Dimanche soir, c’est homélie !

« Jésus est poussé au désert par l’Esprit, il y est tenté par le démon et l’Evangile nous dit qu’il vit parmi les bêtes sauvages.

Cette précision est plus importante qu’on ne le croit. Elle nous rappelle la prophétie d’Isaïe, le petit enfant jouera sur le nid du cobra, le loup habitera avec l’agneau, la panthère se couchera avec le chevreau, la création sera renouvelée, la paix rétablie, le combat achevé. » 

… C’est ainsi que Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque auxiliaire de Lyon, commence son homélie de ce 1er dimanche du Carême avant de parler des péchés capitaux et des armes qui nous sont donnés pour en triompher (à lire en intégralité !).

 » Cela nous renvoie à cette première lecture du livre de la Genèse.Le Seigneur veut purifier la terre du mal qui l’habite mais il choisit l’homme juste et sa famille qui en sont préservés. Aujourd’hui, le Seigneur veut aussi purifier nos cœurs du mal qui l’habite mais il a promis qu’il n’enverrait plus le déluge sur l’humanité. Prions pour qu’il envoie ce déluge dans nos cœurs, ce déluge intérieur qu’est le baptême ; les eaux du baptême sont données par le Seigneur pour engloutir le mal, le submerger, nous défendre et nous délivrer. Les eaux du baptême sont comme un rempart pour notre foi, pour que le Seigneur puisse marcher dans nos cœurs, ce rempart qui était celui que Dieu a donné à Israël pour qu’il traverse la mer rouge. Le rempart de la mer qui permet aux peuples de traverser, ce même rempart qui engloutit le mal, symbolisé par l’Egypte et ses guerriers. Ce combat n’est pas tout à fait achevé, il prend une forme nouvelle, plus personnelle, une forme davantage révélée dans cette période de Carême que nous allons vivre. Nous devons nous laisser toucher par les eaux du baptême, nous devons engloutir en nous le mal, nous défendre contre l’ennemi et recevoir en plénitude la grâce, c’est-à-dire la présence de Dieu. (…)

(…) Préférer la lumière, c’est donc laisser le Christ, qui vient à travers ses médiations humaines, remporter en moi la victoire.

Demandons au Seigneur d’être des enfants de lumière, reconnaissons que nous sommes tous tentés, que nous avons tous un combat à mener, que nous aurons tous à vivre cette lutte avec les huit démons dont je viens de parler. Etre des enfants de lumière, c’est prendre les armes de Dieu, de ses sacrements où il agit efficacement. Etre des enfants de lumière, c’est reconnaitre que le combat qui est mené par nous est remporté par le Christ. Pour conclure cette homélie qui finit par ressembler à une conférence d’entrée en carême, je vous rappelle que la lumière, qui vient chasser les ténèbres du péché, c’est aussi le bonheur profond que communique la vie de Dieu. Saint Jean Bosco, à ce propos a dit : « Rappelez-vous que le diable a peur des gens heureux ! » »

Quant aux textes de ce 1er dimanche de Carême année B, ils sont à retrouver, pour s’en nourrir, par ici >>