Pour Mgr Aupetit, le tabou aujourd’hui, c’est Dieu

Mgr Michel Aupetit livre l’un de ses premiers entretiens de nouvel archevêque de Paris au Monde. Il évoque son parcours de foi, son activité de médecin et ce que cela lui a appris (notamment d’accueillir et de s’occuper de chacun sans distinction), l’insécurité culturelle ressentie aujourd’hui en France et la communautarisation, la laïcité.

Il conclut sur l' »enseignement du fait religieux », interrogé sur le rôle que « vous »- Mgr Michel Aupetit ou l’Eglise ? – « pouvez avoir ».

Il est dans le rôle de l’Etat de contrôler ce que nous pouvons faire, et notamment s’il fait appel à des religieux. Il y a le fait religieux sous l’angle historique. C’est souvent par là que l’on passe. Mais je pense qu’il faudrait aller plus loin, jusqu’à l’espace théologique. Dans le RER, des musulmans m’interrogent en tant que prêtre. A la fin, ils me disent : « Merci d’avoir parlé de Dieu. » Les musulmans qui mettent leurs enfants dans une école catholique le font parce que, là, on peut « parler de Dieu ».

Il faut aller plus loin que le fait historique. Qu’est-ce que la transcendance ? Pourquoi l’homme prie ? Ne peut-on pas parler de Dieu ? C’est le tabou, Dieu, aujourd’hui ! Ce n’est plus le sexe, c’est Dieu. On n’a pas le droit de parler de Dieu, sinon on gêne.

Lire l’entretien.