Les bébés prématurés rentrent à la maison !

C’est ce que nous montre un article de Pélerin :

Délicatement, Aariane Tabardel pose son fils Noam sur le pèse-bébé. Magali Gazeau, infirmière puéricultrice, relève le poids : 2,9 kg. « Tu as grossi, bravo ! » s’exclame-t-elle en s’adressant au nourrisson. La scène ne se déroule pas à l’hôpital mais dans la salle de bains du pavillon familial. Car Noam, tout comme son jumeau Adam, bénéficie de l’hospitalisation à domicile (HAD), un service proposé depuis 2008 par l’unité de néonatalogie du CHU de Toulouse.

« Ce dispositif initié par le Pr Charlotte Casper permet d’éviter une sortie trop brutale.

Auparavant, les parents avaient le sentiment de se retrouver lâchés dans la nature après plusieurs semaines dans le service. Résultat, le taux de réhospitalisation après la sortie était plus élevé », remarque Nathalie Montjaux, médecin coordonnateur qui précise que l’HAD est aussi conseillée aux parents de bébés faisant l’objet de soins palliatifs.

Peu à peu, cette pratique très répandue en Suède essaime en France. Les bienfaits ont été mesurés : une récente étude a démontré que l’HAD avec allaitement avait un impact sur le développement des bébés.

Car désormais, tout est fait pour limiter le stress des nouveau-nés ; les parents prennent une place centrale dans les soins. « Longtemps, en néonatalogie, nous nous sommes concentrés sur la technique pour augmenter le taux de survie des prématurés. Ces dernières années, nous avons pris conscience de l’importance de l’environnement familial et sensoriel (bruits, lumière) », raconte Nathalie Montjaux, avant de poursuivre : « L’HAD implique aussi un changement de mentalité. Le médecin n’est plus dans une position de “sachant tout puissant”. Il doit faire confiance aux parents et aux puéricultrices. »