E. Letta rend hommage à Sant’Egidio et regrette l’absence de vision des pays européens sur les migrants

Dans un interview à Libération, Enrico Letta, ancien président du Conseil italien qui fut à l’origine de l’opération Mare Nostrum pour secourir les réfugiés en Mer Méditerranée, dénonce le manque de courage et cohésions des pays européens face au défi de l’accueil des migrants.

Il compare notamment avec l’action de la Banque centrale européenne en 2012 pour faire face à la crise économique et financière, et cite comme exemple de ce qu’il aurait fallu faire les initiatives de deux organismes chrétiens : la Communauté Sant’Egidio et l’Église Vaudoise.

Il faut, whatever it takes [quoi qu’il en coûte], une nouvelle donne courageuse en matière migratoire. L’équivalent de ce que le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a fait en 2012 pour la crise économique et financière, après quatre ans de tergiversations et de renvois de responsabilités. Un moment similaire est nécessaire pour répondre à la crise des réfugiés.
Il y a cinq ans, si on avait organisé les choses, si on avait fait des corridors humanitaires sur le modèle de ceux récemment mis en place et financés par la communauté de Sant’Egidio et l’Eglise Vaudoise – qui ont concerné 1 000 réfugiés -, on n’aurait pas donné aux Européens cette impression de chaos avec un million de réfugiés sur la route des Balkans.

Entretien à lire en intégralité : Enrico Letta : «Sur la question migratoire, l’esprit européen n’existe pas»

(illustration : photo Niccolò Caranti
sous licence CC-BY-SA)