Les sites chrétiens cachés au Japon : patrimoine de l’humanité

L’Unesco vient de classer comme patrimoine mondial de l’humanité 12 villages et bâtiments au Japon : les sites chrétiens cachés de la région de Nagazaki

Dix villages, les vestiges d’un château et une cathédrale datant d’entre les XVIIe et XIXe siècles, qui reflètent une période d’interdiction de la foi chrétienne, puis la revitalisation des communautés chrétiennes après la levée officielle de l’interdiction en 1873. Des chrétiens cachés survécurent en tant que communautés qui donnèrent naissance à des petits villages situés sur la côte ou sur des îles éloignées vers lesquelles ils migrèrent pendant l’interdiction de pratiquer la foi chrétienne. Les chrétiens cachés ont donné naissance à une tradition religieuse distincte, qui était apparemment vernaculaire mais a maintenu l’essence de la religion chrétienne, et ont survécu en conservant leur foi au cours des deux siècles qui ont suivi.

 

La Croix précise :

La cathédrale d’Oura, [est la] première église reconstruite officiellement à Nagasaki après l’autorisation du christianisme, avec la fin de l’isolationnisme et l’ouverture forcée du Japon en 1854. C’est dans cette cathédrale qu’eut lieu, en 1865, un événement important, que l’on a appelé « la découverte des chrétiens cachés ». Ces derniers étaient venus d’Urakami, le 17 mars 1865, se faire reconnaître par le père Bernard Petitjean, de la Société des Missions étrangères de Paris, installé depuis peu à Nagasaki. Ils étaient les descendants des survivants des persécutions antichrétiennes qui avaient duré 250 ans.