Dimanche soir, c’est homélie !

Aujourd’hui, 3ème dimanche de Pâques de l’année B, il est pas mal question des Écritures ! Avez-vous lu celles du jour ? Après, cette homélie pourrait vous aider à mieux les ouvrir et pour les écouter encore et toujours !

« Frères et sœurs, le dernier mot de l’évangile que nous venons d’entendre est celui de « témoins ». C’est un thème sur lequel saint Luc revient souvent, en recourant à deux termes différents : le premier, employé une seule fois, consiste à simplement rendre compte, c’est le témoignage visuel ; et le deuxième, très fréquent, qui évoque un engagement personnel allant jusqu’au don de la vie, c’est le martyre. C’est le terme employé ici, et tout au long des Actes des Apôtres, sans doute parce que c’est le service que Jésus attend de ses disciples au lendemain de la résurrection.

Frères et sœurs, avons-nous le choix entre deux appels ? Je ne le crois pas. Même si vous comme moi, braves mais pas téméraires, nous nous voyons peut-être plus facilement en simple témoin qu’en martyr, cette possibilité ne nous est plus offerte : à moins d’avoir des apparitions, le temps de la vision a disparu. Il nous faut bien être témoin au sens de martyr. Mais cela ne veut aucunement dire qu’en sortant de cette célébration, vous deviez vous précipiter à la rencontre de vos bourreaux : le martyre est en quelque sorte un accident, dans la mesure où l’on ne choisit pas d’être martyr, on le devient, c’est un aboutissement.

Quel est alors ce témoignage que Jésus attend aujourd’hui de chacun de nous, et qui soit donc à notre portée ? Il repose sur l’Écriture. […]

J’entends déjà la réponse que l’on va me faire : rendre témoignage à l’accomplissement des Écritures, certes, mais celles-ci sont si vastes et compliquées, il nous faut de l’aide. Très franchement, avons-nous besoin d’aide pour comprendre ce que nous dit un ami ? Non pas, il faut le fréquenter assidûment, et son vocabulaire, sa manière de parler, nous deviennent familiers. Et nous le comprenons de mieux en mieux au fur et à mesure de la lecture. Il en va de même avec la Bible, commençons donc par le plus simple, les évangiles, les psaumes,  quelques prophètes, sans trop nous poser de questions, disons une lectio divina adaptée… et le reste deviendra simple. Mais commençons, n’attendons pas, ne cherchons pas d’excuses.

Frères et sœurs, je voudrais vous poser une question. Je suis sûr que vous ouvrez plusieurs fois par jour votre courrier électronique ? Pour prendre des nouvelles des uns et des autres. Faîtes-vous de même avec votre bible ? Pas sûr ! »

Pour lire la version complète de cette homélie, c’est par ici !