Ô Mort, je hais ta victoire

Franchement, parfois, on s’y perd un peu. Et à vrai dire, le on est un peu rhétorique, je pourrais dire je, je pourrais dire vous, je pourrais dire chacun au détour de son histoire.
Notre attachement au Christ, notre attachement amoureux à sa Parole qui nous dérange, nous déplace, nous illumine, nous déploie, nous rend attentifs, nous invite au pardon, nous ouvre à l’altérité, nous découvre sa présence, bref… ce lien fragile, bancal, génial, puissant, profond, anecdotique, de surface et de fond, de certitude et de foi avec Dieu, ça change la vie. Et on aimerait que le chemin soit ascendant. Qu’on capitalise un peu quelque chose de la foi en Dieu, d’une assurance, un geste magique qui protège et éloigne toute forme de mal.
Et pourtant. Souvent (et chacun peut mettre dans ce souvent des prénoms si concrets, si douloureux, si vibrants) souvent on se fait cisailler par un mauvais tacle par l’arrière, imprévu qui fout à terre toute nos certitudes.
La violence du Mal, la violence de la Mort détruit mes assurances, interroge la protection. Il me faut m’attacher encore plus au Christ sur la Croix, qui aime jusque-là, pour entendre sa fidélité.
Dieu, déploie en moi ton amour, même là où je ne te veux pas.