts. La marche au contraire est opiniâtre et concentrée sur un même objectif. La maîtrise du souffle participe et même se paie en retour de cette concentration. Le moi s’absente, c’est l’âme qui prend les commandes, cette « étincelle de la quintessence des étoiles », disait Héraclite.

Aimer l’Église

Dossier Sub Signo Martini, par la Communauté Saint-Martin :

Voulez-vous vous amuser à collectionner toutes les raisons de critiquer l’Église et de ne pas l’aimer ? Rien de plus facile, et la bibliographie ne saurait être exhaustive. Mais l’avons-nous bien regardée, cette Église qui ne révèle sa profondeur qu’à ceux qui prennent la peine d’y entrer, et le temps de la comprendre ? Alors, tout s’éclaire, il ne s’agit plus de croire bêtement des dogmes ineptes, d’avaler tout ce qu’édicte le Pape. Vraiment, la foi a illuminé la raison, et nous sommes heureux et fiers d’être, par-delà les vieux clivages, des hommes doués de raison et de foi.

Fraternité ou autonomie ?

Mgr Aupetit dans Le Point :

Il me semble très heureux que tout le monde ait pu s’exprimer, car les décisions qui seront prises vont avoir des conséquences durables sur nos façons de vivre et les valeurs qui les sous-tendent. Nous sommes, en effet, à la croisée des chemins entre deux visions sociétales. D’un côté, une société basée sur la fraternité où la personne est qualifiée par les relations qu’elle entretient avec autrui. Dans cette situation, la loi protège les plus vulnérables. D’un autre côté, une société individualiste où chacun revendique une autonomie. Dans ce cas, la loi s’ajuste au désir individuel avec le risque de revenir au droit du plus fort, du plus riche ou du plus puissant.

Je passe mes matinées avec Jésus

Entretien avec Jean Vanier dans Famille Chrétienne :

Je passe mes matinées avec Jésus. Je relis les Évangiles. Je connais par cœur celui de saint Jean, mais je m’y replonge en prenant le temps de me demander « Qu’est-ce que Jésus disait réellement ? ». Ce jeune Jésus proche des faibles, qui les accepte avec tendresse et se tourne vers des publicains et des pêcheurs, j’ai envie de Le suivre. Ma relation au Christ n’a pas spécialement changé, mais je L’aime, voilà l’important. Quant à ma disponibilité et ma joie, elles ne sont pas toujours de qualité égale ! En ce moment, j’ai mal à la jambe, ce qui ne m’aide pas… mais je commence à réfléchir sur le lien entre souffrance et prière. Peut-être que la souffrance est une prière.