La force de l’âge

Excellente nouvelle pour ceux qui y sont et pour ceux qui y seront : la force de l’âge est officiellement reportée (c’est une dépêche AFP, donc c’est officiel) à 62 ans et ce, même dans une discipline incroyablement physique. Et comme si l’âge du capitaine n’y suffisait pas, la victoire de Francis Joyon apporte une touche supplémentaire : elle s’est aussi faite sur un bateau d’ancienne génération. C’est donc bien dans les vieux pots que l’on fait les meilleurs soupes.

Cerise sur la soupe : pour parfaire cette touche de victoire durable, dans sa déclaration à l’AFP, Francis Joyon se dit en paix avec lui-même d’avoir pensé à son empreinte carbone.

Moi je suis très sensible par ce qu’il se passe sur la planète. Construire un bateau neuf c’est aussi avoir une empreinte carbone très lourde. Là l’empreinte carbone n’est pas trop lourde parce qu’on utilise quelque chose d’existant, on le fait vivre et durer, ça correspond bien à ma philosophie quand j’étais jeune et que je recyclais des morceaux de coques et que je retapais des bateaux pour aller courir. Je me sens plus en paix avec moi-même que le fait de faire un bateau neuf de A à Z

Le jeune Gabard est séduisant, par son flegmatisme et sa bonne humeur. Mais la victoire de Francis Joyon porte un petit goût d’humanité durable qu’on ne boude pas.