Et si on allait moins vite ?

C’est ce que semble nous suggérer une récente émission de France Culture faisant, à l’unisson de tant d’autres ces derniers mois « l’éloge de la marche », à l’approche d’un week-end annoncé comme ensoleillé. Cette fois, la marche n’est pas considérée comme un pèlerinage ou une activité de bien-être mais étudiée du point de vue des neurosciences.

Après quelques exposés scientifiques, l’article se poursuit sur de belles réflexions : « La marche est donc le propre de l’humain. C’est peut-être pourquoi Nietzsche recommandait de n’ajouter foi « à aucune pensée qui ne soit née en plein air », ajoutant dans Le Crépuscule des idoles que « seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose ». La marche, si elle est d’abord une activité tellurique, nous fait très vite basculer dans l’univers, en compagnons de route du soleil ou de la lune dont nous suivons les trajectoires de l’aube au crépuscule et dans la nuit étoilée jusqu’à l’aurore, exposés aux éléments, aux météores, et aux caprices du paysage. »