La dépendance automobile en milieu rural, une fatalité ?

Le mouvement social le plus réfléchissant souligne l’hypersensibilité du rapport à la voiture dans les milieux périurbains ou ruraux. Comment se passer d’elle en effet, lorsque les gares ont fermé, les services publics et les petits commerces également ? Pourtant, cette situation ne semble pas une fatalité. Cet article de Reporterre montre comment d’autres pays européens ont réouvert des lignes ferroviaires en milieu rural… quand nous ne cessons d’en fermer. Certains objectent que ces pays ont une toute autre densité de population en milieu rural et un autre tissu industriel. A voir. Mais ce qui est certain, c’est qu’en supprimant les infrastructures, on ne risque pas de densifier la population : l’œuf, la poule, la volonté, tout ça.

Le sous-développement des transports publics dans les zones périurbaines et rurales n’est pas une fatalité.(…) Depuis la réforme ferroviaire de 1995, l’Allemagne a rouvert 600 km de petites lignes et 300 gares. Et près de 300 km sont actuellement en cours de remise en service. Le seul Land de Rhénanie-Palatinat a relancé onze lignes qui avaient été fermées au trafic, pour remailler son réseau régional. Cette tendance concerne des lignes en zone urbanisée mais aussi bien des lignes en milieu rural — à l’exemple des cinq branches (15 à 20 km chacune) desservant petites villes et villages dans le Wurtemberg autour de Stuttgart, dont certaines abandonnées depuis trente ans.