Dimanche soir, c’est… méditation spi !

Et si, pour parler du Bon Berger, on laissait pour une fois la parole à une femme et plus particulièrement à une Dominicaine du blog « prêcher au féminin » ?

C’est Sr Anne Lécu qui s’y exprime ce dimanche à propos de l’évangile du jour, celui du Bon Berger, qui est à retrouver par ici si, par hasard, vous l’aviez déjà oublié >>.

« Au chapitre 10 de l’évangile de Jean, Jésus parle de ce bon berger qui dépose sa vie pour ses brebis. Il parle à ce moment devant ses ennemis, ces mauvais bergers qui accaparent les brebis pour leur propre bénéfice, mais qui s’en vont quand vient le loup.

Un peu plus loin dans le texte (cela nous ne l’avons pas lu ce dimanche), Jésus précise :

Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.

(Jean 10, 27-29, traduction liturgique)

Il se trouve que le texte du verset 29 pourrait tout à fait être traduit de la sorte : « Mon Père, ce qu’il m’a donné est plus grand que tout ». C’est le père Simoens s.j. qui propose une telle traduction, tout à fait cohérente avec l’évangile de Jean. Et voilà que tout bascule : Jésus est le bon berger en ce sens qu’il ne cesse de remercier le Père du cadeau que les femmes et les hommes qui sont ses amis sont pour lui, du cadeau que nous sommes pour lui. « Ce qu’il m’a donné », nous, ses frères et soeurs, nous sommes le cadeau que le Père fait au Fils. Et le Fils, ce frère ainé, est le cadeau inouï que le Père nous fait.

Le bon pasteur, et à sa suite tous les pasteurs, ce sont ceux qui par leur vie, remercient le Père du cadeau qui leur a été fait par la vie de leurs frères. Ce sont ceux qui par ce remerciement incarné dans la vie quotidienne permettent à leurs frères de vivre leur vie propre, libres.

En ce dimanche des vocations, supplions notre Père qu’il donne à son Église des témoins vivants de la liberté du Fils, des hommes et des femmes qui soient heureux d’être les uns pour les autres cadeaux du Père, dans la joie de l’Esprit. »

Le billet d’origine est à retrouver par ici >>