Que devons-nous faire? (Questions pour le 3° dimanche de l’Avent C)

En ce 3° dimanche de l’Avent C si l’on ne voit pas encore Jésus, Jean en parle indirectement au peuple qui vient recevoir son baptême avec de l’eau (Luc 3, 10-18).


Voici quelques questions pour l’Évangile de ce dimanche :
– Comment est-ce que je réponds à quelqu’un qui me demande un conseil?
– Que Jean-Baptiste me répondrait-il si je lui posais la question?
– Quand m’arrive-t-il de demander à d’autres, ou à Dieu, l’impossible?

– Comment ma vie de baptisé(e), conduite par l’Esprit Saint, est-elle initiation et conversion permanentes? Quelle place le sacrement du pardon et de la réconciliation (comme confession de l’amour de Dieu déjà à l’oeuvre dans ma vie, et repentir sincère et retour à lui par l’expression de mon péché) occupe-t-il dans ma vie?
– Comment m’arrive-t-il de parler de Jésus avec des images de la vie ordinaire?
Pour les couples et les (grands-) parents :
– M’arrive-t-il d’exiger plus de mon conjoint que ce qu’il/elle peut faire? En discutons-nous?
– Comment allons-nous fêter Noël autrement, cette année?
Pour ceux et celles qui travaillent (professionnellement ou au foyer) :
– Les exigences que je fixe pour les autres sont-elles réalistes? Sont-elles au service d’une meilleure qualité de relation humaine?
– A quelle(s) occasions(s) mon travail peut-il générer une certaine forme de violence psychique, affective, morale ou physique, contre moi-même et/ou d’autres?
Pour les ados :
– Quelle réponse Jean Baptiste pourrait-il me faire à une question que je me pose?
Que pourrais-je dire à un(e) de mes ami(e)s qui me demande qui est Jésus pour moi ?
Pour les disciples-missionnaires :
– Qu’est-ce qui m’aide à discerner ce que je dois faire?
– Comment est-ce que j’annonce la Bonne Nouvelle?

 

« Que devons-nous faire? »revient par trois fois. La même question est posée par trois groupes et la réponse change et tient compte de chacun. Remarquons qu’il n’est jamais questions de Dieu, mais toujours des relations avec les autres. Pourquoi? Parce que ce que Jean-Baptiste répond au plan éthique est ancré dans la foi d’Israël en un Dieu qui ne sait que donner et se donner (cf. réponse aux foules), en un Dieu qui est juste (cf. réponse aux publicains), en un Dieu qui est le Prince de la paix (cf. réponse aux soldats).
De notre côté, cela ne doit pas nous rendre fainéants en faisant de nous des suiveurs d’une pensée prémâchée et prête à consommer, mais cela nous invite à plus de responsabilité, à former notre conscience et à exercer notre esprit critique et notre discernement.