Ce que des jeunes disent sur les VOCATIONS et le DISCERNEMENT

Ce que les jeunes qui ont participé au Pré-Synode qui a eu lieu à Rome entre le 19 et le 24 mars 2018, ont écrit dans le document final sur les VOCATIONS (n°8) et le DISCERNEMENT vocationnel (n°9) :

8. Le sens vocationnel de la vie
Il faut une compréhension simple et claire de la vocation, qui souligne le sens de l’appel et la mission, des désirs et des aspirations, pour en faire un concept plus identifiable pour les jeunes à ce stade de leurs vies. La vocation a souvent été présentée comme un concept abstrait, perçu comme trop éloigné des préoccupations de beaucoup. En général, ils comprennent l’importance de donner du sens et un but à sa vie, mais beaucoup ne savent pas comment connecter cela à la vocation comme un cadeau et un appel de Dieu.
Le terme « vocation » est devenu synonyme de la prêtrise et de la vie religieuse dans la culture ecclésiale. Si ces vocations spécifiques sont des appels sacrés qui devraient être célébrés, il est important pour les jeunes qu’ils sachent que leur vocation est par essence celle de leur vie, et que chaque personne a la responsabilité de discerner ce que Dieu l’appelle à être et à faire. Il y a une plénitude à chaque vocation qui doit être soulignée afin d’ouvrir les cœurs des jeunes à cette possibilité.
Les jeunes de croyances diverses voient la vocation comme ouverte à la vie, à l’amour, aux aspirations, comme une contribution pour le monde et une manière d’avoir un impact. Le terme vocation n’est pas clair pour beaucoup de jeunes ; c’est pourquoi il est nécessaire de mieux comprendre la vocation
chrétienne (prêtrise, vie religieuse, ministère laïc, mariage et famille, rôle dans la société, etc.) et l’appel universel à la sainteté.
9. Le discernement vocationnel
Discerner sa vocation peut être un défi, notamment aux vues des idées reçues sur le terme. Néanmoins, les jeunes vont relever le défi. Discerner sa vocation peut être une aventure sur leur chemin de la vie. Cela étant dit, beaucoup de jeunes ne savent pas comment mettre en place un processus de discernement, c’est donc une occasion pour l’Église de les accompagner.
Beaucoup de facteurs influencent la capacité des jeunes à discerner leurs vocations, comme l’Église, les différences culturelles, la recherche de travail, les réseaux sociaux, les attentes familiales, la santé mentale et l’état d’esprit, le bruit, la pression des pairs, les scenarios politiques, la société, la technologie, etc. Passer du temps en silence, dans l’introspection et la prière, ainsi que la lecture des Ecritures et l’approfondissement de la connaissance de soi sont des opportunités que très peu de jeunes saisissent. Il faudrait faire plus de place à ces propositions. L’engagement dans des groupes basés sur la foi, les mouvements, les communautés dont on partage les valeurs peut aussi aider les jeunes dans leur discernement.
On reconnaît en particulier les défis propres auxquels font face les jeunes femmes quand elles discernent leur vocation et leur place dans l’Église. Tout comme le oui de Marie à l’appel de Dieu est préalable à l’expérience chrétienne, les jeunes femmes ont besoin de place pour dire leur propre « oui » à leur vocation. Nous encourageons l’Église à approfondir sa compréhension du rôle de la femme et à valoriser les jeunes femmes, à la fois laïques et consacrées, dans l’esprit de l’amour de l’Église pour Marie, la mère de Jésus.