« Rien ne nous ravira notre paix intérieure et notre joie »

Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre, un tremblement de terre a frappé le diocèse de Bukavu au Congo. Les dégâts matériels sont importants et nécessitent d’intervenir pour assister les sinistrés :

« L’église et les établissements primaires de Burhale centre, Cirhundu, les couvents des sœurs, le Lycée Kamangala, l’Institut Nfuluso, l’ITP Burhuza…, ont été sérieusement endommagés par ce séisme qui a frappé le territoire de Walungu la nuit du jeudi. Nous en appelons aux volontaires pour aider les victimes de cette catastrophe naturel » (source).

Le père Antoine Dunia, curé de la paroisse de Burhale est un ami. Ces 4 dernières années, il a exercé son ministère en France dans le diocèse de Nantes, tout en continuant à étudier la théologie à l’Université Catholique de l’Ouest. Fin septembre de cette année, il est reparti au Congo, son pays natal, pour y prendre la charge de curé dans le diocèse de Bukavu. Il nous privait ainsi, nous, paroissiens de Chateaubriant, de sa présence si pleine de joie et de consolation spirituelle.

Fin novembre, il nous donnait de ses nouvelles, et notamment des travaux d’entretien et de réparation qu’il entreprenait, avec ses fidèles, dans sa nouvelle paroisse. Quelques jours plus tard, un nouveau mail suivait, pour annoncer le tremblement de terre.

A la paroisse de Burhale, toute la cure a été endommagée : dans les 8 chambres et 1 Oratoire, il y a eu beaucoup de fissures et des détachements des murs jusque dans les fondations. La maison présente donc un danger, et à notre avis elle devient inhabitable. Nous passons la nuit au salon, qui a moins de fissures, et nous laissons la porte ouverte pour nous permettre de sortir rapidement en cas de besoin.

La grande salle paroissiale est aussi endommagée et les chambres réservées aux visiteurs ont des grosses fissures. Quant à l’Eglise paroissiale, une partie au-dessus de la porte d’entrée est tombée. Comme cette partie du dessus n’a pas de linteau, tout le mur de devant est fissuré et tend à tomber vers l’intérieur de l’Eglise. Il suffira d’une réplique pour que tout s’écroule à l’intérieur. Mais aussi le mur du côté de l’école primaire est aussi fissuré.

Comme le précise le père Patrice Eon, curé de Châteaubriant, « A l’approche de Noël, nos boites aux lettres sont inondées d’appels aux dons de multiples associations. Toutes ces demandes sont justifiées, tellement les besoins sont grands. Nous nous permettons cependant de relayer un autre appel, celui du Père Antoine. A Noël, le Fils de Dieu se fait homme pour que nous devenions enfants du Père à notre tour, et donc aussi frères de tous les hommes. Un beau geste de fraternité humaine et chrétienne nous attend.« 

Parce qu’il n’y aura pas de grande mobilisation internationale, ni d’importante levée de fonds pour aider le diocèse de Bukavu, il y a là un geste à faire, très concret, pour aider (voir ci-dessous). Etant bien entendu, que l’on peut aussi évidemment prier en communion avec les paroissiens de Burhale.

Le père Antoine conclut son dernier message par ces mots : « Confiants dans le Seigneur, nous gardons nos lampes de la foi allumées et nous veillons dans la prière en union avec toutes les familles touchées par cette catastrophe. Rien ne nous ravira notre paix intérieure et notre joie, parce qu’elles viennent du Christ, notre Sauveur ! » Oui, nous pouvons ajouter un peu de notre huile à ces lampes miraculeuses.

Si vous voulez faire un geste de solidarité envers  la communauté paroissiale de Burhale, envoyez vos dons au Presbytère de Châteaubriant : 5 rue Joseph Hervouët – 44110 Châteaubriant (par chèque à l’ordre : CCP paroisse Sainte Croix). La paroisse les fera ensuite parvenir au père Antoine Dunia. Merci aussi de relayer massivement cet appel.