Lourdes, le film : « Elle m’a regardée comme une personne »

Qui imaginerait que, dans notre société, un film documentaire sur Lourdes puisse atteindre les grands écrans ? Qui penserait qu’il serait remarqué et salué aussi largement, par des critiques croyants et des incroyants ?


Un « documentaire puissant« , pour Le Parisien qui a reçu un vrai choc : « Lourdes » est un coup de gourdin sur la tête. Une descente brutale, sans paliers de décompression, dans les remous d’un malheur aux cent visages. Rarement documentaire aura dégagé une telle force. »

« Au plus près du mystère » pour Le Monde. « Poignant », pour FranceTV, qui évoque le documentaire en des termes qui nous font signe : « sa construction suit un crescendo qui aboutit au départ à regret des pèlerins d’un lieu hors du temps, fraternel et rédempteur, évocateur d’une Jérusalem céleste. »

Le Figaro rapporte ces mots, de ces réalisateurs qui sont passés à Lourdes après un précédent portrait d’une tonalité probablement différente, sur Rocco Siffredi :

Durant les huit mois de tournage – et il fallait avoir le regard vif, le geste prompt, car une seule prise était possible -, les cinéastes ont gardé un axe: «L’idée centrale nous est venue d’une parole de Bernadette, raconte Thierry Demaizière. Quand elle a raconté sa vision de la Vierge, elle a dit: “Elle m’a regardée comme une personne.”» Ce principe cinématographique très sûr a guidé les réalisateurs dans leurs rencontres. Ils n’ont ajouté aucun commentaire «off». Les scènes parlent d’elles-mêmes. Comme Jean-Louis, avec son charme ironique, incapable de parler. On lui demande au début ce que Lourdes lui apporte. Réponse écrite: «Pas grand-chose.» Si la foi rend sa vie plus facile: «Non.» Mais quand on le retrouve à la fin, il prononce pour ceux qui l’ont entouré: «Je vous aime beaucoup!» C’est ce sourire lumineux, cette légèreté retrouvée que transmet le film. «On n’approche pas la foi mais la plénitude», confient ses réalisateurs.

Projeté à Lille, La Croix raconte l’accueil estomaqué du public :


« Ce film, ça crie Dieu, lâche le frère Franck Dubois, directeur du Rosaire qui apparaît à l’écran, en s’adressant aux réalisateurs. Bravo, vous avez filmé l’invisible. »

Lourdes est sorti en salles le 8 mai.