La seconde venue du Seigneur (Questions pour le 33° dimanche du Temps ordinaire B)

En ce 33° dimanche du temps ordinaire B, Jésus nous parle de sa venue à la fin des temps (Marc 13, 24-32) au moyen du genre apocalyptique*.

Voici quelques questions pour l’Évangile de ce dimanche :
– Qu’est-ce que j’attends de la venue de Jésus?
– Quels temps difficiles ai-je déjà vécus et traversés? Comment le Christ est-il venu vers moi?
– Au cours de quel(s) rassemblement(s) ai-je perçu l’universalité de l’Église, convoquée des quatre coins du monde?

– Qu’est-ce qui m’invite à ouvrir la porte au Fils de l’homme lorsqu’il sera à ma porte? (pour ceux qui hésiteraient, voir la promesse qui nous est faite en Ap 3, 20)
– Quelles paroles du Christ m’aident à vivre ce temps de l’attente?
Pour les couples et les (grands-) parents :
– Comment l’attente de la naissance d’un (petit-) enfant nous aide-t-elle (a-t-elle aidé) à vivre ce grand Avent qu’est l’histoire de l’Église?
– Comment traversons-nous les temps d’épreuve et de crise ensemble ?

Pour ceux et celles qui travaillent (professionnellement ou au foyer) :
– A quels signes savons-nous que la reprise et qu’une nouvelle croissance commence?
– Qu’est-ce que je réponds lorsque l’on m’interroge sur la toute-puissance de Dieu, alors qu’il semble s’être absenté?

Pour les ados :
– Par quel signe Dieu m’a-t-Il fait comprendre qu’il était proche de moi?
– Qu’est-ce que j’aimerais connaître que j’ignore?

Pour les disciples-missionnaires :
– Comment l’attente de la seconde venue du Seigneur Jésus oriente-t-elle ma vie, mes choix, mes décisions?
– Dans quel domaine ai-je à demandé au Seigneur de grandir dans la foi et l’espérance?

 

*Le genre apocalytique est un genre littéraire de la Bible. C’est le cas du livre de Daniel (1° lecture), des dernières paroles de Jésus avant sa passion, chez les synotiques (Mt 24, Mc 13, Lc 21, 5-36) et du dernier livre du Nouveau Testament, l’Apocalypse de St Jean.

Le mot grec « apocalupsis » (cf Ap 1,1) se traduit par « révélation ». Ce genre littéraire est caractéristique des temps de persécutions des croyants, qu’ils soient juifs (entre -167 et -164, racontée par le livre des Martyrs d’Israël ou des Maccabée) ou chrétiens (fin du premier siècle et suivants). Les auteurs des apocalypses cherchent à soutenir la foi et à encourager l’espérance des croyants en rappelant que Dieu ne les abandonne pas, qu’il continue de veiller sur eux et qu’il viendra en vainqueur pour eux. Cela donne des images et des représentations grandioses et cosmiques. Si le livre de Daniel est situé à Babylone du temps de Nabuchodonosor et de ses successeurs, il est écrit pendant la persécution d’Antiochus Épiphane (167-164 avant J-C). En déplaçant ainsi l’action et le lieu (on sait que les exilés sont revenus de Babylone), l’auteur du livre de Daniel rappelle aux persécutés que leurs pères ont subi les mêmes épreuves dont ils sont sortis vainqueurs, les invitant à reconnaître la présence de Dieu à leurs côtés.