Diable : 0 – Jésus : 3. Questions pour le 1° dimanche du Carême C (Lc 4, 1-13)

En ce 1° dimanche du Carême C, nous sommes conduits par l’Esprit au désert avec Jésus pendant 40 jours (Luc 4, 1-13).

Voici quelques questions pour l’Évangile de ce dimanche :
– Quand ai-je eu l’impression d’avoir été mis(e) à l’épreuve? Comment ai-je persévéré (« Mes frères, quand vous butez sur toute sorte d’épreuves, pensez que c’est une grande joie. Car l’épreuve qui vérifie la qualité de votre foi, produit en vous la persévérance et la persévérance doit vous amener à une conduite parfaite. » Jc 1,2) ?
– Qu(i)’ est-ce qui me fait vivre et me nourrit?
– Où en suis-je dans ma relation avec Dieu?– Qui m’arrive-t-il de mettre à l’épreuve? Pourquoi?
– Comment vais-je vivre ce carême en fils/fille de Dieu?
Pour les couples et les (grands-) parents :
– Quand prenons-nous un temps de désert, à l’écart, pour notre couple?
– Comment vivons-nous les périodes sans relations sexuelles (maîtrise? tension?, désir qui grandit? dialogue? …) chacun personnellement, et en couple?
Pour ceux et celles qui travaillent (professionnellement ou au foyer) :
– Que me demande-t-on contre une promotion?
– Qu’est-ce que je fais de mes connaissances? un pouvoir sur ceux qui ne savent pas? un service? une occasion de dialogue? …
Pour les ados :
– Quand ai-je été au-delà de mes forces?
– Quand est-ce que j’ai trouvé une Parole de Dieu face à une situation difficile?
Pour les disciples-missionnaires :
– Quand est-ce que je me suis senti(e) pousser par Dieu dans une direction où je ne pensais pas aller?
– Quand ai-je pu être de bon conseil pour une personne qui vivait une tentation forte ou un combat spirituel?

Jésus est mis à l’épreuve par le démon. Ce dernier porte plusieurs noms dans la Bible. Mais même s’il change d’identité pour mieux passer inaperçu, il reste le même. Derrière ses divers déguisements, se cache celui qui est nommé satan, le diable (= diviseur), l’adversaire, le malin, le serpent (Gn 3), Lucifer (= porte lumière), un ange qui s’est révolté. Pour ceux qui se demandent ce qu’il devient et qui ont l’impression que l’on en n’entend plus parler, je les invite à lire « l’école du diable » d’E-E Schmitt (in Théâtre *, Albin Michel, 1999), une courte pièce commandée pour une soirée pour Amnesty International (« Ne plus parler du diable, ou de nous, ses lieutenants. Nous devons disparaître pour devenir efficaces. ») Pour ceux qui voudraient qui voudraient réfléchir au cours de ce carême à la questions des 7 péchés capitaux, non pas pour y puiser des idées, mais pour lutter contre, je vous recommande « Les 7 péchés capitaux ou ce mal qui nous tient tête » de Pascal Ide (Mame-Edifa, 2002). C’est très vivant, avec des conseils sages et de bon sens puisés des grands auteurs spirituels de l’Église. Chaque péché est suivi d’une lettre « T@ctique du diable », et de la critique d’un film récent « A vos écrans ». Pour en revenir aux 3 tentations que Jésus affronte, elles sont liées au dimanche et en particulier à la messe :
a) le pain n’est pas sans évoquer l’eucharistie; sans citer la deuxième partie de Dt 8,3 qui concerne la Parole de Dieu (Mt 4,1), comme nourriture, Lc ouvre d’autres pistes que l’on ne peut toutefois pas mettre sur le même plan (culture, art, …);
b) Jésus distingue le pouvoir temporel des 6 premiers jours de la semaine et le service de la louange et de la prière du 7° (sabbat) déplacé au 1° et 8° jour de la semaine, le dimanche pour les chrétiens en raison de la résurrection du Christ (prier et « adorer Dieu »);
c) servir Dieu et non pas se servir de Lui. Jésus sort vainqueur de ces 3 épreuves que les hébreux au désert avaient aussi subies et où ils étaient tombés. L’Adversaire qui s’oppose au projet de Dieu, qui cherche à introduire la méfiance entre le croyant et son Créateur, reviendra à l’heure de la Passion. « Que les chrétiens qui disposent de loisirs se rappellent leurs frères qui ont les mêmes besoins et les mêmes droits et ne peuvent se reposer à cause de la pauvreté et de la misère.
Le dimanche est traditionnellement consacré par la piété chrétienne aux bonnes oeuvres et aux services humbles des malades, des infirmes, des vieillards. Les chrétiens sanctifieront encore le dimanche en donnant à leur famille et à leurs proches le temps et les soins, difficiles à accorder les autres jours de la semaine. Le dimanche est un temps de réflexion, de silence, de culture et de méditation qui favorisent la croissance de la vie intérieure et chrétienne. » (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1998, § 2186)