Les sarments de la vigne (Questions pour le 5° dimanche du temps pascal B)

En ce 5° dimanche de Pâques B, Jésus explique les relations avec ses disciples à partir de la vigne (Jean15, 1-8).

Voici quelques questions pour l’Evangile de ce dimanche :

– Quel genre de sarment suis-je? un de ceux qui ne portent pas de fruit ou l’un de ceux qui donnent du fruit?
– Quel(s) fruit(s) est-ce que je donne ?
– Comment l’écoute de la Parole de Jésus vient-elle me « nettoyer » et permet-elle que je donne davantage de fruits?
– Quelle(s) parole(s) de vie de Jésus demeure(nt) en moi?
– Plus fondamentalement, comment suis-je disciple, en lien avec Jésus (Parole; Eucharistie; petit groupe de partage, communauté intermédiaire entre moi croyant et la communauté paroissiale)?
Pour les couples et les (grands-) parents :
– Comment est-ce que je demeure dans l’amour de la personne que mon coeur aime ?
– Comment notre amour est-il ancré dans la Passion du Christ, à la fois « avec des paroles et des discours » et « par des actes et en vérité » (1 Jn 3,18)?
Pour ceux qui travaillent (professionnellement ou à la maison) :
– Mon travail est-il desséchant ou vitalisant? M’arrive-t-il de travailler sans les autres ou contre eux?
– Comment mon travail fait-il la gloire de Dieu ?
Pour les
ados :
– Quand ai-je pris conscience que pour vivre et agir comme chrétien(ne) j’ai besoin d’être relié à Jésus ?
– Quand ai-je vécu une expérience d’une communion et d’amitié très forte avec Jésus ?

Pour les disciples-missionnaires :
– Comment est-ce que je grandis dans la communion avec le Christ Jésus?
– Quels
fruits le Seigneur me fait-il porter pour d’autres?

Nous entendrons la suite qui en est l’application pour les disciples, dimanche prochain. Ce passage est à réintégrer dans le long discours de Jésus (Jn 13-17) qui vient après le lavement des pieds. La deuxième lecture (1 Jn 3, 18-24) est aussi à méditer car elle vient bien éclairer l’Évangile. On relèvera quelques points communs : le verbe « demeurer« , le commandement de l’amour ; « porter du fruit« , c’est aimer « par des actes ». Le thème de la vigne est connu de l’auditeur juif, parce qu’elle sert à désigner Israël (cf Is 5, 1-7 ; 27, 2-5; Jr 5, 10 ; 12, 10-11). Ici, pourtant, l’image va plus loin : Jésus est la vraie vigne.
Petite parabole que j’ai écrite, d’après Jn 15, 1-17 : « Êtes-vous branchés ? »
Tout baptisé est comparable à une lampe halogène. Pour que l’ampoule brille, il faut brancher la prise, et ouvrir le variateur pour qu’elle éclaire de plus en plus. Si Jésus est la lampe, son Père, l’électricien, nous sommes l’ampoule halogène. L’énergie, le courant électrique, c’est l’amour de Jésus qui passe en nous pour que nous soyons « la lumière du monde. » (Mt 5,14) Plus nous laissons l’amour du Christ agir en nous, plus nous sommes ses disciples, des témoins actifs de son Évangile, vivant l’Amour de Dieu, de notre prochain et de nous-mêmes. Alors, restons branchés ! »