Prier pour l’Europe (2/2)

imagesAu moment où les Evêques de nos pays européens se réunissent, l’occasion nous est offerte, après avoir prié avec eux, de regarder les défis du moment en face ! Le besoin d’Europe n’a jamais été aussi sensible (migrants, défense, économie, …) et l’envie d’Europe est globalement frustrée !

Début octobre, la conférence des commissions européennes Justice et Paix Europe appelait déjà, après le Brexit, à un sursaut :

La confiance en l’Europe n’émanera pas de déclarations, de feuilles de route ou de discours, et cela certainement pas à court terme. Il faudra des années pour reconstruire ce qui a été perdu ; cela nécessite d’obtenir des résultats probants en termes d’emplois de qualité pour les jeunes, de nouvelles opportunités pour les plus pauvres, de sécurité pour tous et de protection de l’environnement. Il faudra des procédures plus transparentes et démocratiques. Il faudra observer plus de respect pour les traditions nationales, régionales et locales, qui sont menacées par les forces du marché mondial, et plus de justice sociale en matière de fiscalité et d’opportunités pour les plus pauvres en Europe et dans le monde.

Et en écho, la récente interview du nouveau Secrétaire général de la Comece, le Père Olivier Poquillon, dans La Croix, appelle lui aussi à un sursaut : « L’Europe peut mourir si elle perd de vue la question du sens ».

On pourrait souhaiter que les candidats aux prochaines législatures parlent plus et mieux d’Europe, sur le fond … On peut la critiquer, la conspuer parfois, et pourtant elle reste probablement la seule à offrir des perspectives à certains de nos problèmes nationaux et, on peut le souhaiter, l’une des rares à proposer un idéal politique de paix à l’échelle du continent et sans doute au-delà …

A propos, connaissez-vous la Comece ? Au cas où, la révision, c’est par là !

Prier pour l’Europe (1/2)

imagesLa Comece (l’Eglise catholique dans l’Union Européenne) a inauguré sa session plénière hier et elle se finit demain. L’occasion pour les Evêques d’Europe de revenir sur le projet européen après le Brexit et de faire eux aussi une expérience d’Europe, dans ses joies, ses espoirs mais aussi ses différences. Les défis s’amoncellent et en même temps le projet européen revêt une importance d’envergure au regard des défis du moment …

Allez hop, une prière pour l’Europe en communion avec nos évêques à Bruxelles en ce moment :

Prière pour l’Europe

Père de l’humanité, Seigneur de l’histoire,

Regarde ce continent auquel tu as envoyé des philosophes, des législateurs et des sages, précurseurs de la foi en ton Fils mort et ressuscité.

Regarde ces peuples évangélisés par Pierre et Paul, par les prophètes, les moines et les saints.

Regarde ces régions baignées par le sang des martyrs et touchées par la voix des réformateurs.

Regarde les peuples unis par de multiples liens et divisés par la haine et la guerre.

Donne-nous de nous engager pour une Europe de l’Esprit, fondée non seulement sur les accords économiques mais aussi sur les valeurs humaines et éternelles : une Europe capable de réconciliations ethniques et œcuméniques, prompte à accueillir l’étranger, respectueuse de toute dignité.

Donne-nous de regarder avec confiance notre devoir de susciter et promouvoir une entente entre les peuples qui assure pour tous les continents la justice et le pain, la liberté et la paix. AMEN

26 Mai 2005

Carlo Maria Cardinal MARTINI (1927-2012)

« Evêques et politique : mêlez-vous de nos oignons ! »

rencontres-nationales-association-coexister-lille-dernier_0_730_485Il est salutaire que nos évêques nous interpellent avec vigueur sur cette obsession identitaire qui habite nombre d’entre nous, et pas d’ailleurs forcément toujours à l’extrême droite.

Très intéressante tribune de Marc Le Boucher ce jour dans La Croix ; à lire et partager ! Elle fait bien entendu suite à la contribution de la Conférence des Evêques de France « Dans un monde qui change retrouver le sens du politique » (pour mémoire, le texte intégral en cliquant ici).

En complément, on peut également lire les récentes contributions de Dominique Quinio, Présidente des Semaines Sociales de France, et du Père Bertrand Auville, Délégué auprès du monde politique pour le Diocèse de Nanterre, sur « Elections 2017 : un vote pour quelle société ? » en cliquant là.

 

Emmanuel Mounier d’actualité

emmanuel-mounier-300x282Malgré le décès de son père il y a plus de soixante ans, le personalisme a des choses à nous dire, en particulier en vue des prochaines échéances électorales. On peut relire avec intérêt la contribution que les Cahiers libres avaient publiée à ce sujet il y a quelques temps.

Indignation, légitimité, éthos politique : Emmanuel Mounier n’est pas mort et a des choses à offrir à notre discernement. L’occasion de redécouvrir sa vie, son oeuvre et ses amis.

Qu’est-ce qu’un bon chef ?

dessin-homme-politique-300x175Très intéressant cycle de conférences proposées par le Centre Sèvres, à Paris, sur le thème « Dix leçons de philosophie pour la politique ».

Prochaine séance le 2 novembre sur « Qu’est-ce qu’un bon chef ? » …

Les rapports de pouvoir, de domination et leur légitimité, la notion problématique d’« homme providentiel », le charisme du chef en démocratie, la compétence démocratique, la corruption.
Avec la participation de Florent Guénard, agrégé et docteur en philosophie, maître de conférences à l’université de Nantes. Spécialiste de philosophie politique et morale, il dirige la rédaction de laviedesidees.fr

Le programme par ici : http://www.centresevres.com/cours/dix-lecons-de-philosophie-sur-la-politique/

Le numérique est-il diabolique ?

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Non qu’il s’agisse d’exorcisme mais de ce que en quoi le numérique dans nos vies et dans la société « sépare » (diabolein en grec), fragmente, divise. Dans Libération, le philosophe Eric Sadin porte un regard très sombre sur l’avènement du numérique, qui n’est pas sans rappeler dans la tonalité les dénonciations de Papes comme Léon XIII sur les nouvelles formes du libéralisme à la fin du XIXe siècle ou encore Jean-Paul II sur le drame du système quand il prend le pas sur les individus et l’homme.

Dans les faits, [la « colonisation » du monde par « l’esprit de la Silicon Valley »] est un modèle civilisationnel fondé sur la marchandisation intégrale de la vie et l’organisation automatisée de la société qui en train de s’instaurer à grande vitesse.

Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? Certainement pas et les auteurs du Samaritain seraient mal placés pour le faire ! Mais notre dépendance croissante au numérique – voir l’état de fragilité dans lequel nous sommes quand le réseau est l’objet d’attaques majeures, comme il y a quelques jours – ajouté au faible investissement de nos hommes politiques sur ces sujets ne peuvent que nourrir notre questionnement citoyen.

Et le numérique est aussi ce que nous décidons d’en faire. Deux contributions fort intéressantes pour nourrir la réflexion sur nos propres comportements : « Cathos, numérique et bien(s) commun(s) » de Floriane aux Alternatives catholiques et « Internet : voleur ou passeur d’humanité ? » de Jean Caron et un certain Erwan Le Morhedec.

 

Un endroit où crécher

creche-de-noelAu moment où nous nous étripions sur la place à donner aux crèches dans les mairies, le Saint-Siège par la voix de Mgr Bernardito Auza plaidait pour le droit au logement pour tous auprès de l’Organisation des Nations Unies.

La réalisation complète du droit à un logement décent et abordable est liée au respect pour la dignité intrinsèque et inviolable de la personne humaine. Trop de personnes sont encore logées de façon insuffisante, vivant dans des bidonvilles insalubres ou dans des bâtiments dangereux : aujourd’hui il y a tant de familles sans-abri.

Le rapporteur auprès du Conseil d’Etat appelle dans ses conclusions à envisager la crèche, lorsqu’elle se trouve exposée dans des bâtiments publics, comme un objet sécularisée. Ne peut-on imaginer que les chrétiens utilisent cette opportunité pour partager avec leurs concitoyens un idéal de solidarité, celle qui amène par exemple à prêter un toit à un couple en transit qui attend un enfant ? La meilleure solution pour contrer ceux qui veulent faire de la crèche un symbole identitaire au service du rejet de l’autre n’est-elle pas de leur opposer une vision qui promeuve l’accueil et le partage ?

Beaucoup de chrétiens œuvrent déjà activement pour le droit au logement. On peut penser en particulier à Habitat et Humanisme, dont le fondateur, le père Bernard Devert, vient de signer un signer un texte particulièrement d’actualité.

Quitter Calais … et après ?

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(JP Brunet)

Les appels nombreux du Pape François pour accueillir les migrants, de manière inconditionnelle mais à la mesure de nos moyens, ne peuvent nous laisser insensibles à l’actualité sur l’évacuation de la « jungle » de Calais, ce lundi. Et en même temps, au carrefour de retours parcellaires ou contradictoires, il est dur de se forger une opinion. Le démantèlement commence aujourd’hui ; voici une tentative de résumé de la situation (s’il était lui-aussi parcellaire ou insatisfaisant, au moins aura-t-il eu le mérite de vous inviter à vérifier ou compléter  par vous-même !).

Le gouvernement a décidé d’une dissolution du camp de migrants à Calais (plusieurs milliers de personnes – une ville !) en orientant ses occupants en divers coins de France, notamment par le biais de « CAO » (Centre d’Accueil et d’Orientation) appelés à prendre en considération la situation de chacun. On comprend à la lecture du papier assez complet de la Voix du Nord que le dispositif mis en oeuvre est imposant et que peut-être cette sortie de Calais est mieux construite que celle de Sangatte quelques années auparavant … Et aussi qu’un « traitement » de la situation complexe et douloureuse du Calaisis est mis en oeuvre, même si on peut commenter ses modalités.

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« Donne-moi une bonne digestion, Seigneur … »

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T. More

Donne-moi une bonne digestion, Seigneur, et aussi quelque chose à digérer. Donne-moi la santé du corps avec le sens de la garder au mieux. Donne-moi une âme sainte, Seigneur, qui ait les yeux sur la beauté et la pureté, afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché, mais sache redresser la situation. Donne-moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir. Ne permets pas que je me fasse trop de souci pour cette chose encombrante que j’appelle « moi ». Seigneur, donne-moi l’humour pour que je tire quelque bonheur de cette vie et en fasse profiter les autres. Amen. 

 

Cette prière de Thomas More était l’un des préférées de Jean Boissonnat, décédé il y a peu, alors on la partage, en vous souhaitant un bon week-end ! (et digérez-bien et faites des blagues pour être heureux !)

Le respect, ça paye !

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(c) Getty Images

Etonnante approche outre-Atlantique que de vouloir tout mesurer, même ce qui est à l’oeuvre dans nos relations au travail et ailleurs !… Un papier de la très sérieuse Harvard Business Review rend compte d’une étude sur le lien entre respect au travail et motivation des salariés.

Si la leçon de vos parents sur la politesse – parce que « c’est bien » – ne vous avait pas suffi, voici une occasion de redécouvrir notamment la vacuité de l’excuse « désolé, je n’ai pas le temps d’être aimable » (sic !) et le fait que ce n’est pas parce que l’on a pu être mal traité (maltraité ?) par la génération d’avant qu’il faut poursuivre la chronique du mépris – une occasion de résurrection en quelque sorte, exigeante par hypothèse mais qui peut porter du fruit.

Au-delà – tout le monde n’est pas « manager », « dirigeant », … – l’occasion de se dire que l’exemplarité de nos comportements a une empreinte positive sur le monde !

Tiens, je ne sais pas vous, mais cela me rappelle une récente publication des Evêques de France sur le monde politique et un rappel à une forme d’exemplarité … Comment ça, personne ne vous en a parlé sur ce site ? Quel scandale ! Le lien juste après pour que vous puissiez vous rattraper : ici.

Les périphéries, la prostitution, une maison

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(A. Richard)

Mise à disposition par le diocèse de Meaux, la Maison Magdalena accueille, depuis peu, trois personnes qui se sont longtemps prostituées au Bois de Boulogne, c’est ce que nous narrait La Croix tout récemment.

Parmi elles, une Colombienne transsexuelle, qui a rendu les clefs de son appartement parisien pour y vivre, confie : « J’ai peur de la suite. Parce que, en tant que transsexuelle, il n’y a que la prostitution qui s’offre d’ordinaire à nous mais il faut faire confiance. C’est la première fois de ma vie que je rencontre un prêtre qui veut bien m’aider. Et puis Dieu est là.. »

Dans nos oreilles résonnent les paroles du Pape François quand il nous invite à « aller aux périphéries » et qui nous parle de l’Eglise comme d’un « hôpital de campagne » …

Ce prêtre qui va aux périphéries, il les a connues dans des périodes sombres de sa propre histoire ; aujourd’hui, ce sont même Les Inrockuptibles qui lui tirent le portrait ! Le Père Jean-Philippe Chauveau a créé en 1998 l’association Magdalena au cœur de la paroisse Sainte-Cécile à Boulogne-Billancourt, dans le Diocèse des Hauts-de-Seine. Cette association qui compte aujourd’hui 200 bénévoles comme les autres initiatives prises dans ce cadre (pèlerinage des prostituées à Lourdes, « maraudes » auprès des SDF, autre maison mais dans l’Indre cette fois dédiée à la réinsertion de toxicomanes, …) semblent tout à fait exemplaires.

A découvrir et partager si on le souhaite. Pour le reste, chacun choisira « ses périphéries » mais en attendant on peut donner à cette association, reconnue par le Diocèse, et c’est par là : http://www.magdalena92.com/?-Appel-a-dons-

Des ponts et pas des murs !

Members of the Palestinian national security forces loyal to Hamas deploy along the border fence with Egypt in Rafah in the southern Gaza
(Reuters)
« Nous avons besoin de ponts et pas de murs » nous lançait le Pape François en 2014, à l’occasion du 25e anniversaire de la chute du Mur de Berlin.

Appel d’autant plus utile que, le Washington Post cité par Courrier International le montre avec infographie a l’appui, les cloisons se multiplient depuis 2000, leur édification étant le produit de « politiques populistes » de plus en plus répandues, selon le journal.

Un immigré hondurien au Mexique témoigne : « Peu importe le nombre de barrières qu’ils construisent, ils ne nous arrêteront pas ». Ce témoignage comme tant d’autres rappellent, à l’instar de ce que disait Paul Montgolfier, alors Directeur du Service jésuite des réfugiés en France, que « Les murs n’arrêteront pas les migrants. Ils leur feront juste risquer un peu plus leur vie pour venir. »

A minima, des éléments à avoir en tête dans son discernement citoyen voire des raisons pour s’engager si on le souhaite …

 

Le « revenu universel », c’est bien ?

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(AFP)

Aucune idée mais le concept semble intéressant ! D’abord, parce que son origine au plus loin semble venir de Thomas More dans « L’Utopie » mais aussi parce qu’il intéresse des « marxistes aux ultra-libéraux », comme le dit cet article de Challenges, et encore un certain nombre d’amis comme au Secours catholique.

On peut en retenir qu’il offre une protection contre le décrochage social, dans les cas de gros coups durs de la vie, simplifie la multiplicité de demandes d’aides lorsque l’on en a besoin, et par sa présence inconditionnelle dans le cursus financier et fiscal de tous témoigne concrètement de la solidarité de tous avec chacun. Un moyen de redécouvrir que l’impôt sert concrètement …

Son caractère inconditionnel peut questionner mais son objectif ne semble pas d’encourager un assistanat aveugle : comme toute redistribution d’Etat, il serait assorti de droits et aussi de devoirs.

Concrètement, sa mise en oeuvre nécessiterait sûrement de bien nombreux évaluations et ajustements … mais les expérimentations régionales qui semblent se profiler seront à suivre avec intérêt.

Jeunes chrétiens « assoiffés d’espérance et de vérité »

58073708cd701ccd4d7cf55dOutre Quiévrain, voilà douze jeunes chrétiens qui, citant pêle-mêle Benoît XVI, F-X Bellamy, Mère Teresa, Saint-Thomas d’Aquin dans un grand quotidien national, nous parlent de Dieu, de sens, d’espérance et de projet commun en citant leur besoin et envie de plus de lien et de transmission …

Une lecture qui impose le respect et la reconnaissance et qui nourrit l’espérance !

Ca va que c’est en Belgique, on ne peut imaginer que de jeunes chrétiens en France pensent la même chose … Ou alors on ne les entend pas ou pas assez ?

Ces jeunes voisins sont entre autres responsables d’un programme baptisé « LEAD » comme « Leaders d’espérance et ambition pour demain » -> à retrouver à cette adresse

Le travail peut-il être gratuit ?

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(F. Fife / AFP)

Oui et cela s’appelle du bénévolat ! Dans un article du Monde, intéressant quand il dénonce certaines hypocrisies de la nouvelle économie, l’auteur fait un paralèlle qui a fait réagir :

 

Autrefois, on l’appelait amour conjugal, celui de l’épouse qui assurait la comptabilité de son mari, commerçant ou médecin. Mais depuis qu’il est sorti de la sphère intime, on l’a maquillé sous toutes sortes de noms fleuris : bénévolat, engagement citoyen, partenariat, télé-réalité, activité, expérience client, communauté, jeu, concours, hackathon, contribution, etc.

Les Petits frères des pauvres, notamment dans une tribune toujours dans le Monde, balaient cette comparaison d’un revers de main, en rappelant que le bénévolat ne peut être considéré comme un danger pour l’emploi salarié, et insistent sur le fait que la monétarisation de la lutte contre la solidarité serait un danger pour la solidarité elle-même.

A défaut d’argent, tout travail doit être reconnu, certes, mais ne tombons pas dans un travers libéral ignoble qui consisterait à penser que le bénévolat ou l’action caritative sont une « distorsion du marché », une tentative de dumping social. Il est avant tout un formidable lieu de croissance et d’entraide et une contribution indispensable à la solidarité.

Dans quel état est notre école ?

paris-ecole-primaire-640x468-580x424Quelques bonnes nouvelles dans la Tribune des Semaines Sociales après que diverses évaluations internationales, dont celles menées par le programme PISA de l’OCDE, ont envoyé des signaux d’alerte forts sur la capacité de notre école à transmettre des savoirs : le niveau notamment en français s’améliore, même si les enquêtes montrent comment l’efficacité des apprentissages reste trop lié aux origines sociales des élèves.

Outre cette fonction première de transmission de savoirs, notre école est questionnée de multiples manières et devrait – on peut l’espérer – faire l’objet de débats constructifs en marge des prochaines échéances électorales … Un vrai chantier, cité par nos Evêques en diverses occasions, notamment dans leur dernière production, mais dont on n’entend pas beaucoup parler pour le moment …

Si vous voulez y réfléchir et en débattre, rdv les 19 et 20 novembre pour la session des Semaines Sociales de France à Paris sur « Ensemble, l’éducation » ! Informations et inscriptions à l’adresse : www.ssf-lasession.org

 

« Les jeunes, ils ne s’engagent plus !… »

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Voilà un couplet qu’on entend parfois chanté par de plus vieux militants, multi-engagés, dont la densité, la variété mais aussi la fidélité dans l’engagement ne peuvent que forcer le respect … Et pourtant, si, les jeunes s’engagent, mais sans doute de manière différente. Preuve en est cet article de La Croix, qui dit les questions que ces jeunes se sont posées.

Mais sans doute l’engagement « à vie et à temps plein au même endroit » n’a plus cours. Il faut composer avec les envies des bénévoles, leurs disponibilités, etc. Aussi certains proposent des applications pour faire se rencontrer offres et demandes de bénévolat.

L’occasion d’utiliser les réseaux pour apporter du bénéfice dans la vraie vie !