Jésus prie (Questions pour le 7° dimanche du temps pascal B)

En ce 7° dimanche de Pâques B, un extrait de la longue prière de Jésus après la Cène et le lavement des pieds (Jean 17, 11b-19). Nous entrons dans le coeur de sa prière, de sa mission, du dialogue intime avec son Père.

Voici quelques questions pour l’évangile de ce dimanche :
– Qu’est-ce que je peux faire pour faire grandir un esprit d’unité entre croyants dans ma paroisse?
– Qu’est-ce que je demande au Père pour les autres?
– Quelle parole de Jésus est-ce que je reçois comme un don?

– Comment suis-je un envoyé (= un apôtre) du Christ dans le monde?
– Dans quel domaine suis-je en recherche de la vérité?
Pour les couples et les (grands-) parents :
– Comment l’unité vécue par notre couple peut-elle participer à l’unité de l’Église (oecuménisme)?
– Comment nous aidons-nous mutuellement à vivre une fidélité de coeur, de corps et d’esprit?
Pour ceux qui travaillent (professionnellement ou à la maison) :
– Comment suis-je un envoyé de Jésus dans le monde des affaires? dans le monde de l’éducation? dans le monde médical? dans le monde artistique? …
– Quelle place ont ceux qui travaillent avec et pour moi dans ma prière?

Pour les ados :
– Quels sont le moment et le lieu où je peux prier le plus facilement?
– Quand ai-je fait l’expérience que Dieu le Père m’avait gardé du Mauvais?

Pour les disciples-missionnaires :
– Comment cette prière de Jésus peut-elle m’aider à renouveler et élargir ma prière?
– Comment est-ce que je me sens dans ce monde?

 

Dans ce passage, l’évangéliste St Jean utilise le mot « monde » (‘cosmos’ en grec) 9 fois. Il n’est pas employé toujours dans le même sens. Parfois, il désigne le « monde » au sens des forces hostiles à l’évangile, le champ sous l’emprise du mal. D’autres fois, le « monde » est l’ensemble de l’humanité, le monde des hommes, où vivent les disciples de Jésus. Aujourd’hui, sans angélisme, nous savons que le monde est un lieu appelé au salut et que le chrétien reçoit la mission, à la suite de Jésus, non pas de le déserter, mais d’y proposer d’y vivre la rencontre de Jésus-Christ.
La « vérité » se dit « ‘èmèt(e) » en hébreu et s’écrit avec trois consommes, dont la 1° est la première lettre de l’alphabet, la consonne « aleph », et la 3° est le « Taw », la dernière de l’alphabet. Ceci a fait écrire des rabbins dans des commentaires talmudiques, que la vérité est comprise entre ces deux lettres. Nous comprenons alors mieux le rapprochement de deux titres de Jésus dans 2 écrits de St Jean : d’une part, le « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6) et « Je suis l’alpha et l’oméga » (Ap 1,8). Jésus est le Chemin qui conduit au Père, parce que, en tant que Parole de Dieu faite chair, il porte en lui-même la plénitude de la révélation sur Dieu notre Père et qu’il nous communique sa Vie divine.