Aymeric Pourbaix chez France Catho

Je vais à présent m’employer à reprendre le flambeau de cette noble aventure de presse, à développer son intuition dans une grande continuité et fidélité à ces anciens dont je me sens désormais l’humble héritier.

Aymeric Pourbaix, ancien Directeur de la Rédaction de Famille Chrétienne, le devient chez France Catholique, repris par les Éditions du Point du Jour, appartenant à Vincent Bolloré.

 

 

Pensée du jour

Partout et toujours, bien que d’une façon moins apparente, c’est en réalité la femme qui protège l’homme.

Adolphe de La Rüe

Concilier innovation technologique, éthique et business

Entretien avec Frère Éric Salobir, Président du réseau international OPTIC :

La technologie est un produit de la société aux deux sens du génitif : elle en est le fruit, mais elle la transforme aussi en retour. Une même technologie qu’elle soit portée par la Sillicon Valley ou un pays au régime fort portera des fruits différents. La technologie porte intrinsèquement les mêmes qualités et défauts que la société qui la développe, et elle les amplifie souvent. C’est un jeu de miroir, parfois déformant.
Il peut ainsi devenir complexe de discerner la genèse d’un problème : vient-elle de la technologie elle-même, ou bien de la société ?

Le Pape François, un homme de parole #coupdecœur

Recension par La Maison des Films :

Le spectateur sera saisi par les moments pris sur le vif dans lequel on voit le pape aller au devant de ses fidèles, parfois dans des circonstances tragiques, ou même face à des populations non catholiques qui pourtant attendent de lui des réponses et une sagesse universelle. Le film nous dépeint un souverain pontife à la hauteur de la charge, une figure inspirante et moderne portée par une foi si éclatante que nul ne saurait y demeurer insensible.

La révélation du péché porte en elle-même la possibilité de la rédemption

Intervention de Mgr Gobilliard au synode des jeunes :

Aujourd’hui l’institution est humiliée par les péchés scandaleux de ceux qui ont commis des crimes abominables ainsi que par le silence gravement coupable de certains de nos frères, mais l’expérience biblique doit nous donner la force d’affirmer que la révélation de ce péché est une chance et une espérance. Dans le contexte actuel, au nom des victimes, au nom des jeunes, nous devons considérer que la révélation du péché porte en elle-même la possibilité de la rédemption, la possibilité pour les victimes de se reconstruire, la possibilité pour les bourreaux de répondre de leurs actes, de se guérir et de se convertir, la possibilité pour l’Église de vivre un renouveau profond. Nous n’avons pas à défendre l’institution, mais nous devons avant tout protéger les enfants et les jeunes.

 

Something is rotten in the state of Sciences Sociales

Un canular pas si canular que ça… trois universitaires américains ont réussi à faire publier dans des revues scientifiques des thèses délirantes, mais… dans l’air du temps. Dévoilement dans Marianne :

Le savoir basé de moins en moins sur le fait de trouver la vérité et de plus en plus sur le fait de s’occuper de certaines complaintes est devenu établi, presque totalement dominant, au sein de certains champs des sciences sociales, écrivent les trois chercheurs dans le magazine Areo, et les chercheurs brutalisent de plus en plus les étudiants, les administrateurs et les autres départements qui n’adhèrent pas à leur vision du monde.

Improbable, l’abbé !

Hommage – lui-même improbable – de Jean-Pierre Denis à « l’homme d’en face » :

Improbable, l’abbé ! Avec sa vieille soutane et sa grande carcasse, l’Abbé de Tanoüarn est un personnage. Une sorte d’anarcuré, taillé dans un drap noir récupéré on ne sait où. […]
Loin de se montrer rétrograde, nostalgique ou pessimiste, Tanoüarn écrit contre la résignation, cherchant la voie à travers une sorte de réalisme de l’espérance. Pour l’auteur, dont l’anticléricalisme rejoint à sa façon celui du pape François, « l’Église d’aujourd’hui s’embourbe dans la morale sexuelle. Elle a toutes les peines du monde à soutenir une politique du respect de la vie. Il reste une dimension fondamentalement chrétienne, qui demeure envers et contre tout, comme un signe dressé à la face des nations incrédules : le service ». Or, remarque-t-il, « qu’est-ce que servir, sinon mettre quelque chose au-dessus de soi » ?

Enthoven : Torquemada a passé l’arme à gauche !

Intéressant entretien de Daoud Boughesala avec Raphaël Enthoven :

La morale traditionnelle n’a aucune prise, désormais, sur les livres ou les films. Elle a été vaincue par une moraline non-moins puissante et autrement plus sournoise, qui censure non plus au nom d’une certaine idée de la vertu, mais au nom du Bien en personne, dont elle seule connaîtrait les intentions. Pour le dire vite, Torquemada a passé l’arme à gauche. Et du coup, il arrive, contre toute attente, que des républicains de gauche comme moi se retrouvent, temporairement, à faire cause commune avec une personne comme Eugénie Bastié, dont je ne partage aucune conclusion, sinon le souci commun (plus important que nos divergences, si profondes soient-elles) de faire vivre une opinion contradictoire au lieu de la bâillonner.

Passeurs : les nouveaux esclavagistes

Enquête de La Croix :

Les filières de passeurs utilisent des « procédés mafieux » et sont « en progression constante », selon les termes d’un rapport de la police nationale que La Croix dévoile. Ces « organisations criminelles » sont un vecteur majeur de l’immigration irrégulière et irriguent de nombreuses autres criminalités. Les témoignages recueillis par des ONG montrent aussi combien « le trafic et l’exploitation de migrants » relèvent de l’ « esclavage moderne ».

Pensée du jour

Qu’on le déplore ou non, il n’y a rien de mieux à opposer aux morales nouvelles que la morale chrétienne.

Georges Bernanos

Belle table ronde du Congrès Mission !

Quelques perles de Duflot :
. Qu’est-ce qu’on écoute en prescrivant des médicaments ?
. La société a besoin qu’on lui annonce la Bonne Nouvelle du Christ Sauveur… et a besoin qu’on la vive. On ne peut dissocier annonce et témoignage.
. Ce que la société attend, ce n’est pas « Sois caritative et tais-toi » – qui serait peut-être une vision macronienne de l’Église -, c’est « Sois caritative et annonce ».
. Si Mère Teresa savait à quel point elle sert de planque à beaucoup de chrétiens d’aujourd’hui, elle ne serait pas très contente.
Quelques perles d’Espéret :
. Il est temps de choisir entre être médiocre et être chrétien.
. Ne soyons pas inquiets pour nous : soyons inquiets pour le monde.
. Nous sommes tous faits de la même argile. Ce qui différencie les chrétiens, c’est la lumière, la vraie lumière, la Lumière du Christ.
. Les ténèbres n’arrêtent pas la lumière : la lumière parcourt les ténèbres.

Lorsque les voies légales sont bouchées…

Une chronique alerte, voire une chronique-alerte, d’Erwan Le Morhedec dans La Vie :

Un gouvernant devrait savoir que, lorsque les voies légales sont bouchées, c’est la rue que l’on emprunte. L’enjeu dépasse la seule PMA, il engage le lien social. Or, cette fois, le pouvoir a souhaité l’organisation d’États généraux de la bioéthique, mais lorsqu’une opposition massive s’y est exprimée, on s’est empressé de la discréditer au prétexte qu’elle serait militante – comme s’il existait d’autre participation que militante à ce type d’événements – et l’avis du CCNE a été rendu comme si ces états généraux ne s’étaient pas tenus.

La crise écologique se dessine comme une crise de la limite

Une réflexion du groupe de travail Laudato si’, dans Limite :

La crise écologique se dessine comme une crise de la limite. Cela vaut en particulier des limites temporelles de la vie humaine. De manière assez révélatrice, notre époque vient ainsi interroger les extrémités de la vie, avec les débats sur l’avortement et l’euthanasie. Le récit transhumaniste propose de mettre fin à la mort. Dans ces réflexions est totalement évacuée la pensée des fins dernières et de l’éternité. Or celles-ci offrent à notre temps sur terre un perspective et une qualité nouvelles.

Parole du jour

Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

Matthieu 18

Alep chante l’Espérance

Du 12 au 24 octobre, l’Œuvre d’Orient organise une tournée exceptionnelle à travers la France pour la chorale Naregatsi, chorale syrienne venue d’Alep :
Paris : Samedi 13 octobre, église Notre Dame des Champs – 20h30
Versailles : Dimanche 14 octobre, église Sainte Elisabeth de Hongrie – 15h
Armentières (Lille) : Lundi 15 octobre, église Notre Dame d’Armentières – 20h15
Strasbourg : Mardi 16 octobre, Cité de la Musique et de la Danse – 20h
Lyon : Jeudi 18 octobre, église Saint Bonaventure — 20h
Marseille : Vendredi 19 octobre, Basilique du Sacré Cœur – 20h15
Toulouse : Samedi 20 octobre, Cathédrale de Toulouse – 20h30
Lourdes : Dimanche 21 octobre, accueil Saint Frai – 20h
Paris : Mardi 23 octobre, église Saint François de Sales – 20h

Parole du jour

Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j’y retournerai.
Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni !

Job 1

Aimer les prêtres

Belle exhortation pastorale de Mgr Didier Berthet, évêque de Saint-Dié :

Si les prêtres sont d’abord ministres de l’Évangile, rencontrent-ils vraiment chez nous la faim et l’amour de la parole de Dieu ? Quelles initiatives prenons-nous pour lire, étudier et prier l’Écriture sainte, avec leur aide ? Avons-nous le désir d’approfondir avec eux l’intelligence de notre foi et de la confronter aux grandes questions de la vie et du monde ? Les invitons-nous avec assez d’insistance à un contact direct avec les enfants en catéchèse et les jeunes en aumônerie ? Avons-nous l’audace de demander à nos prêtres la prédication de récollections, retraites, missions ou autres temps communautaires ?

La sainteté n’est pas la perfection

Billet du regretté Jean Mercier, daté du 1er avril 2015, et d’une actualité brûlante :

Jean Paul II était loin d’être parfait, et c’est en ce sens qu’il est un saint vraiment intéressant, et un saint vraiment crédible. La sainteté n’est pas la perfection, comme on a eu trop tendance à le penser. Jean Paul II n’est pas un saint malgré ses failles, mais à cause d’elles. Un saint est avant tout un pécheur. Voilà pourquoi il m’est plus facile de prier ce saint imparfait qu’une sorte d’image idéale. Parce que je suis pécheur et imparfait, Karol Wojtyla est à ma mesure, je peux m’identifier à lui : c’est un geste spirituel qu’aucune Légende dorée ne pourra me voler.

Pensée du jour

L’amour se nourrit de 10 signes. Les 10 paroles nécessaires pour aimer :
Je ;
Tu ;
Oui ;
Non ;
S’il te plaît ;
Merci ;
Pardon ;
Bonjour ;
Au revoir ;
Prénommer.

Mgr Pascal Ide

Jésus est vraiment descendu dans nos craquelures

Homélie de Mgr Lebrun lors des obsèques de M. l’abbé Jean-Baptiste Sèbe :

Seigneur, donne-nous la foi de saint Paul, pas une foi de principe ou une foi orgueilleuse qui nous ferait meilleur, mais une foi qui comble et abreuve notre terre desséchée. Notre terre est ravinée par toute sorte « de détresse, d’angoisse, de persécution, de faim, de dénuement, de danger, de glaive ». « En tout cela, ose dire Paul, nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés ».
Déjà, nous sentons combien ne pas fuir et unir nos cœurs apaise et nous reconduit à la source, combien confesser nos fragilités fait couler cette source. Seigneur, fais-nous croire que ton Fils Jésus est vraiment descendu dans nos craquelures, nos failles, nos ravins, nos péchés, nos péchés jusqu’à la mort, pour y déposer l’amour vrai.

Il faut pouvoir encaisser les uppercuts

Chronique du Père Éric de Beukelaer :

Mon interlocuteur me fixe du regard et me lance avec un sérieux glaçant : « C’est pourquoi vous allez disparaître ». Instantanément, je saisis l’importance du moment… Ce libre-penseur vient de sortir de son rôle de mandataire public, pour me balancer le fond de sa pensée. Pour lui, il est évident que cette Église, à laquelle j’appartiens corps et âme et que lui a quittée il y a belle lurette, est un reliquat du passé, voué à la faillite. J’aurais pu lui causer du tort – politiquement parlant – en allant rapporter à d’autres ses propos. Mais non. Il faut pouvoir encaisser les uppercuts, quand les coups sont décochés avec sincérité…

L’avenir du travail

Intervention de Pierre-Yves Gomez :

Je vais développer mes propos en trois temps. Le premier : comment l’emploi est devenu le cœur de l’activité humaine dans les sociétés occidentales ; le second  sera consacré à la description de la crise ; le dernier dressera quelques questions autour de l’évolution de la société et de l’entreprise.

Je vais vous montrer comment on a réduit le travail à l’emploi et pourquoi dans les années 50, ce qu’on a appelé le compromis fordien, mis en place après la guerre, va organiser l’ensemble des sociétés occidentales jusqu’à la crise du travail qu’on est en train de vivre aujourd’hui.

Médecine : quelle finalité ?

Éléonore Le Cesne, interne en médecine, s’interroge :

Les études de médecine enseignent que le médecin a une obligation de moyens en vue d’une finalité médicale. Elles n’enseignent pas que le médecin a une obligation de résultats en vue d’une satisfaction sociétale, par le biais de moyens médicaux. En conséquence, la société ne peut user de la médecine, et du médecin, pour contourner une problématique d’ordre civil et physiologique. C’est même la garantie de la liberté de la médecine vis-à-vis de toute action politique, et de tout lobbyisme. Le contraire serait à redouter.

Si on considère ce raisonnement comme dépassé, alors il faut admettre logiquement que la médecine a changé de finalité, et s’interroger : quelle est cette nouvelle finalité ? Et où nous mène-t-elle ?

Divorce avec la nature (2)

Tribune de François-Xavier Bellamy

Alors nous y voilà rendus, à cette frontière si longtemps rêvée, si longtemps imaginée, à cette frontière tant redoutée aussi. À la plus essentielle de toutes les frontières. Celle que les légendes de l’humanité ont tenté de décrire pendant des millénaires, celle qui a hanté les nuits des alchimistes, celle dont tant de héros et de puissants dans l’histoire ont recherché avidement la trace… La véritable Finis Terrae, le seuil du monde humain connu. Nous voilà prêts à passer la ligne. Et finalement ce n’est pas si impressionnant que cela. Et c’est peut-être ce qui est le plus inquiétant, au fond.

Divorce avec la nature (1)

Dans Libération :

Le photographe George Steinmetz a sillonné la planète pendant un an pour donner à voir l’univers cauchemardesque de l’élevage industriel. Entre les États-Unis, le Brésil et la Chine, cette enquête photographique présentée cette année au festival Visa pour l’image à Perpignan pointe « un divorce total avec la nature ».