L’indispensable transparence pour soigner, pour grandir

Lu dans le journal La Croix : « À l’initiative de la Conférence des religieux et religieuses de France, 120 supérieurs de communauté réunis à Paris ont entendu le témoignage de trois victimes d’abus sexuels, lundi 11 juin. (…)

Devant les religieux et religieuses, les victimes ont « partagé leur douloureuse histoire, leur rapport à l’Église et à la foi et l’impérieuse nécessité d’écouter les victimes “les yeux dans les yeux” », relate un communiqué de la Corref. Elles ont aussi « insisté sur la confiance bafouée par les abus subis et par les silences de nos institutions et ont demandé que nous entrions tous dans un travail de vérité ».

Dans son discours très fort en ouverture de cette journée, sœur Véronique Margron, dominicaine et présidente de la Corref, a estimé que la « transparence » était « indispensable » sur le sujet, reconnaissant que « pendant des décennies », elle n’avait « pas été le critère d’action de l’Église ». « Nous avons maintenant l’obligation de veiller à tenir un langage de vérité et à renoncer à toute langue de bois comme à ce que les sociologues nomment la “culture de docilité” dans l’Église catholique », a-t-elle poursuivi. »

Et cette écoute, cette réaction, ce désir d’avancer en vérité et en charité ne sont-ils pas signes d’espérance et de confiance ?

Dans le même dossier, on peut lire aussi l’interview de Sr Véronique Margron sur les jeunes religieuses face à ce sujet.