Jésus pique une colère (Evangile du 3° dimanche de Carême B)

En ce 3° dimanche de Carême B, Jésus monte à Jérusalem et se rend au Temple (Jean 2, 13-25).
Jésus chasse les marchands du Temple de JérusalemVoici quelques questions pour l’Evangile de ce dimanche :

– Dans ma vie chrétienne, dans ma pratique, qu’est-ce qui pourrait paraître être du folklore, du « trafic » qui me détourne de la gratuité de toute relation avec Dieu?
– Quels moyens est-ce que je me donne pour lire la Bible, pour connaître « les prophéties de l’Écriture et la parole que Jésus avait dite » et découvrir que Jésus est bien le Messie annoncé et qu’il accomplit par ses gestes et ses signes ce qui était des promesses (la 1° lecture de la messe du dimanche est choisie en ce sens)?
– Quel(s) signe(s) de Jésus m’aide(nt) à croire?
– Comment la résurrection de Jésus peut-elle être le Signe des signes, surtout lorsque St Jean insiste avec les détails géographiques, « Jérusalem »
(v. 13.23), et de calendrier liturgique, la « Pâque » (v. 13.23)?
– Qu’est-ce qui dans ma vie pourrait faire que « Jésus n’ait pas confiance en moi »? Ne serait-ce pas une occasion de faire le point à la fois sur mes fidélités et mes infidélités, mon amour pour Dieu, mon prochain, moi-même et mes égarements, mes péchés [2 dimensions fondamentales et indissociables du sacrement de la réconciliation : pas seulement l’aveu des péchés mais la confession de l’amour de Dieu pour moi]

Pour les couples et les (grands-) parents :
– Comment vivons-nous la foi en la résurrection de Jésus dans notre couple? Quelle puissance de vie nouvelle peut-elle être jour après jour (sans oublier qu’elle a lieu à l’aube, avant la fin de la nuit, faisant passer de l’intérieur à l’extérieur, de l’enfermement et des liens à la sortie et la liberté)?
– Comment pouvons-nous aider notre famille à préparer la fête de Pâques, autrement que par des oeufs en chocolat et un repas avec un agneau?

Pour ceux qui travaillent (professionnellement ou à la maison) :
– Quand est-ce que les affaires professionnelles risquent de prendre le dessus sur le religieux et le spirituel? (cf « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Mt 22,21))
– Dans quel esprit est-ce que je « bâtis » un projet, ma carrière professionnelle? Avec le Christ ou sans Lui? Quand je bâtis avec Lui, qu’est-ce que cela change pour moi et les autres
?
Pour les ados :
– Alors que la fête de Pâques approche, comment est-ce que je me prépare?
Qu’est-ce qui m’a déjà énervé(e) au point de tout vouloir jeter par terre?
Pour les
disciples-missionnaires :
– Comment ai-je réagi alors qu’on se moquait de la foi chrétienne ou qu’on détournait un objet religieux de sa pratique habituelle?
– Quelle promesse de Dieu faite il y a bien des années a-t-Il réalisée récemment?


Voulu par le roi David (2 S 7, 1-3), c’est son fils Salomon qui fera construire le Temple de Jérusalem (1 R 5,15 – 7,51). Il abrite l’arche d’Alliance et est le signe de la présence de Dieu au milieu de son peuple. Il sera détruit après la prise de Jérusalem par Nabuchodonosaur en – 587. Un 2° temple, bien plus modeste, annoncé par Ézéchiel (40-48) sera construit au retour de l’exil (inauguré en – 515), avec l’encouragement des prophètes Aggée et Zacharie (Esdras 3 – 6). C’est celui que connut Jésus. Il fut détruit en l’an 70 par les Romains. Il n’en reste que l’esplanade où est actuellement la mosquée El-Aqsa et la coupole du Dôme du Rocher. Les juifs se rendent au Mur occidental (improprement appelé « mur des lamentations », c’est en fait le dernier vestige du rempart qui entourait le Temple) pour prier.
Dans le texte grec, 2 mots sont traduits par en français par Temple : « iéron » (= parvis extérieur) (v. 14.15) et « naos » (= sanctuaire) (v. 19.20.21). En effet, le Temple est composé de différents espaces dont le plus important est le « Saint des Saints », à cause de la Shekhina (= « présence de Dieu »). Avec Jésus, on passe à un temple nouveau et définitif.
Par rapport à la compréhension de la résurrection, nous faisons un pas de plus que la semaine dernière. Nous passons du « en se demandant entre eux ce que voulait dire : ‘ressusciter d’entre les morts' » (Mc 9,10) au « en trois jours, je le relèverai. […] Quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela. »

Les lecture du 3° dimanche de l’année A, dont l’Évangile (Jean 4, 5-42, rencontre de Jésus avec la Samaritaine; thème de l’eau et de la soif) est possible s’il y a des scrutins (= étapes vers le baptême pour des catéchumènes adultes).

Questions pour la lecture (Exode 20, 1-17), pour le psaume 18, et pour la lecture (1 Corinthiens 1, 22-25)