En France, un enfant sur dix vit dans une situation d’extrême précarité

Ici, au Samaritain, notre credo, ce serait volontiers « Confiance & Espérance », mais pas au prix de l’aveuglement.

C’est Libération qui s’en fait l’écho cette fois :

« Emmanuel raconte cette scène. Elle se passe à Auch (Gers), dans sa classe de CP, lors d’une séance sur le développement durable. Au détour d’une phrase, un élève explique qu’à la maison ils remplissent un seau d’eau une fois par semaine et puisent dedans pour se laver. Un autre dit ne plus avoir de lumière chez lui parce que l’électricité a été coupée. »

Quand on parle des professeurs, quand on pense aux Hussards noirs, on peut aussi penser à ces profs-là – profs d’aujourd’hui, profs pas forcément cathos mais un peu saints sans cela :

Comme ses collègues, il rapporte à l’école des vêtements de ses filles, va acheter des sandwichs avec son argent quand l’urgence l’impose. Dans chaque classe, un coin avec des tapis de sol et matelas est installé pour que les enfants puissent dormir un peu.

Comme le rappelle une amie sur Facebook, une réalité telle que celle-ci devrait reprendre une place centrale dans nos débats, si ce n’est par cœur, alors par trouille :

‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;
j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;
j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’

C’était dimanche dernier.