Bernanos contre Dandrieu

« Il n’est pas toujours facile de prendre notre part de la souffrance du prochain, de la comprendre. Seulement, il ne faut jamais la tourner en dérision, la déshonorer.

Dans notre pauvre petit monde, la douleur, c’est le bon Dieu. On passe à côté de lui sans le reconnaître, bon ! Mais l’ayant reconnu, l’outrager, oh ! cela est grave, très grave.

Qu’est-ce que Dieu nous demande de plus ? Peu de chose. Le regret d’avoir fait le mal, le désir de le réparer, parfois un seul petit regard de rien vers le ciel, le souhait d’être meilleur, de savoir, de comprendre… » (Georges Bernanos)Lire la suite

Aux Philippines, une Eglise en résistance contre le président Duterte

Mgr Socrates Villegas, président de la conférence des évêques des Philippines, est entré en résistance contre le président Duterte et sa politique d’assassinat des trafiquants et consommateurs de drogues.

Dans le climat actuel, dans lequel le président attise la haine contre les prêtres et les évêques, il craint de voir des prêtres mourir en martyrs et il appelle ainsi les catholiques :Lire la suite

Des poulets pour Qaraqosh (aussi)

Fidèle à son habitude de soutenir les initiatives locales, au lieu de les remplacer, Fraternité en Irak vous propose de soutenir des projets entrepreneuriaux concrets dans Qaraqosh libérée. Et quand on dit concret, il s’agit :

  • d’aider ces deux frères, Sedi et Salam, en photo à racheter des poussins et de l’équipement pour redémarrer leur élevage de poulets;
  • d’aider Zihad et Deaa à reprendre leur activité de menuiserie en PVC;
  • d’aider Rudi Salam pour sa menuiserie également

… ainsi qu’un boulanger, un coiffeur, un imprimeur. Qaraqosh a besoin d’aide pour retrouver son activité, proposer des emplois, se reconstruire, et Fraternité en Irak nous explique concrètement comment y contribuer.

Une conférence mondiale sur la paix, d’initiative musulmane

Le grand imam d’Al-Azhar, Ahmed Al-Tayeb, organise au Caire une conférence mondiale sur la paix, devant laquelle s’exprimera le pape. Il a détaillé une partie de ses objectifs dans un texte évoqué par La Croix.

On y lit notamment qu’« innocenter les religions du terrorisme (…) n’est plus suffisant », et qu’il appelle à trouver la paix entre les religions, soulignant très justement que « la paix entre ceux qui prêchent la religion » est la clé pour l’avenir. En effet, « ceux qui ne possèdent pas une chose ne peuvent la transmettre aux autres ».

Un beau témoignage de dialogue, qui ne sera certes pas du goût des uns et de leurs alliés objectifs d’en face.

La suite, sur La Croix

« Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous »

« Parce que des fois, je préfèrerais avoir des gâteaux et puis tout. Des fois au matin, j’déjeune pas. Avant quand ma mère avait des sous, j’mangeais des céréales, maintenant je bois du café mais dès qu’elle a ses sous, elle va faire son plein de courses, elle va aller acheter un ou deux jambons, elle va acheter un nouveau téléphone à Loïc »

Un petit bonhomme français, de dix ans, qui raconte aux journalistes de France2, pour Infrarouge, une misère que l’on oublie trop souvent encore. Des fois, au matin, j’déjeune pas. On peut revoir ce reportage en ligne.

« Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous », dit le Christ à l’approche de sa Passion. « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous le voulez, vous pouvez leur faire du bien ».

Guyane : l’évêque sur les barrages

Cath.ch se fait l’écho de la grande proximité de Mgr Emmanuel Lafont avec la population, dont il a perçu l’essoufflement et l’exaspération depuis plusieurs mois. L’article détaille sa perception (reprenant les propos qu’il a tenus au micro de Radio Vatican) et relève :

Mgr Emmanuel Lafont souligne que la grande majorité de la population est derrière le mouvement. Il a pu le constater de visu en se rendant chaque jour sur les barrages: “C’est un mouvement populaire d’une très grande ampleur!” Et l’évêque de Cayenne, qui accompagne le mouvement, souligne que l’Eglise sait aussi que ce combat a une composante spirituelle, car pour lui, “c’est un temps de conversion pour tous”.

Notre ultramodernité est à bout de souffle

Marie-Lucile Kubacki a rencontré une trentaine de chrétiens, pour La Vie et en a retiré cet article passionnant « Voter en chrétien, est-ce possible ? », comme en écho aux interrogations et éclairages délivrés par Pierre Manent. Il ne se résume donc pas à sa chute mais elle vaut en elle-même sa lecture. Comme en écho aux (l’Eglise et les catholiques ont-ils encore quelque chose à dire au pays ?), Antoine Arjakovsky, historien, de confession chrétienne orthodoxe, codirecteur du pôle « société, liberté, paix » du Collège des Bernardins souligne ceci :

« Notre ultramodernité est une pensée qui en vient à douter de tout et c’est la raison pour laquelle les fondamentalistes réagissent parce qu’ils ont besoin de se construire sur des vérités. C’est cela le malaise profond. On vit dans une période d’incertitude, de remise en cause. Mais c’est aussi pour les chrétiens une opportunité pour ressortir une vision équilibrée, d’espérance et de joie. »

Le fondamentalisme est une surréaction aux dérives de l’ultramodernité. Mais pour qui entend se construire une sagesse, une Vérité, le christianisme a son mot à dire, dans « un esprit de force, d’amour et de pondération » (deuxième lettre de Saint Paul à Timothée), pas de fondamentalisme.

Voter en chrétien, est-ce possible ?, La Vie

« Les catholiques ne doivent pas céder à la fermeture communautaire » (Pierre Manent)

Pierre Manent est intervenu devant les évêques de France et a exposé sa vision du rôle de l’Eglise et des catholiques. Parallèlement à son interview pour KtO dans laquelle il souligne que, face aux deux tendances contraires qui tiraillent les catholiques entre l’abandon à la mondialisation et le repli sur soi, il leur appartient de trouver une juste réponse – qui n’est ni l’une ni l’autre – Famille Chrétienne rapporte également un aperçu de son propos. Tout en soulignant que, si la France s’est déchristianisée, cela ne signifie en aucun cas que les chrétiens n’aient plus rien à dire au pays, bien au contraire, il pointe ceci :

« Les catholiques, en raison de leur histoire, ont une responsabilité particulière à l’égard de la France et de tous les citoyens. Il ne faudrait pas que les catholiques cèdent à la fermeture communautaire : défendre leur pré carré et laisser le monde aller à sa perte. C’est la tentation de transformer l’Église en cité monastique. Certes nous sommes moins nombreux… Mais nous devons garder le sens de notre responsabilité envers tous. Je ne crois pas à l’argument du petit nombre qui serait un argument contre l’action. Nous devons agir au nom de notre conscience aujourd’hui sans nous préoccuper du résultat futur. Péguy disait qu’il ne fallait pas forcément vaincre mais éviter d’être vaincu… »

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Parfois, Onfray mieux de se taire

Si le calembour est lourd, plaignez-vous au rédacteur en chef. Il est au minimum guère plus lourd que le propos de Michel Onfray, dont on découvre au fil des critiques la collection de considérations péremptoires et absurdes qui constelle son livre. Étonnamment, Michel Onfray connaît une soudaine et surréaliste popularité dans des milieux catholiques fort marqués.

Patrice de Plunkett dresse une liste des incohérencesrelevées par des spécialistes universitaires dans la revue Codex – des questions abordées par Michel Onfray (dont certains qu’il cite sans les comprendre) au rang desquelles l’existence même de Jésus, le contexte historique des sociétés antiques et médiévales, Vatican II, etc. Codex n’hésite pas à dénoncer les « affirmations péremptoires », les « traits d’esprit [qui] fusent souvent au détriment de la réalité », « les erreurs, clichés omissions, raccourcis ou anachronismes », une « bibliographie étonnamment pauvre ». Cinq historiens réagissent donc dans la revue.Lire la suite

L’aumônier des parlementaires voit « violence et désarroi » chez les politiques

C’est ce que le Père Laurent Stalla-Bourdillon, aka l’ « aumônier des parlementaires » même si ce n’est pas une aumônerie, rapporte dans une interview au Figaro.

Cette campagne vous semble-t-elle marquée par une forme de violence ? Oui, une violence sans nom. J’observe le préjudice considérable fait à la pensée politique par l’étroitesse du jeu médiatico-politique. D’une certaine façon, les responsables politiques usent et abusent des médias pour exister. En retour, les médias manipulent les politiques comme des marionnettes.

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Mgr Pontier ne prend *vraiment* pas parti

Mgr Georges Pontier ne prend vraiment pas parti et développe d’autres sujets de profonde préoccupation de l’Eglise, parallèlement au rapport à l’argent et à la place de l’étranger. Outre la place des musulmans dans nos sociétés, dans son allocution très politique (au sens noble), il évoque également la dignité de la personne humaine de sa conception à sa mort naturelle – et ceux qui veulent constitutionnaliser l’inverse peuvent se sentir concernés à juste titre.Lire la suite

Cette femme peut le jurer : il n’y a rien à voir dans le tombeau du Christ


A la question de savoir ce que l’on peut voir dans le tombeau du Christ, une femme peut apporter une réponse certaine. Marie-Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de Terre Sainte Magazine, a eu le privilège d’entrer dans le tombeau du Christ seule, de nuit, éclairée à la seule lueur de son téléphone portable, alors que le Tombeau était en travaux et qu’apparaissait ce qui est d’ordinaire caché.

Qu’y a-t-il à voir ? Elle a pu en témoigner pour France 2 : rien. Il n’y a rien à voir dans le Tombeau. Comme elle le dit : elle est comme ces femmes arrivées en courant au matin de Pâques, Marie de Magdala et l’autre Marie, et qui ont vu qu’il n’y avait rien. Et c’est ça qui fait tout.

C’est mieux maintenant

L’argent ne fait pas le bonheur, l’économie ne nourrit pas son homme, puisque « ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre ». Certes. Néanmoins il a bien fallu en multiplier, des pains. Bref. Contre l’idée qui se répand que les jeunes générations (ie. jusqu’à moi) ont été sacrifiées par des baby-boomers prodigues, l’économiste Hippolyte d’Albis (de son vrai nom Hippolyte d’Albis) apporte quelques éléments concrets dans une tribune au Monde :Lire la suite

Pédophilie et récidive : retour par Alain Christnacht

Alain Christnacht, président de la commission d’expertise sur la pédophilie créée par l’Eglise catholique l’an dernier, livre une interview éclairante au Figaro. Il souligne les nouveaux enjeux, évoquant une troisième période : à une période de mutisme a succédé une période durant laquelle il a été demandé aux évêques de dénoncer les prêtres concernés, ce qu’ils ont fait. Une nouvelle période s’est ouverte : celle de la gestion des prêtres ayant été condamnés et ayant effectué leur peine. La commission évalue les risques de récidive, qu’il semble que plusieurs évêques prennent insuffisamment en compte : « beaucoup d’évêques n’ont pas pris conscience que le fait de la sanction pénale – ou l’absence de sanction pénale – ne réglait rien du problème de fond ».Lire la suite

Droit de suite, sur la pédophilie

Que faire, au-delà de constater le désastre ?  L’entretien du Père Stéphane Joulain avec La Croix donne certaines pistes.

Si ce n’est pas l’essentiel, il relève d’ailleurs le caractère aussi erroné sur les principes que sur la pratique de la volonté qu’ont pu avoir certains de protéger la réputation de l’Eglise : « Si les gens avaient pu pardonner les crimes des abuseurs, ils ne pardonnent pas, en revanche, le fait que des évêques les aient camouflés ».Lire la suite

Cathos avec Méluche

Début janvier, ils étaient 6% à se prononcer pour Jean-Luc Mélenchon, dans le sondage cité en introduction par les auteurs d’une tribune dans Le Monde, intitulée « Nous, jeunes catholiques, refusons de laisser à la droite le monopole des valeurs chrétiennes », lorsqu’ils étaient 29% à se préparer à voter Marine Le Pen. Et, pour ne pas être franchement un habitué de la gauche radicale, on est en droit de se demander si, quitte à se situer dans une même logique bancale de recherche de bouc-émissaire, il est bien cohérent que des catholiques préfèrent pointer les étrangers plutôt que les riches. En gros.Lire la suite

Faire payer les riches, ou les étrangers ?

Si nous étions en campagne électorale, nous pourrions aborder des sujets de fond, échanger sur l’avenir de notre pays. Si une campagne électorale était ce dont nous rêvons, ce serait une période où la France s’assiérait, le temps de faire posément un bilan, d’envisager les défis à venir, et de comparer les projets proposés.

Mais soit. A la place, nous avons des percées improbables. Des échappées journalistiques ou des appels d’ONG et de think tanks, ceux qui bossent vraiment au quotidien, et désespèrent de voir que les enjeux auxquels ils se consacrent ne sont pas dignes d’intérêt.

Au titre de ces échappées, la Une du Parisien, consacrée à la dépendance. Nul ne peut nier que ce soit un enjeu incontournable pour tous. L’occasion d’entr’apercevoir les propositions des candidats. . Celui pour lequel le problème c’est les riches. Ou celle qui réussit encore à incriminer l’étranger sur ce sujet.

Le pape chez Abdel Karim

Aujourd’hui, le pape a changé notre vie, nous sommes très heureux. C’est incroyable que le pape soit entré dans ma maison. Il me semble que je rêve, mais au contraire tout est vrai : j’ai eu le pape dans ma maison !

Le pape est entré dans Milan en passant par les « périphéries ». Il est allé à la rencontre de plusieurs familles dont celle d’Abdel Karim Mihoual, musulman, originaire du Maroc – manifestement source d’une grande joie pour lui, comme le rapporte Zenit. Le pape s’est vu offrir du lait et des dattes, dans la pure tradition marocaine, indique le site marocain, le360.ma.

Pour qui en doute : oui, la rencontre est possible.

Cela a été une chose très belle, a confié la maman, Hanane, souriante, que le pape soit venu ici trouver une famille musulmane.

Faut-il vraiment tuer Dieu ?

Un écrivain, David Vann, dans Libé, affirmait qu’il était temps de tuer Dieu et la patrie, sources des malheurs du monde et des conflits. Bon. Paul Clavier, lui, n’a pas eu la flemme de relire un propos assez éculé, et offre à La Vie une réponse détaillée et fort intéressante, surmontée d’un titre calembourien dont nous imaginons bien qui en est l’auteur : Vous reprendrez bien une tasse d’athée ?

Lisez-la. De notre côté, on vous spoile la conclusion (même ce qui précède vaut le détour)

L’instrumentalisation de Dieu et l’amour exacerbé de la patrie peuvent conduire à une haine meurtrière. Mais la haine de soi et le meurtre de Dieu ne seront pas de meilleurs garants de la paix. Quand cesserons-nous d’accuser Dieu de tous nos malheurs, pour pratiquer un salutaire examen de conscience : « Qu’as-tu fait de ton frère ? du plus petit ? du plus faible ? »

 

Sidonie, trisomie et rhapsodie, magnifiée par sa maman


Positivr relaie une série de clichés sensibles publié par Séverine Galus, mère de cette petite fille, porteuse de la trisomie 21. Mère et fille y jouent ensemble avec la lumière. Avec la participation de la jeune Mélanie à la présentation de la météo, on croirait déceler des initiatives nouvelles pour poser un regard plus audacieux, plus ouvert sur la trisomie. Certains, bien sûr, ne manquent pas de pointer l’ambiguïté de cette situation, alors que l’on sait que 96% des embryons porteurs de trisomie sont éliminés. Réjouissons-nous plutôt de ce nouveau regard, pas si différent d’ailleurs dans son esprit – bien que tacite, ici – de la campagne Dear Future Mom. Comment ne pas imaginer qu’à force de voir des enfants et des jeunes mener une vie différente mais vivable, les mentalités évolueront ? Voilà un beau signe des temps…

C’est une actrice née. Je ne doute pas de son talent et suis certaine qu’elle trouvera sa place dans notre société, pour peu que la société veuille enfin faire un peu plus de place aux gens différents.

Les autres clichés sont visibles sur Positivr et sur la page de Séverine Galus.

Chartres | Alors, les jeunes, ça pionce ?

Il n’est pas fréquent de voir Isabelle de Gaulmyn succomber à la nostalgie. Et pourtant

La nouvelle n’a pas fait plus de bruit que quelques gouttes sur les chemins creux de la Beauce. Pas un cri de protestation, ni un comité de défense : le Pélé se meurt, dans l’indifférence totale d’une Église parisienne qui ne semble plus avoir de mémoire…

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Pédophilie : ce qui a été fait, et ce qui reste à faire

Il est probablement illusoire d’attendre de l’ensemble des medias qu’ils fassent profession d’informer mais il reste apparemment possible de faire un état des lieux sérieux de ce que l’Eglise a fait par le passé et de ce qui lui reste à accomplir, comme le propose La Croix sous la plume de Céline Hoyeau.

On y constatera que l’Eglise en France n’est pas restée les bras croisés depuis 2000, et a pu prendre ce problème en considération sans tarder, même si des défaillances, des lenteurs et des décisions peu compréhensibles ont persisté.Lire la suite

Alors, il te plaît, mon gros pop-up ?

Salutaire mais surprenant : l’inquiétude sur le porno sort un peu des milieux cathos, certes précurseurs mais qui peinent à mobiliser sur le sujet. Alors que Laurence Rossignol annonçait une réflexion pour bloquer l’accès aux mineurs, c’est la Fondation pour l’Innovation Politique qui sort une note sur le sujet (accessible sur le site de la Fondapol dans une note au titre explicite : « Porno addiction : nouvel enjeu de société »).

Et, si le titre de ce billet a coupablement succombé au second degré, cette note illustre aussi la misère sexuelle à laquelle la consommation de porno peut conduire des adultes, en raison de phénomènes neurologiques observés.

Les pages 18 et 19 sont consacrées aux « effets du porno : l’escalade vers l’extrême » – et notamment ce fait qui peut paraître ridicule : un homme peut se trouver sexuellement excité par l’allumage de son ordinateur ou l’apparition d’un pop-up.Lire la suite

Hipster ou SDF ?

Une vidéo qui rappelle aussi de toujours chercher l’Homme sous les apparences.

Le catho doit-il ployer sous le poids de la loi morale ?

Le Père Roland-Gosselin revient sur la nature de la loi morale dans un très bon petit article pour le Padreblog. Est-ce que c’est permis ? Est-ce défendu ? Est-ce que j’ai le droit de lui mordiller le lobe de l’oreille alors que nous ne sommes pas encore mariés, mon Père ?

Extrait :

La loi morale est en réalité une Loi nouvelle, c’est le Christ lui-même. Il ne s’agit pas d’une loi qui s’impose à moi mais au contraire une loi de croissance inscrite en moi-même, moi qui ai été créé à l’image de Dieu en vue de lui ressembler et de partager sa béatitude. La loi morale n’est donc pas une liste d’interdits mais plutôt un appel à entendre ce que nous sommes (…) Saint Paul résumait de manière lapidaire ce qu’est la morale chrétienne : « Tout est permis mais tout n’est pas constructif » (1 Co 10, 23)

Porno : Laurence Rossignol n’abandonne pas

Alors que l’on pourrait penser tous les ministres occupés ailleurs qu’à leurs ministères, Laurence Rossignol semble toujours vouloir agir. Dans une interview au Figaro, elle souligne sa volonté d’action avec un certain courage – courage qui certes n’apparaît qu’en contraste avec la lâcheté de bien des autres. Ainsi lorsqu’on lui oppose le risque de se heurter à la liberté d’expression, elle répond : Lire la suite

Quand l’Eglise dénonce les méthodes de Cash Investigation

Depuis plusieurs semaines, il se savait que Cash Investigation travaillait sur la question de la pédophilie (de la pédophilie dans l’Eglise, les autres contextes n’étant pas manifestement pas dignes d’intérêt). Il semble que, arrivant alors que la « bataille » est passée, Elise Lucet se soit employée à donner une tournure scandaleuse et conflictuelle à des échanges  qui ne l’étaient pas pour justifier son émission, n’hésitant pas à interpeller des personnes absentes pour simuler un refus de l’échange, et à se mettre en scène dans des saynètes qui empruntent davantage à la comédie qu’au travail journalistique. Lire la suite

D’« Amoris Laetitia » et des excès de vitesse

A l’occasion d’une réponse à un prêtre américain, Austen Ivereigh, fondateur de Catholic Voices, met les choses au point sur quelques objections fréquentes. Il répond tout d’abord à une étonnante analogie abandonnée au milieu du gué, au sujet de deux conducteurs qui commettraient un excès de vitesse, l’un parce qu’il fait la course avec un ami, l’autre parce qu’il conduit sa fille à l’hôpital.

Amoris Laetitia est-elle le triomphe de la subjectivité et du relativisme sur la vérité et la loi ? « Perhaps there’s a danger of subjectivism and laxity in thinking about ‘Amoris Laetita’, but there’s also a risk of legalism and rigorism », soit « peut-être y a-t-il un risque de subjectivisme et de laxisme à propos d’Amoris Laetitia, mais il y a aussi un risque de légalisme et de rigorisme ». Il ne faut certes pas négliger le premier des deux risques… mais l’homme est-il fait pour le sabbat, ou ne serait-ce pas plutôt l’inverse ? Lire la suite

Tout faire pour que chacun puisse travailler

Marxiste, le pape ? Ou empreint du sens de la dignité humaine, qui se traduit aussi dans les relations économiques ? Improvisant, lors de l’audience générale de ce jour, il a expliqué que : « celui qui pour des manœuvres économiques, pour réaliser des affaires pas complètement claires, ferme des usines, ferme des entreprises et supprime le travail d’hommes, cette personne fait un péché gravissime ». Si nul ne contestera que l’on ne saurait supprimer des emplois pour des affaires troubles, l’introduction de son propos était de portée plus générale : Lire la suite

Pour vivre vieux, faites des enfants

Ce n’est certes pas ce que laissent entendre les mères de famille harassées mais ça tombe bien : cela concerne surtout les hommes. Avoir au moins un enfant augmente l’espérance de près de deux ans, nous rapporte La Croix. Il semblerait que cela tienne notamment au fait que les hommes cessent de rouler ivres à tombeau ouvert. Et que les femmes se rassurent devant l’inégalité pointée au début de ce propos : elles peuvent toujours espérer vivre plus de 5 ans de plus que les hommes.

L’article de La Croix, là.

Renonciation de Benoît XVI ? Blame Obama.

Sans que l’on ne sache très bien pourquoi il faudrait blamer Obama plutôt que le groupe de Bilderberg, les Illuminati ou la loge P2, certains milieux désorientés imputent à son administration une responsabilité dans la renonciation de Benoît XVI – ce qui est peu flatteur pour le pape émérite dont on semble ainsi présumer une faiblesse de caractère dont il n’a jamais fait preuve.

Le Père Lombardi est revu sur ce sujet de façon particulièrement claire, comme le rapporte Zenit :

 [Le pape émérite Benoît XVI] affirme qu’il a pris la décision de sa renonciation en pleine liberté et responsabilité et qu’il n’y a aucun mystère à révéler (…) J’ai toujours pensé que Benoît XVI était un homme qui donne la priorité à la vérité (…) Il ne me semble pas qu’il soit nécessaire de penser à de terribles pressions d’outre-Atlantique. Nous pouvons tranquillement penser que cela a été une décision très sage et raisonnable, devant Dieu et devant les hommes.

« L’identité chrétienne, c’est devenir comme le Christ »

La Croix : Qu’est-ce que l’identité chrétienne ?

Alain Thomasset : L’identité chrétienne n’est pas d’abord un ensemble de valeurs, de rites ou même de cultures, mais le fait de devenir comme le Christ, le suivre et l’imiter. Cette imitation est donc mouvante dans l’histoire, toujours à interpréter selon les appels du temps. De même que la « France de toujours » n’existe pas, « l’identité chrétienne de toujours » n’existe pas : elle s’ancre dans l’histoire, s’actualise, d’un point de vue individuel et collectif. C’est ainsi que je parlerais davantage d’« identités chrétiennes », au pluriel.

« L’identité chrétienne de toujours n’existe pas », La Croix

Avoir 20 ans en 2017. C’est pas si mal.

S. Gladieu pour Le Figaro Magazine

Certes, l’article n’est accessible qu’aux abonnés mais le message mérite d’être plus largement partagé – sans compter que Le Figaro Magazine est en vente libre. Guyonne de Montjoue réalise un dossier qui relève l’espérance, autour de ces jeunes qui non seulement sont en « quête de sens » mais ont souvent lâché des carrières bien tracées pour le trouver. Telle jeune femme a rejoint les écoles de la Fondations Espérance Banlieue pour être institutrice au CP, telle autre s’est engagée dans la police, un jeune homme s’est lancé dans un tour du monde à la voile « zéro déchet », d’autres auprès des migrants, l’un se bat aux côtés des Kurdes, et encore un autre s’est engagé dans un accueil pour prostitué(e)s. Il y a encore « Aux captifs la libération » etc., bref, de quoi espérer en cette génération et en l’avenir.Lire la suite