Antisémitisme : responsabilité, mémoire et proximité

« Je me souviens du rugissement du silence assourdissant que j’ai ressenti il ​​y a deux ans à Auschwitz-Birkenau: un silence troublant qui ne laisse de l’espace que pour les larmes, pour la prière et pour la demande du pardon ».

Le pape François a prononcé ces mots en recevant au Vatican les participants de la conférence internationale sur la responsabilité des États, des institutions et des individus dans la lutte contre l’antisémitisme, ouverte à Rome ce 29 janvier, au lendemain de la journée de la mémoire de l’Holocauste (27 janvier). À cette occasion, il a invité à cultiver le principe de responsabilité, de mémoire et de proximité, en dénonçant la haine sous toutes ses formes, et plus encore, l’indifférence, véritable « virus dangereusement contagieux à notre époque ». Un compte rendu à lire sur le site d’information du Vatican.

Pendant ce temps, à l’occasion là aussi de la journée de la mémoire de l’Holocauste, mais en Allemagne cette fois, Angela Merkel a prononcé des paroles fortes, dénonçant la résurgence de l’antisémitisme dans son pays : « Il est inconcevable et [cela] constitue une honte de voir qu’aucun établissement juif ne peut exister sans protection policière, qu’il s’agisse d’une école, d’un jardin d’enfants ou d’une synagogue », a-t-elle affirmé. Ce qui – notons-le au passage – est vrai aussi en France. Pour en savoir plus, voir l’article que La Croix consacre au sujet.