L’incertitude, une bonne nouvelle ?!

OIPPure provocation ! Nos vies étaient déjà pétries de risques, de doutes, de souffrances parfois et voilà que la Covid est arrivée ! Alors franchement, imaginer que l’incertitude puisse être une bonne nouvelle … ou une Bonne Nouvelle ! C’est ce que quelques auteurs nous proposent, en tous cas en considérant l’incertitude renouvelée dans laquelle nous sommes comme une opportunité qui peut apporter du Bon voire une .

Ainsi, Geneviève Radloff dans la revue SpirituElles nous propose de regarder notre quotidien au regard de l’expérience de quelques personnages bibliques et conclue :

Quand nous peinons à voir le projet de Dieu, évitons de dire: «Qu’est-ce qui m’arrive?» Accrochons-nous plutôt à ce que nous savons de Dieu, sa bonté, ses promesses, son amour pour nous, sa présence dans notre vie tous les jours jusqu’à la fin des temps. Ensuite, fortes de cette connaissance, cherchons à discerner comment réagir et avancer dans la bonne direction. L’avenir ne nous appartient pas. Mais chaque jour nous rappelle que la vie est précieuse.

Dans un autre registre, Aymeric Christensen, nouveau Directeur de La Vie, nous invite à accueillir l’incertitude, malgré toutes les fractures, souffrances et angoisses que la situation actuelle peut effectivement provoquer :

Ballottés, ne nous faut-il pas, simplement,commencer par accueillir l’incertitude de la situation, ainsi que notre propre incertitude ? Accepter, aussi, les angoisses de l’autre, pour réapprendre à entendre la contradiction, l’avis divergent, l’attitude qui heurte, dans un esprit de dialogue. Réapprendre, peut-être, à rebours de tous ceux qui savent, à dire : « Je n’ai pas de réponse. » Par-delà nos expériences différentes et nos perceptions dissonantes, qu’est-ce qui nous unit encore ? Notre commun trouble. L’humilité de le reconnaître est déjà une façon de prendre notre part. Une chaîne tient par chacun de ses maillons ; notre responsabilité est donc à la fois infime et immense : garder le nôtre solidaire.

Pour lire G. Radloff, c’est par ICI, pour lire A. Christensen, c’est par LA.