Indissolubilité du mariage (Questions pour l’Evangile du 27° dimanche du Temps ordinaire B)

En ce 27° dimanche du temps ordinaire B, Jésus a quitté Capharnaüm (9,33) et la Galilée pour la Judée et la Transjordanie (10,1) montant vers Jérusalem. C’est là qu’il enseigne la foule et que des pharisiens viennent l’interroger (Marc 10, 2-16).

Voici quelques questions pour l’Évangile de ce dimanche :
– Quand m’est-il arrivé de vouloir piéger quelqu’un avec une question?
– Quand je sens qu’une question est piégée, comment est-ce que j’y réponds? par une réponse claire? en changeant de sujet? par une autre question ?
– Dans quelle(s) circonstance(s), est-ce que je m’accorde un régime de faveur, un régime dérogatoire? Quelle(s) conséquence(s) cela peut-il alors avoir dans mes relations avec les autres?
– Comment puis-je passer d’une morale légaliste (permis / défendu) à une éthique du sens et de la relation fondée sur l’amour?

– Quels obstacles m’arrive-t-il de poser à l’accueil du royaume de Dieu?
Pour les couples et les (grands-) parents :
– Comment nourrissons-nous l’amour qui nous relie et nous unit? Quels moyens concrets nous donnons-nous? Est-ce que nos gestes charnels nous font grandir dans l’unité, dans la communion?
– Comment nous aidons-nous à grandir dans une fidélité de coeur, de corps, d’esprit et de pensées?
– Comment l’Evangile et l’Eglise nous aident-ils à grandir dans l’Amour de Dieu et de notre conjoint?
Pour ceux et celles qui travaillent (professionnellement ou au foyer) :
– Mon travail constitue-t-il parfois un obstacle dans ma relation avec ceux que j’aime (conjoint, (petit-) enfant)?
– Comment puis-je aider quelqu’un à vivre un licenciement?
Pour les ados :
– Qu’est-ce qui est beau dans ce que Jésus propose pour le mariage?
– Dans quel domaine n’ai-je pas envie de perdre mon âme d’enfant
?
Pour les disciples-missionnaires :
– Quand je suis questionné(e) sur la foi, comment est-ce que je m’appuie sur la Parole de Dieu?
– Quelle personne sur laquelle j’avais un a priori ou qui me paraissait étrange
a accueilli mon témoignage comme LA Bonne Nouvelle qu’elle attendait?

 

Qui sont les pharisiens que Jésus croise si souvent? Littéralement, leur nom signifie « les séparés » du peuple qu’ils jugent impur et ignorant car il ne respecte pas suffisamment la Loi de sainteté. Ce sont des juifs pieux qui connaissent bien la Loi de Moise, qui s’efforcent d’en vivre eux-mêmes et qui essaient de la faire respecter autour d’eux. A cela s’ajoute la Loi orale qui prend parfois pour eux le dessus sur celle écrite, ce que critique parfois Jésus (cf. Mc 7, 1-23, sur le pur et l’impur), ainsi que tout risque de pharisaïsme (danger qui menace toute personne lorsqu’elle lie sa recherche de Dieu à une pratique excessivement rigoureuse de la Loi. Il est probable que les évangélistes aient forcé, a posteriori, leur opposition par rapport à Jésus. Au coeur de tout mariage qui conclut l’alliance d’un homme et d’une femme, c’est la conjonction de coordination « et » qui est au centre de l’union et de l’unité.