Bioéthique : de sondages en sondages, des avis indécis

Deux sondages relatifs aux questions bioéthiques, réalisés à quelques semaines d’intervalle par le même institut (IFOP) sur le même panel, ont donné des résultats apparemment très différents. Celui publié par La Croix début février semblait indiquer que les Français étaient déjà acquis aux légalisations de l’euthanasie, de la gestation pour autrui ou de l’ouverture de la PMA. La Manif pour tous a souhaité reposer les questions mais en mettant en avant, cette fois, non pas le droit des parents mais l’intérêt de l’enfant… et les résultats sont dès lors sensiblement différents.
Cela rappelle bien sûr la limite des sondages, mais aussi met en lumière le fait qu’une part important des Français n’a pas encore d’opinion très arrêté sur ces sujets et est très sensible aux arguments mis en avant. Voilà qui redonne, si besoin était, toute son importance à la démarche des Etats généraux de la bioéthique qui viennent de s’ouvrir.

A lire : Bioéthique, les sondages en question

Marie retrouve son clocher

Ce début d’année 2018 est décidément faste pour les cloches. Après le bourdon de l’église paroissiale de Saint-Valentin de Guilers dans le Finistère, qui va retrouver son clocher 176 plus tard, c’est Marie, une cloche de 328 ans et 168kg qui va retrouver son poste dans le clocher de la chapelle Saint-Nicolas à Rennemoulin (Yvelines). Elle avait été réduite au silence pendant 209, entreposée dans le clocher de l’église Saint-Germain, dans la ville voisine de Villepreux.

A lire : Rennemoulin : la cloche « Marie » va bientôt ressusciter

« Pierre et Mohamed » en librairie

Il y a sept ans, Adrien Candiard, jeune dominicain, vivant aujourd’hui au couvent du Caire et membre de l’Institut dominicain d’études orientales (Idéo), commençait l’écriture de « Pierre et Mohamed ». Une pièce de théâtre relatant le destin mêlé de Mgr Pierre Claverie, l’évêque d’Oran, et de son chauffeur Mohamed Bouchiki, tués le 1er août 1996 dans l’explosion de leur voiture, – avec cette particularité : les deux personnages sont joués par le même acteur.

La pièce était montée au festival «off» d’Avignon dès l’été suivant. Elle connaît depuis un grand succès, jouée plus de mille fois à travers toute la France, en Europe et en Algérie. La pièce vient de donner lieu à un livre, qui paraît demain, coédité par Tallandier et Le Cerf. La Croix consacre un long article à cette pièce – et à l’héritage spirituel de Pierre Claverie, qui fait l’objet d’une procédure de béatification.Lire la suite

Le retour du bourdon de Guilers, 176 ans plus tard

L’église paroissiale Saint-Valentin de Guilers (Finistère) aura attendu 176 ans pour recevoir enfin la cloche qui lui était destinée. Le Parisien raconte l’histoire de cette cloche, fondue à Brest en 1814 avant de se perdre en route – aussi invraisemblable cela puisse-t-il paraître pour un bourdon de 300 kg – puis de réapparaître dans les biens familiaux d’un particulier breton.

Si, aux yeux de Dieu, mille ans sont comme un jour, cette cloche n’aura donc perdu que quelques heures en chemin. A moins qu’elle n’ait fait un trop long détour par Rome…

A lire : Finistère : la cloche en bronze arrive… 176 ans après

Trappes, sa paroisse et Oumar

On a beaucoup parlé de Trappes récemment, à l’occasion du livre d’Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué, La Communauté. Grâce à André Manoukian, qui donnait récemment un concert en l’église de Trappes, RTL a reparlé longuement de Trappes dans le Journal inattendu, de Vincent Parizot, pour relater l’accueil d’Oumar, réfugié malien de 19 ans, accueilli au terme d’un parcours éprouvant par « le jeune et énergique curé de la paroisse » (!), le père Etienne Guillet. RTL est revenu notamment sur le parcours d’Oumar, via l’Algérie puis des conditions de quasi esclavage en Libye, et son intégration remarquable en France, où il réussit ses études d’électricien et s’est engagé au Secours populaire et au Secours catholique.

Un récit à voir en vidéo sur la page Facebook de la pastorale des jeunes de Trappes.Lire la suite

« Label Emmaüs », un an après

RCF a interrogé ce matin Maud Sarda qui dirige Label Emmaüs, le site de e-commerce lancé il y a un an avec l’ambition de venir la place de marché solidaire en ligne de référence.

Le bilan est encourageant : avec d’un côté 800 000 visiteurs, de l’autre cinquante compagnons et personnes en réinsertion formées au e-commerce, et surtout un taux de satisfaction important des clients : neuf clients sur dix qui recommandent le site à leur entourage, dont 25 % d’entre eux n’avaient jamais acheté chez Emmaüs avant.

On connaît le modèle d’Emmaüs, mais Maud Sarda insiste aussi sur la spécificité du modèle coopératif : « Tout le monde peut devenir sociétaire du Label Emmaüs à partir de 20 euros ».

Alors, futurs sociétaires ou non, alors que démarrent les soldes d’hiver, voilà une occasion de s’équiper sans encourager la surproduction….

À lire (et à écouter) : Trois questions à Maud Sarda (Label Emmaüs)

Les groupes d’entraide sur le net

On peut – et le refrain est même à la mode, non sans de solides raisons hélas – se désoler des effets pervers des réseaux sociaux. D’autres s’en chargent très bien, ne les privons pas du plaisir de se lamenter.

Pour notre part, n’oublions pas que ces outils peuvent encore et toujours servir à d’autres usages que défouler sa rancœur ou propager de fausses informations – et que de nombreux internautes, certes plus discrets (mais le bien a-t-il jamais fait beaucoup de bruit ?), inventent avec, l’air de rien, de nouvelles formes concrètes de solidarité. Le Parisien en donne quelques exemples dans les Yvelines.

Ca ne fera pas tout, bien sûr. Ca ne dispense pas de repenser les formes plus instituées de solidarité, bien sûr. Ca ne doit pas nous faire oublier le côté obscur de la force, bien sûr. Mais comme chantait l’autre, c’est déjà ça

A lire : Yvelines : le boom des groupes d’entraide sur le net

« Roulez français ! »

Derrière l’exploit sportif, une aventure entrepreneuriale. Edouard Détrez vient de se lancer un grand défi : relier Lectoure, dans le Gers, à l’Élysée. Soit 710 km en 17 étapes, à la force des bras – car il est en fauteuil roulant. Son objectif : rencontrer les Français pour les sensibiliser non seulement au handicap, mais encore à l’importance d’avoir, en France, une production de matériel pour les personnes à mobilité réduite. Car en plus d’être un sportif, il est aussi entrepreneur.

Son entreprise, le Fauteuil Roulant Français, installée à Lectoure, a pu produire ses premiers prototypes en 2015 grâce à un financement participatif sur MyMajorCompany. Et il envisage de créer jusqu’à une quarantaine d’emplois. Mais faute de nouveaux investisseurs pour développer la production, l’aventure pourrait bientôt s’arrêter. C’est de cela qu’il souhaite parler avec le président Macron à son arrivée, prévue le 24 janvier.

A lire :  Un entrepreneur fait 710 kilomètres en fauteuil roulant pour aller rencontrer le Président de la République