Jour de mort, déjà jour de vie

Samedi Saint, occasion peut-être d’aller découvrir le dernier billet du « triptyque du quotidien » d’un jeune jésuite suisse qui nous parle de fragilité, de mort mais surtout de vie !

« Des héros vulnérables

(…) il y a des barres aux murs pour se tenir, le silence est à peine troublé par quelques roulettes et une voix poussée parfois un peu fort, à la messe on reste assis. On y somnole parfois, on chante avec un temps de décalage, mais on sent tout de suite qu’on y prie d’un cœur redoublé. Après une vie à sillonner l’Afrique ou les écoles de France, le monde ouvrier ou les revues de théologie, la prière est devenue pour beaucoup de ces jésuites la mission principale. Si ceux de notre demi-maison parlent de la mort en cours de philo, chez eux elle fait partie du quotidien. Je ne comprends pas toujours ce sentiment de bien-être quand je vais les voir. Je les entends aussi peu se plaindre que cacher la fragilité de leur condition. Alors qu’ils me traitent avec affection et simplicité, comme un petit frère, je me sens parfois comme devant des héros; des héros vulnérables et vrais, à l’image de celui qu’ils contemplent, aussi blessé que vif sur la croix de la chapelle. »  Lire les deux autres volets de ce triptyque sur jesuites.ch >>