Des « racailles » qui trouvent les mots …

10426_largeQuand on est jeune dans un quartier défavorisé, qu’on a grandi sans grand accès à diverses formes de culture, difficile de trouver les mots utile pour être dans le monde, formuler un projet pour soi et les autres … A fortiori quand on se retrouve précipité dans un établissement sélectif de l’ouest parisien où sa manière d’être semble d’emblée inadaptée ! C’est l’expérience de Stéphane de Freitas, rapportée par la revue Projet, qui a décidé de transformer son expérience personnelle en quelque chose d’utile pour d’autres :

Je n’avais pas le langage ajusté à ce milieu social et je ressentais une forte frustration : à défaut de pouvoir mettre un mot sur la chose, sur mes sentiments, sur ce que je pensais, je ne pouvais pas m’ouvrir aux autres et ils ne me comprenaient pas non plus. […] Si on ne peut pas se parler, on ne peut pas se comprendre ; et si on ne peut pas se comprendre, il ne peut y avoir d’idéal partagé, pas de pacte de société possible. Ce qui mène, à terme, à une forme de délitement social.

Il a – du coup – organisé des cursus de « concours d’éloquence » et aussi contribué à des parcours universitaires pour aider d’autres à « réapprendre à prendre la parole » … Une histoire heureuse et utile, en des temps compliqués sur le sujet, à retrouver ICI