Bienheureuse française !

Ce dimanche, à Agen, était béatifiée Mère Adèle de Bats. « Née peu avant la prise de la Bastille en Lot-et-Garonne d’une famille noble, elle part en exile en Espagne et au Portugal où elle découvre les spiritualités mystiques de Sainte Thérèse d’Avila et de Saint Jean de la Croix. De retour en France, elle se met au service des pauvres et des enfants pour lesquels elle fonde, dès l’âge de 16 ans, une école. Avec le Père Chaminade elle crée l’ordre des Marianistes dont la vocation est « de donner Jésus au monde » en secondant Marie dans sa « mission maternelle ».   »

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Soeur Marie-Laurence : Dans une telle époque, la vie communautaire fait toujours signe même auprès de ceux et celles qui sont loin de l’Église. Dans notre tradition, nous disons que la communauté est par elle-même missionnaire. Chaque jour de nombreux témoignages nous le prouvent.

Une vie communautaire missionnaire est exigeante et va à rebours des modes de vie d’aujourd’hui. Elle correspond à un désir profond enraciné dans les coeurs. Le partage communautaire a une place centrale pour nous : le repas est le lieu où chacune s’exprime sur ce qu’elle a vécu dans la mission. La prière (laudes, vêpres, complies) et l’eucharistie rassemblent la communauté qui est porteuse de la vie des hommes et femmes côtoyés dans la journée. Tout cela demande des ajustements constants au plan de l’organisation personnelle, du discernement quant aux appels missionnaires, des renoncements, de l’attention les unes aux autres et beaucoup de respect mutuel.

Une telle vie est disponible pour accueillir en son sein pour quelques heures, plusieurs jours celui, celle qui veut bénéficier d’un espace de reprise, de calme pour travailler, réfléchir, de prière à condition bien sûr de respecter certaines exigences. (Source : KTO)