Oui les catholiques ont un rôle politique

Dans un article publié hier sur le média Le Vent se lève, le politologue Gaël Brustier (auteur du Mai 68 conservateur et fin analyste des catholiques en politique) l’affirme et le démontre : oui les catholiques d’aujourd’hui, même minoritaires, ont un rôle politique à jouer. Et il ne peut en être autrement.

Toujours cependant, comme toute vision du monde, la religion contribue, qu’on le veuille ou non, à façonner le sens commun, à faire évoluer la conception que les hommes se font de leur destin collectif et individuel. Même si c’est moins le cas qu’aupravant, en « Occident » ou dans ce qui fut la Chrétienté mais encore de manière réelle, la religion influence la vision du monde et produit des idées, des concepts qui se sédimentent. C’est pourquoi il faut aussi avoir en tête les évolutions de la religion catholique depuis quelques décennies. Il ne s’agit pas de faire de la théologie mais d’intégrer tous les éléments qui font partie de ce fait social qu’est la religion dans une analyse globale qui permet de nourrir une vision stratégique. L’Eglise catholique est la dernière grande Internationale : elle développe une vision du monde, est présente dans presque chaque pays et dispose de sections locales.

L’article se conclut par une analyse de ce que Gaël Brustier considère comme les deux grandes tendances à l’œuvre dans le monde catholique : le « pari bénédictin » de l’engagement communautaire (exposé dans le livre éponyme de Rod Dreher) et le « mouvement des places », forme d’engagement ouvert inscrit au cœur de la cité. Il cite notamment l’exemple des projets du Simone à Lyon et du Dorothy à Paris, comme lieux de renouvellement de la pensée et de l’engagement.

Source photo : article LVSL