Derrière chaque parlementaire, un chef de bureau sommeille

Dans La Croix, chronique de François Sureau à propos – notamment – du nouveau Palais de Justice :

Les perspectives de la réforme constitutionnelle amènent naturellement députés et sénateurs à défendre hautement les droits du Parlement. Mais ces droits nous sont de peu d’intérêt, à nous autres mortels, s’ils ne s’exercent pas à notre bénéfice. Et c’est rarement le cas. La seule activité dans laquelle nos assemblées aient fait preuve de constance depuis vingt ans, c’est celle consistant à réduire les libertés et à tenir pour peu de chose l’idée de la responsabilité personnelle. Le Parlement ne veut pas nous rendre libres : il veut nous asservir en lieu et place du gouvernement. Derrière chaque parlementaire un chef de bureau sommeille.