Dimanche soir, c’est homélie !

Mourir pour des idées ? Mourir mais de mort leeeeente ?

Avec Jésus, c’est un peu plus compliqué qu’une petite chanson… Avec Lui, c’est plutôt « mourir pour vivre » !

L’explication. – ou presque – par le truchement du papillon

C’est le titre d’une homélie d’une ancienne messe des familles par notre contributeur le père Olivier Joncour

« « Vous voulez me voir », semble répondre Jésus, aux Grecs venus en pèlerinage à Jérusalem, « eh bien, vous n’allez plus me voir, puisque je vais disparaître sous terre. Alors que vous penserez que tout sera terminé. En fait, je vais vivre ce que vous ne pourrez pas voir. » Notre vue nous trompe. Sous terre, en effet, il se passe des choses qu’on ne voit pas. Alors que toute la belle aventure que Jésus vivait depuis trois ans avec ses apôtres semblait s’interrompre et finir de façon tragique sur la croix, en fait tout allait continuer et prendre une dimension nouvelle par la nouvelle vie que Dieu lui a donnée. Sa mort fut un temps d’une nouvelle fécondité, différente, mais d’une nouvelle fécondité. C’est ce que Jésus dit de façon imagée : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. (…)

La résurrection de Jésus, son réveil du sommeil de la mort, sa vie nouvelle après sa mort, cela veut dire que la mort n’est pas le dernier mot de notre histoire. C’est une étape, bien sûr que nous préfèrerions tous ne pas avoir à vivre, car nous savons ce que nous perdons, ceux que nous quittons, et que nous avons du mal à imaginer comment cela se passera après notre mort.(…)

Ce qui se passe pour le petit grain de blé, c’est la même transformation que vit la chenille qui doit devenir cocon avant de se réveiller papillon. Avant et après la mort, c’est le même Jésus : c’est celui qui a été crucifié qui sera relevé et réveillé de la mort : les plaies de la passion dans ses mains, ses pieds et dans son cœur nous le disent bien. Autrement dit, il n’y a pas eu de tour de magie, ni de remplacement par un sosie ou un jumeau, même s’il y a une rupture.

Nous-mêmes, acceptons de nous laisser transformer par la Parole de Dieu, par les sacrements, par les rencontres avec d’autres : Il nous fait changer et évoluer pour devenir à sa ressemblance.

Lire l’intégralité de l’homélie