Migrants : « la loi d’amour s’impose à tout précepte »

Ne nous cachons pas derrière les politiques. Il y a la politique d’immigration, il y a la fraternité concrète, en actes. Le Père Benoist de Sinety, vicaire général du diocèse de Paris, répondait à Témoignage Chrétien :

L’été, l’État fait en sorte qu’ils n’aient pas accès à l’eau et aux toilettes, l’hiver, des policiers détruisent les tentes et les duvets. C’est inacceptable. Cela blesse l’humanité de ceux qui ont reçu de tels ordres. J’ai rencontré il y a quelques mois des lycéens qui ont eu des amendes de plusieurs centaines d’euros pour avoir donné des sandwichs aux migrants porte de la Chapelle à Paris. Ailleurs, des militants sont poursuivis pour aide au séjour d’étranger en situation irrégulière. C’est une folie. La loi d’amour du prochain s’impose à tout autre précepte. L’obéissance à la loi civile ne peut pas empêcher de donner à manger à quelqu’un ou de le secourir. Je comprends que des gens désobéissent. Que l’État aille jusqu’au bout de sa logique : supprimons le délit de non-assistance à personne en danger, et écrivons dans la loi que les migrants ne sont pas des personnes !

 
L’intégralité de l’entretien est à lire ici.