GPA : une opposition diversifiée

On n’aura rarement autant débattu d’un sujet qui n’est pas (censé être) en débat. Après Jean-Luc Mélenchon et José Bové, d’autres plaident contre la marchandisation de la personne humaine. Ainsi de Sylviane Agacinski, René Frydman, Didier Sicard et une quarantaine d’autres.

Extrait :

Pour lui donner un aspect altruiste, on appelle gestation pour autrui (GPA) la convention par laquelle une femme s’engage à devenir enceinte (par insémination artificielle ou transfert d’embryon) et à accoucher d’un enfant qu’elle remettra dès sa naissance, et moyennant paiement, à ses « parents contractuels ». Personne ne peut ignorer que cette pratique fait partie d’un marché procréatif mondialisé en pleine expansion, qui inclut, comme en Californie, la vente du sperme et des ovocytes. Là où il existe, ce marché constitue une forme nouvelle d’appropriation du corps féminin.