Revue de Presse : Asia bibi, pédophilie, 11 Novembre, sujets ethiques et Jésus…

Une bonne nouvelle pour commencer, Asia bibi est libre… L’annonce est tombée hier dans l’après-midi. Et a été reprise par de nombreux médias, y compris des médias non-chrétiens (il y a même un article dans le Républicain Lorrain d’aujourd’hui !) Sur les réseaux sociaux, son nom apparait dans différentes langues. Selon l’AFP, après sa libération, elle serait partie en avion pour une destination inconnue, un « endroit sûr » pour reprendre les termes de l’article d’Aleteia de ce matin. Car comme le dit La Vie, « Pour Asia Bibi le cauchemar continue ». Même si l’article daté de mardi, ne parle pas de sa libération, on y découvre les risques qui pèsent désormais sur sa vie et sur celle de sa famille. « Nos vies sont en danger.

Nous n’avons même plus de quoi manger parce que nous ne pouvons plus sortir faire des courses. » disait le mari d’Asia Bibi à l’AED dimanche. De nombreux pays, dont la France et l’Italie, se sont dit prêts à accueillir la jeune femme. Affaire à suivre, en espérant une conclusion rapide et heureuse pour tous.

Dans l’actualité, on a aussi l’Assemblée plénière des évêques à Lourdes. Et force est e constater que tout le monde en parle de cette rencontre, car les évêques ont discuté, pour la première fois à Lourdes, avec des victimes d’actes pédophiles commis par des clercs. Même si ce n’est pas tout, car ils se sont aussi exprimés sur le sort d’Asia Bibi par exemple. Pour avoir un juste panel de toutes leurs interventions, rendez-vous sur le page eglise.catholique.fr, et vous pourrez y trouver l’ensemble de leurs travaux : on y parle des ritualités civiles, des jeunes (après le synode), de l’Europe, … et surtout, effectivement, de la question de la pédophilie. Hier, les évêques ont publié un communiqué pour lancer une commission d’enquête indépendante sur le sujet, et annoncé de nouvelles mesures. On lit dans ce communiqué ces mots : « les évêques de France ont décidé la mise en place d’une commission indépendante pour faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Eglise catholique depuis 1950, pour comprendre les raisons qui ont favorisé la manière dont ont été traitées ces affaires et pour faire des préconisations. Cette commission devra aussi évaluer les mesures prises par la Conférence des évêques de France depuis les années 2000. Elle rendra public un rapport d’ici 18 mois à 2 ans ». La Croix met en avant les autres « démarches » que les évêques ont entreprises, tel un geste financier pour les personnes concernées, afin de « reconnaître publiquement leur état de victime » comme l’explique Mgr Pontier dans les colonnes du journal. L’article, plus concis, de Famille Chrétienne, donne aussi un autre axe choisi par les évêques, à savoir celui de la prévention et du suivi des prêtres.

Mais sur le sujet, de nombreuses questions émergent déjà. La Vie en liste quelques-unes : le nom du président de cette commission pour commencer : « Pour que la commission d’enquête soit crédible aux yeux des victimes, elle devra être dirigée par une personnalité extérieure à l’Église. Donc pas un évêque, ni un prêtre, ni un religieux ou une religieuse. Toute personne trop liée à l’institution – laïc missionné, responsable d’associations catholiques… – pourrait aussi être perçue comme trop partiale. Mais celui ou celle qui mènera cette mission de vérité devra aussi recevoir l’appui de tous les évêques pour pouvoir effectivement travailler ». Quel sera le périmètre de cette mission d’étude ? Et il y a aussi l’enveloppe budgétaire à dégager pour mettre en œuvre ces propositions. Là aussi, affaire à suivre.

 

On change radicalement de sujet, et on prend de l’avance avec le 11 novembre et deux propositions : La première, celle de Pèlerin pour le 11 Novembre, qui revient sur la guerre de 1914-1918 avec son cessez-le-feu, la construction de la paix, ses oubliés, etc. « Maintenant, déclare George Clemenceau, il va falloir gagner la paix. » peut-on lire dans la revue, qui montre comment elle à été compliquée obtenir, car la démobilisation culturelle a pris du temps. Il a fallu faire le deuil collectif, réparer les traumatismes, et reconstruire tout ce qui a été détruit. A lire dans le magazine de cette semaine.

La Vie n’est pas en reste avec sa couverture, en gros, la date « 1918, le monde a changé ». On découvre dans le dossier la figure de Benoît XV, « pape de la paix », tout comme dans Famille Chrétienne qui honore le même personnage…

Mais il n’y a pas que les journaux ou les magazines, et la seconde proposition du jour, c’est la chaîne KTO qui offre une programmation spéciale pour ce dimanche. Documentaires et débats nous replongeront ce dimanche au cœur de l’enfer des tranchées, et apporteront également l’espérance chrétienne qui a illuminé de nombreux hommes pendant cette tragique période. « Penser la juste défense », qui sera diffusée le 11 novembre à 13h45, donnera la parole à Mgr Antoine de Romanet, évêque aux armées françaises, au général Bernard Fleuriot et au professeur Jean-Dominique Durand ; ils tenteront d’apporter des pistes de réflexion pour savoir si une guerre peut être juste. KTO retransmettra également la messe du centenaire de la fin de la Grande guerre à Notre-Dame de Paris, le 11 novembre à 18h30. En soirée, à 20h40, La foi prise au mot aura pour thème la religion dans les tranchées. Les invités tenteront de répondre aux questions suivantes : en quoi la guerre modifie-t-elle non seulement la position sociale des chrétiens, mais aussi, peut-être leur foi ? Comment ont vécu les diocèses en guerre ? Puis à 21h45, le documentaire Les aumôniers héroïques dans l’enfer de la guerre 14-18, nous amènera, via des anecdotes et des images d’archives, à rencontrer des êtres véritablement exceptionnels.

Quelques questions plus sociétales, avec deux articles à lire: le premier sur le premier mariage à trois officiellement reconnu. « Le journaliste Manuel Bermúdez, l’acteur Víctor Prada et l’éducateur sportif Alejandro Rodríguez ont formalisé, le 3 juin à Medellín, leur relation en signant un accord qui en fait “un régime patrimonial spécial sous forme de ‘trieja’” – ou “trouple” en français –, un néologisme créé pour l’occasion à partir du mot espagnol pareja, qui signifie “couple”. Le document protège leurs droits patrimoniaux et les reconnaît officiellement comme une famille, explique le journal colombien ». La suite de l’article sur le site de Courrier Internationnal, mais voilà, qu’on le veuille ou non, les évolution arrivent !

Autre article, et autre son de cloche : la tribune de Martin Steffens de lundi dans La Croix, qui a pour titre : « L’impossible opposition des chrétiens à la révision de la loi de bioéthique ». « D’un côté, il y a les chrétiens qui s’enferment dans le débat d’idées, réduisant leur foi à un système moral. De l’autre, il y a ceux qui craignent de manquer de charité en prenant position, qui dissolvent tout dans l’appel à aimer, en oubliant que c’est aimer aussi que d’indiquer quels périls on court » écrit le philosophe messin, pour initier une réflexion sur l’appel à défendre les deux aspects, et ce toujours au nom de la charité… Trèsz beau texte, un #MustRead !

Un mot aussi sur la sortie du 2ème Jésus, ou plus exactement le 2ème numéro de ce mook (magazine et book) sur Jésus, avec Arielle Dombasle comme rédactrice en chef. Vous avez peur. Je vous livre son interview, telle qu’elle aurait pu être réalisée par Jésus… Un très bel outil graphique et d’évangélisation, avec des paroles fortes, qui parleront à une jeune génération assez urbaine…