Le retour du mal

« Il n’est donc pas abusif de proposer la remarque suivante : ce retour du bien et du mal dans le discours contemporain ramène ipso facto nos sociétés vers un minimum d’interrogation spirituelle. Cette spiritualité, religieuse ou pas, qu’elle prétendait orgueilleusement dédaigner. Ou qu’elle croyait surannée. Par la même occasion, l’utilitarisme et le scientisme dominants, comme le cynisme pur et simple, se voient contraints à plus de modestie. Est-ce une mauvaise nouvelle ? »

Jean-Claude Guillebaud, dans La Vie