Ca ira mieux demain ?

5a3cd8be9ee3bNous nous inquiétons souvent de la marche du monde en étant parfois tentés par le « c’était mieux avant » … La revue en ligne Usbek & Rica nous rappelle en quoi cette tentation n’a aucun fondement historique et peut être dévastatrice et coupable.

Ce [que Johan Norberg] nous dit est plutôt convaincant. Chiffres à l’appui, il montre que nous vivons plus longtemps, en meilleure santé, que la pauvreté recule, l’éducation progresse, le savoir global se développe… L’homme n’est pas stupide au point de se risquer à un plaidoyer pro bono pour un libéralisme synonyme de paradis terrestre, même si à l’évidence ça le démange. Il est même assez malin pour défendre l’idée que plus on décrète que tout va mal, plus on favorise l’émergence des mouvements populistes, car les gens ont tendance à les croire et à se réfugier dans le trumpisme et ses avatars : « Dès que nous perdons de vue les progrès accomplis, nous recherchons des boucs émissaires pour les problèmes qui persistent. »

Et il est vrai que des signes peuvent nous rassurer si l’on veut bien les voir. La Banque mondiale notait il y a peu que la richesse mondiale a progressé de 66% entre 1995 et 2014. Certes, cette croissance s’accompagne aussi de celle des inégalités et on peut légitimement s’interroger sur la manière dont elle s’est construite, notamment du point de vue écologique. Mais le fait est là : la pauvreté recule décennies après décennies et beaucoup d’autres évolutions peuvent cultiver notre espérance.

Alors s’agit-il de nous lover dans un bonheur béat devant tant de bonnes nouvelles ? Non mais il s’agit, fort de ces bonnes nouvelles, de nous engager pour que l’humanité ne sombre pas dans l’abîme. Juste se nourrir des belles et bonnes choses pour affronter celles qui posent problème.

« L’humanité est à la croisée des chemins ; pour l’heure, rien ne laisse supposer que l’ingéniosité des chercheurs ou une simple « prise de conscience » écologique globale soit en mesure d’inverser la marche vers l’abîme. Il y a encore trop de Fukushima, d’OGM et de pétrole dans notre merveilleux bien-être. Mais au moins disposons-nous des outils pour inverser la tendance. »

L’article est à retrouver en intégralité ICI.