En août, la faim ne prend pas de vacances

Depuis 1994, Août Secours alimentaire prend le relai, durant un mois, des associations fermées l’été afin de distribuer des repas à ceux qui en ont besoin. Rien de neuf – malheureusement – mais ce sont tout de même 9 centres de distribution qui travaillent ainsi bénévolement en région parisienne dans un esprit de véritable rencontre, fort précieux pour des personnes parfois très isolées. Et, si Le Parisien leur consacre un article, il est aussi bon de penser à les aider : qui par la prière, qui par les bras et le coup de main vaillant, qui par le financement et l’approvisionnement. Vous pouvez aussi lire l’article du Parisien dont est issu le témoignage suivant : 

« A 44 ans, influencée par son père qui s’est beaucoup investi auprès de la Banque alimentaire, Marie décidé, pour la deuxième année consécutive, d’utiliser son temps libre pour aider les plus démunis. Ce jeudi, premier jour d’ouverture du centre du XXe arrondissement, elle a l’impression qu’il y a « moins de monde que l’an dernier. C’est plus soft. » Pourtant, elle s’active pour distribuer une quantité impressionnante de sacs plastiques, remplis de denrées.

« On est quand même hyper speed », reconnaît Marie. Elle regrette d’ailleurs de ne pas pouvoir passer plus de temps pour discuter avec les personnes qu’elle rencontre. Elle aimerait pouvoir échanger « plus de 5 minutes » avec chacun. Marie éprouve beaucoup de tendresse pour les femmes et les hommes qui se rendent au centre. Notamment pour les enfants, qui « ne savent même pas pourquoi ils sont là », s’attriste la bénévole.

Depuis l’été dernier, elle avoue que son regard a changé. « Je suis proche d’une population qu’on n’ose pas côtoyer tous les jours. Celui qui dort dans un coin d’immeuble, jamais je ne m’adresserai à lui en lui proposant de prendre un petit déj’. Alors qu’ici, j’irais volontiers boire un café avec lui. Lorsqu’elle est arrivée au centre l’an dernier, elle ne pensait pas trouver tant de monde dehors, dans l’attente d’être servi. « C’est là que tu te rends compte que c’est la galère pour eux ! », s’exclame-t-elle »